Les services publics plus efficaces et moins chers que ceux privatisés : c’est la Cour des comptes espagnole qui le dit !

mardi 15 avril 2014
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Qui peut encore croire à l’efficacité des privatisations ? En Espagne, un rapport de la Cour des Comptes révèle que la gestion publique des services d’utilité publique locaux est plus efficace et moins chère que la gestion sous-traitée au secteur privé.

Un rapport évoqué à la fin de l’année dernière par l’agence de presse espagnole EFE analyse la prestation de services de nettoiement urbain et de collecte des déchets, sous gestion municipale et à la charge d’entreprises concessionnaires, en 2011.

Le nettoiement urbain 71 % moins plus cher avec le privé !

Dans ses conclusions, il souligne que le coût moyen du nettoiement urbain s’élève à 18,01 € par habitant. Toutefois, cette valeur descend à 16,23 €, quand le service est assuré directement par les municipalités, et s’élève à 27,83 €, soit 71 % plus cher, quand il est livré par une entreprise bénéficiant d’une concession, d’un contrat par les collectivités locales.

Selon le document élaboré par la Cour des Comptes, plus de 80 % des services de nettoiement urbain étaient gérés directement par les communes en 2011, toutefois ce pourcentage diminue sensiblement dans le cas des grandes villes.

Et ce sont aussi dans les plus grands centres urbains que le coût moyen du serivce atteint les valeurs les plus élevées, pouvant monter jusqu’à 32,19 € par habitant, quand il s’agit d’une concession privée, ou 19,07 € par une gestion publique.

Mais la gestion publique n’est pas seulement moins chère, elle est aussi de meilleure qualité, peut-on déduire du rapport, selon quoi le prix plus élevé du privé ne se traduit pas dans les indices de qualité du service.

Au contraire, tandis que dans les petites localités le service municipal garantit en moyenne le maintien de 36 poubelles pour 100 habitants, cette proportion tombe à 6 pour 100 quand le service est privatisé.

Pour ce qui est des grandes villes, l’étude évoque le fait que ce rapport se stabilise autour d’1 poubelle pour 100 habitants, que la gestion soit privée ou publique.

Collecte des déchets : même constat

Concernant la collecte des déchets urbains, le coût moyen par habitant s’élève à 48,76 €, et il se révèle que c’est de nouveau la gestion publique qui est la plus économe pour le contribuble, avec une valeur moyenne de 42,55 € par habitants contre 53,90 € pour le service privatisé.

Les économies d’échelle se vérifient aussi dans ce cas, c’est-à-dire que plus grande est la ville et moins chère se révèle le service. Ainsi, tandis que le coût moyen du service public dans les grandes villes chute à 37,54 €, l’offre privée se chiffre à 52,33 €.

Ces différences significatives, désormais prouvées officiellement par la Cour des comptes d’Espagne, ont déjà conduit plusieurs municipalités importantes, c’est le cas de la ville de Leon, au Nord-ouest, à remunicipaliser la prestation du nettoiement urbain et de la récolte des déchets, ayant permis des économies chiffrées à 8 millions d’€.

article publié sur le site Solidarité Internationale


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.