Non au rapport Thélot ! Non à la future loi d’orientation !

lundi 15 novembre 2004
par  Vincent Severino
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Le rapport Thélot servira en partie pour la mise en place de la future loi d’orientation prévue pour le printemps prochain par Fillon. Après les Retraites, après la Sécu, après la Poste, après France Télécom, après EDF GDF c’est bien la casse de l’Education nationale qui est prévue.

Cette future loi d’orientation ne fera qu’aggraver les inégalités sociales. Elle ne fera qu’adapter les individus à une société libérale où ils se retrouvent sans aucune protection, où la précarité devient le quotidien de plus en plus de travailleurs.

On supprime des postes de titulaires, on supprime le statut des MI SE, on change le statut des TOS, on donne aux enseignants la possibilité de punir collectivement, et on met en œuvre le protocole police/éducation : c’est le versant répressif d’une école dont les missions éducatives sont réduites.

Les remises en cause de l’accès à la hors classe et du droit à la mutation des personnels qui sont accompagnées d’un pouvoir accru des chefs d’établissement et des recteurs, c’est le versant managérial à la sauce MEDEF.

Cette politique n’est qu’un avant goût de la future loi d’orientation, dont le rapport Thélot annonce la philosophie.
C’est pourquoi nous disons : Non au rapport Thélot ! Non à la future loi d’orientation de Fillon !

Transformer l’école oui, Mais vers plus d ‘égalité.Il faut qu’elle devienne réellement une école de la réussite pour tous avec des ambitions éducatives de haut niveau. Cela passe par une réduction des effectifs par classe dès le primaire. Pour nous la culture commune, ce n’est pas un RMI éducatif. C’est l’ouverture à tous les champs du savoir (littéraire, scientifique, artistique, technique et sportif) dans l’égale dignité pour tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale. C’est un principe qui doit être porter par l’ensemble de la communauté scolaire.

Transformer le métier d’enseignant est nécessaire, mais pas en aggravant les conditions de travail. Pour travailler en équipe, suivre les élèves, il faut instaurer un service de 15 heures d’enseignement et de 3 heures de concertation et de suivi hebdomadaire.
Nous voulons une meilleure formation des enseignants, mais pas en utilisant les stagiaires comme moyen d’enseignement au mépris des personnels et des élèves.
Enfin, il faut mettre fin à la précarité en titularisant tous les précaires.

Pour un tel projet un autre budget de l’éducation nationale est incontournable.
Or le projet de budget 2005 prévoit de nouvelle suppression de moyens. Combattre ce projet de loi d’orientation, que Raffarin et Fillon veulent appliquer à la rentrée 2005 est la tâche urgente des personnels de l’Education Nationale et de leurs syndicats.
Mais c’est aussi l’objectif de toutes celles et de tous ceux, parents d’élèves, salariés, qui refusent la casse de l’école et la casse des statuts des personnels.

Dans tous les établissements débattons et préparons une grève massive pour combattre ce nouveau recul de société.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.