Luttons pour le maintien des SEGPA !

dimanche 23 février 2014
par  Luc De Chivré
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L’objectif du ministre est la disparition complète des classes SEGPA à moyen terme et par conséquent la suppression des milliers de postes des enseignants spécialisés (PE et PLP). Ainsi, les élèves relevant de la SEGPA seront intégrés dans les classes ordinaires des collèges, classes extrêmement surchargées allant jusqu’à 30 élèves. Et tout cela avec « des parcours individuels et inclusifs » selon Peillon.
En effet lors du groupe de travail ministériel du 5 février au sujet des SEGPA, le ministre Peillon a affiché sa volonté de mettre fin aux structures de SEGPA telles quelles existent aujourd’hui. Cette volonté n’est pas nouvelle, mais le ministre compte accélérer les attaques contre les SEGPA, structures si importantes et précieuses pour les élèves en grande difficulté d’apprentissage. Après la fermeture des Formations qualifiantes (FQ, CAP en 2 ans après la classe de 3me SEGPA) dans la quasi-totalité des académies, le ministre veut réduire les structures SEGPA (de la 6éme à la 3éme) à un dispositif d’inclusion, un peu à l’image des ULIS.
Les élèves des Formations qualifiantes dans l’Académie de Rouen doivent être selon l’inspecteur académique intégrés dans les lycées professionnels. Or, il n’y a pas de structures adaptées ni des places suffisantes pour accueillir ces élèves. Pour anticiper la future fermeture des SEGPA, l’Inspection académique interdit le redoublement en école primaire ce qui empêche qu’un élève soit candidat pour la 6me de SEGPA.
Dans la logique du ministre de faire des économies coute que coute des classes 15 élèves comme celles des SEGPA et des FQ ne sont plus tolérables (ni les classes ordinaires 25 élèves).
Victoire pour les enseignants du Collège Emile ZolaL’Inspection académique annonçait fin janvier, dans la même optique, la fermeture de deux classes de SEGPA, une au Collge Paul Eluard Saint Etienne du Rouvray et l’autre au Collge Emile Zola Sotteville-les-Rouen.
Suite à cette annonce, les enseignants du Collège Zola, décidés de ne pas accepter la fermeture de la 6me SEGPA et la suppression d’un poste de professeur d’école spécialisé, se sont réunis plusieurs fois en heure syndicale et AG et ont organisé la résistance : lettre aux parents, demande d’audience auprès de l’IA, pétition, information aux parents lus des écoles primaires, motion et vote majoritaire contre la DHG au CA du 4 février, communiqué de presse et la préparation d’une journée d’action le 6 février.
Une mobilisation encourageanteCette journée d’action était un succès : un rassemblement devant le Collège à 8 heures du matin regroupait en tout une cinquantaine de personnes : élèves de SEGPA, enseignants, parents d’élèves, enseignants d’autres établissements, syndicalistes et la presse. Ensuite, une vingtaine d’enseignants se sont rendus à la mairie pour interpeller le maire. Lors d’une mini-manifestation sur le marché avec banderole et mégaphone, de nombreux habitants de Sotteville ont déclaré leur soutien et ont signé la pétition. En même pas deux jours les enseignants (et parents d’élèves) ont récolte environ 400 signatures. Après avoir fait la tournée des écoles primaires du secteur du Collège Zola pour informer les parents d’élèves, une délégation d’enseignants s’est retrouvée le soir devant l’Inspection académique ou avait lieu une réunion du CTSD (Comité technique spécial départemental) au sujet des SEGPA. Même avant le début de la séance, Carrière, Directeur académique, a annoncé qu’il revenait sur sa décision de fermer la 6me SEGPA Zola (et aussi sur la fermeture de classe au collège Eluard). Evidemment tout cela sera revu la rentre 2015.
Le contexte des municipales et plusieurs articles de presse ont certainement aidé, mais la mobilisation des enseignants du Collège Zola était décisive pour remporter cette victoire. Une mobilisation très encourageante car elle impliquait la majorité des enseignants sous des formes différentes et elle a démontré qu’une lutte collective est le meilleur moyen pour défendre nos conditions de travail et les conditions d’études de nos élèves.
La jeunesse issue des milieux populaires, victime de l’austéritéForte diminution des postes RASED dans le premier degré, attaques contre l’enseignement professionnel, fin de beaucoup de Zones d’éducation prioritaire (ZEP) avec des milliers d’heures d’enseignement supprimes à la clé, fermetures des CIO, fermeture des structures SEGPA et Formation qualifiante : ce sont tout d’abord les jeunes issus des milieux populaires qui sont les plus touchés par cette politique éducative du gouvernement. Malgré les annonces hypocrites de Peillon de vouloir palier au décrochage des élèves, c’est tout à fait le contraire qui se produit : les élèves les plus en difficulté ne sont plus correctement encadrés dans les structures adaptèes comme les SEGPA faute de moyens ou sont noyés dans les classes surchargées au collège, lycée et lycée pro sans le moindre moyen de s’en sortir. Les dispositifs comme le DAD (dispositif anti-décrochage) ne représentent dans ce contexte au mieux qu’une gestion de la misère.
La lutte contre cette éducation à deux vitesses, la lutte pour le maintien des structures pour les élèves en difficulté comme les SEGPA s’inscrit dans la lutte contre toutes ces coupes budgétaires, s’inscrit dans la lutte pour une Éducation de qualité pour toutes et tous. La CGT Educ’action s’oppose à cette « politique éducative » contre les jeunes en général et contre les jeunes défavorisés en particulier, s’oppose à cette austérité et reste entièrement partie prenante pour construire des mobilisations venir.
Olaf van Aken, enseignant au Collge Emile Zola


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED