Carte scolaire 1er degré

Plus de postes = plus de fermeture !?
lundi 17 février 2014
par  François-Xavier Durand
popularité : 6%

Tout le monde se souvient des discours du Ministre qui, à la rentrée 2012, affirmait que c’était la dernière rentrée du Ministre Chatel, mais que dès 2013, on allait voir ce qu’on allait voir... Si pour la deuxième année consécutive, l’académie reçoit une dotation positive de postes, force est de constater que dans les écoles, le changement n’est pas flagrant.

Ainsi l’an dernier, alors que le département de Seine-Maritime bénéficiait d’une dotation de +30 postes, il y a eu plus de fermetures que d’ouvertures de classe. Cela était dû principalement aux besoins en formation pour accueillir les contractuels admissibles correspondant à 45 ETP mais aussi aux 13 dispositifs « Plus de Maîtres que de Classes » et aux 9 dispositifs « Scolarisation des moins de trois ans ». Donc à minima, il manquait l’équivalent de 66 postes pour faire la rentrée 2013. Cela s’est traduit par la suppression de 24 postes de remplacement, 51 fermetures de classes, pour moins de 44 ouvertures.

Il faudrait à minima 100 postes !

La situation pour la rentrée 2014 risque de ne pas être meilleure en Seine-Maritime. Avec une dotation de +17 postes, à la rentrée prochaine il risque d’y avoir encore plus de fermetures que d’ouvertures. En effet, il y aura 136 stagiaires qui travailleront à mi-temps soit 68 ETP. (L’an passé les contractuels admissibles (qui travaillaient à 1/3 temps) occupaient 45 ETP). Donc ce sont 23 ETP qu’il faut déduire pour les besoins en formation des 17 postes attribués pour le département. A cela il faut déduire aussi les 9 postes gagés pour permettre les dernières ouvertures de septembre. Compte-tenu de la hausse démographique prévisible, il fallait à minima 10 postes. Ainsi tous les dispositifs supplémentaires risquent d’entraîner des fermetures de classes plus importantes. En ajoutant les postes nécessaires de remplacements et les besoins de RASED, il faudrait non pas 17 postes mais à minima près de 100 postes !

C’est sans aucun doute la raison qui a poussé le Ministre à repousser les opérations carte scolaire après les élections municipales, pour éviter que se généralise le ras-le-bol comme dans les Hauts de Seine. Il ne fallait pas montrer que la priorité à l’éducation n’était qu’une façade !

Finalement avec Peillon... c’est presque aussi pire qu’avec Chatel !

Dans les écoles, les IEN ont déjà préparé le terrain. La CGT Educ’action appelle les collègues à s’organiser collectivement et à ne pas attendre le mois d’avril pour commencer à se mobiliser.


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED