Ce dont Hollande n’a pas parlé en Turquie : le procès de 500 fonctionnaires turcs coupables d’avoir organisé une grève !

mardi 4 février 2014
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Article AC pour Solidarité internationale

François Hollande a osé apporter son soutien au gouvernement d’Erdogan, en pleine campagne électorale au moment où celui-ci est totalement discrédité, entre scandales de corruption, manifestations populaires, bourbier syrien et chasse aux syndicalistes.

Être syndicaliste en Turquie est un combat, au sens littéral. Au moment où Hollande vante le « dialogue social » pour mieux faire passer sa casse des acquis sociaux en France, il ne trouve rien à dire en Turquie, enfer des travailleurs, paradis des multi-nationales.

En dépit des déclarations hypocrites de la France et de l’Union européenne sur les « progrès démocratiques » turcs, en réalité, l’action syndicale est fortement limitée en droit en Turquie.

Le piège de la représentativité : les syndicats de lutte menacés de mort

En Turquie, aucune création de syndicat n’est possible sans autorisation, pas de réunion/rassemblement sans accord et présence policière, les autorités ont toute liberté d’interdire, suspendre, arrêter toute grève sans justification.

Au nom de la « représentativité », seul le syndicat le plus important de chaque entreprise peut négocier collectivement et faire grève. Depuis une loi votée en 2012, il faut qu’un syndicat représente 10 % des salariés d’une branche industrielle pour avoir le droit d’être reconnu.

Le taux de syndicalisation a baissé en dix ans de régime AKP islamiste et ultra-libéral de 10,6 % à 5,4 %. Cela explique qu’avec cette « loi sur la représentativité » 10 syndicats sur 50 ont déjà perdu toute capacité d’action en 2013, 29 autres seraient menacés d’ici 2018.

Le droit de grève toujours criminalisé

Le « droit de grève » même est dénié aux fonctionnaires comme aux travailleurs des « services essentiels ». Dans les faits, le développement massif de la sous-traitance (3 millions de salariés) jusque dans la fonction publique rend l’organisation de toute grève impossible.

Ces dernières années, face à la montée des mouvements sociaux, l’État turc passe à un autre niveau : licenciement de travailleurs syndiqués dans les secteurs stratégiques (pétrole, métallurgie, logistique), changement de syndicat sous la contrainte et surtout procès contre les syndicalistes.

La première cible, ce sont les « syndicats de lutte », la DISK (Confédération des syndicats révolutionnaires) et la KESK (Confédération des syndicats révolutionnaires) tandis que le pouvoir encourage les syndicats bidons TURK-IS et HAK-IS.

500 syndicalistes dans le box des accusés : coupables d’avoir fait grève

Dernier exemple en date de cette chasse aux syndicalistes, le procès entamé ce 13 janvier contre 502 syndicalistes du KESK, dont le président et le secrétaire-général de l’organisation, dans la capitale Ankara. Un record historique

Ils sont coupables d’avoir participé à une grève et une manifestation illégales le 29 mars 2012, ainsi que d’avoir supposément user d’une violence inappropriée et de dégâts envers les propriétés.

Un prétexte pour frapper un grand coup contre un des deux syndicats de lutte de Turquie. Les syndicalistes luttaient à l’époque contre une nouvelle loi prévoyant de limiter encore les droits syndicaux des fonctionnaires.

La police a alors eu recours à ses pratiques habituelles, des méthodes brutales qui ont conduit deux manifestants à l’hôpital, sévèrement blessés. La plainte des grévistes n’a pas été reçue, tandis qu’ils se trouvent aujourd’hui dans le box des accusés.

Au même moment, ce 23 janvier 2014, commence à Istanbul le procès de membres du KESK accusés d’actes subversifs au nom des fameuses « Lois anti-terroristes », qui permettent l’incarcération pour délit d’opinion, sans preuve de faits délictueux.

En février 2013, 150 syndicalistes du KESK avaient été arrêtés dans les locaux syndicaux, sur leur lieu de travail voire chez eux. 47 attendent toujours leur procès, surtout un acte d’accusation jusqu’à présent maintenu secret.

Pourquoi Hollande ne dit rien sur les « droits de l’Homme » : les intérêts économiques français en Turquie

Pourquoi François Hollande n’a pas évoqué ces atteintes gravissimes aux « droits de l’Homme » dont il aime tant se revendiquer à Tripoli, Damas, Bamako ou Bangui ?

Il faut savoir que la Turquie est un territoire privilégié pour les multi-nationales avec ses multiples exemptions fiscales, son mépris des droits élémentaires des travailleurs, la mentalité de la résignation maintenue par le parti islamiste AKP.

Entre 2003 et 2011, les IDE (investissements directs à l’étranger) ont été multipliés par 10, passant de 1,8 milliards de $ à 16 milliards, atteignant même un pic en 2007 de 22 milliards de $.

Du côté des grands monopoles français, la Turquie est un marché privilégié.

On est passé de 15 entreprises françaises présentes en Turquie en 1985 à 400 aujourd’hui, occupant des places de leader sur le marché turc : dans les banques (BNP), les assurances (AXA), la grande distribution (Carrefour, Conforama), l’agro-alimentaire (Danone) l’énergie (Total, AREVA), industrie lourde (Schneider, Alstom, Renault), le bâtiment (Lafarge).

Le marché des privatisations locales a été un jackpot pour les entreprises françaises.

Sans être exhaustif, en 2006, Groupama a racheté deux des principaux assureurs turcs, les Aéroports de Paris sont l’actionnaire principal des aéroports turcs, la BNP d’une des principales banques du pays, Areva a signé des gros contrats dernièrement pour la construction de centrales nucléaires.

La Turquie reste un terrain favorisé pour les délocalisations. Cas emblématique, l’usine Renault de Bursa qui emploie 6 000 salariés, produit 300 000 véhicules par an – soit une voiture sur six produite par Renault dans le monde, 70 % de la production étant dirigée vers l’Europe.

L’installation de Renault en Turquie a par ailleurs conduit plusieurs fournisseurs français à se délocaliser en Turquie, des sous-traitants comme Valeo qui emploie à lui seul 1 000 salariés à Bursa.

Cachez ces droits de l’Homme que je ne saurais voir, tartuffe Hollande !


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Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.