Augmenter l’apprentissage c’est augmenter le chômage !

mercredi 30 avril 2014
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Le président de la République vient d’annoncer, dans la droite ligne de son prédécesseur, l’augmentation de l’apprentissage ; pourquoi ? Parce que tout le monde sait que le Medef milite pour cela, pour le plus grand profit des actionnaires et la sur-exploitation des jeunes et des vieux.
Pourquoi le Medef milite-t-il pour l’augmentation de l’apprentissage ?

Parce qu’il a compris que remplacer un CDI par deux apprenti, c’est tirer vers le bas la masse salariale, tout en ayant une main d’œuvre disponible très efficace, très active, guik (geek) en nouvelles technologies (Donc souvent au « top », et au dessus du minimum nécessaire pour tenir pleinement un emploi), et très motivée par l’espoir, qui sera toujours déçu, d’obtenir une embauche à l’obtention du diplôme.
Pourquoi ? Lisez la suite :
De nombreux grands groupes usent, et abusent, déjà de l’apprentissage pour faire baisser l’emploi en CDI dans leurs entreprises !

C’est le cas, par exemple, d’Orange (anciennement France Telecom), dont la moitié du personnel a aujourd’hui plus de 54 ans (et même plus de 55 ans dans les services techniques). Aujourd’hui, la direction d’Orange utilise l’apprentissage pour faire baisser ses effectifs CDI en France, et les faire passer de plus de 90 000 aujourd’hui, à moins de 60 000 en 2020 ; elle utilise donc l’apprentissage pour augmenter le chômage en France ! (avec la complicité des représentants du gouvernement qui sont dans son conseil d’administration !)
Comme la direction procède-elle ?
Elle n’embauche pas de CDI pour remplacer les départs massifs en retraite ; Elle remplace les CDI par des apprentis ! Ensuite, elle n’embauche qu’ 1 apprenti sur 10 à l’issue de la formation, une fois le diplôme obtenu ! Et elle rémbauche alors de nouveaux apprentis !

La direction remplace les apprentis qui ont obtenu leur diplôme par de nouveaux apprentis, et ainsi de suite ! « Ni vu ni connu j’t’embrouille ». Elle prétend-même avoir fait « œuvre utile », et avoir mis le « pied à l’étrier » à ces jeunes, qui formeraient, prétend-elle, un « vivier » dans lequel elle dit pouvoir puiser « à l’occasion » (mais cela n’arrive, évidemment, jamais).
Attention : aujourd’hui l’apprentissage n’est plus limité aux CAP ou BEP de boucher ou de maçon : il ne s’agit plus de ce type de formations, ni de ce niveau de qualification !
L’apprentissage dont le Medef, et le président, parlent est au niveau Bac +2, et même Bac +4, et au dessus !

C’est dans les Bac+ que le Medef et le grand patronat espèrent les profits les plus importants !
Payer un « apprenti ingénieur » en dessous du Smic, c’est le projet !

Le Medef n’obtient pas, pour le moment, la création d’un « Smic Jeunes » ; alors il pousse les feux de l’apprentissage, qu’il sait être populaire dans les familles, qui sont inquiètes pour l’emploi de leurs jeunes, et sont sensibles à la propagande qu’un parcours de formation plus court, conduirait prétendument plus facilement à l’emploi ; ce serait vrai si le patronat avait une obligation d’embauche à la fin de la formation, comme en Allemagne ! Mais ce b’est pas le cas en France, où les jeunes apprentis diplômés sont jeté, pour 90% d’entre eux, à Pôle-Emploi dès qu’ils ont leur diplôme.
Car, en définitive, l’apprentissage développé ainsi depuis Sarkozy, n’a pas permis de combattre le chômage ; il a renforcé l’inexorable augmentation du chômage !

Et ce sera pire encore avec cette idée d’embaucher des vieux en apprentissage dans les entreprises ! On est bien dans la logique testée à Orange de remplacer des CDI par des apprentis : c’est scandaleux !

Et ce sera sans fin si l’on ne dénonce pas cette manœuvre frauduleuse ! Ce qu’il faut c’est que le patronat cesse sa grève de l’embauche ! Et il n’y a que l’action syndicale et de masse qui permettra de le contraindre à l’embauche.
Aujourd’hui, à la différence de ce que prétend le président, le scandale n’est pas que trop d’apprentis ne trouveraient pas d’entreprises pour les accueillir, mais que trop d’apprentis ne sont pas embauchés par les entreprises à l’issue de leur cursus de formation ; ce n’est pas la même chose !


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.