2 ans d’austérité de gauche et d’attaques contre les travailleurs ! Grève le 15 mai !

jeudi 1er mai 2014
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Coupes budgétaires

Le gouvernement a annoncé, au titre du Pacte de responsabilité, près de 40 milliards de cadeaux au patronat d’ici 2017. Symétriquement, il entend ponctionner 50 milliards d’économies, essentiellement sur le dos des travailleurs répartis ainsi : 18 pris sur les fonctionnaires d’État, 11 pris sur les fonctionnaires territoriaux, 21 pris sur la Sécurité sociale (dont 10 sur l’assurance maladie). À quoi il faut ajouter une arnaque consistant à supprimer les cotisations sociales des salariés au SMIC, c’est-à-dire une partie de leur salaire différé destiné à la protection sociale, pour faire croire à une augmentation de salaires de l’ordre de 500 euros par an, mesure qui ne coûtera pas un sou aux patrons et ne fera qu’aggraver les difficultés de la Sécurité sociale.

Suppressions de postes

La Fonction publique d’État continue de voir les emplois détruits : 220 000 ces dix dernières années, auxquels s’ajoutent 90 000 emplois transférés aux collectivités territoriales.
L’actuel gouvernement amplifie le phénomène. Dans l’éducation – ministère « prioritaire » - les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que les effectifs élèves sont en hausse, une soixantaine de postes ont été supprimés dans les collèges et lycées de l’académie, une cinquantaine de classes sont fermées dans les écoles du département ! On est bien loin des créations promises !

Statut attaqué

Le gouvernement entend détruire les garanties statutaires des fonctionnaires. C’est en particulier le cas avec sa volonté de détruire le décret de 1950 et de redéfinir les missions dans un cadre local et le temps de service dans un cadre annualisé.
Dans le reste de la Fonction publique, on constate une volonté identique : individualisation des carrières et salaire « au mérite », développement de la mobilité forcée pour accompagner les suppressions massives de postes, remise en cause des statuts particuliers considérés comme « trop rigide » (c’est-à-dire trop protecteurs !)

Salaires en berne

La situation des salaires, de la grille indiciaire et des déroulements de carrière atteint des sommets dans le catastrophique. Le salaire minimum de la Fonction publique ne se situe qu’à 1,2 % au-dessus du SMIC. L’agent recruté à ce niveau, au bout de 10 ans de carrière, verra son salaire net mensuel ne progresser que de 25 euros. Pour la catégorie B, le salaire de recrutement se situera à 2,8 % au dessus du SMIC et, en 5 ans de carrière, le gain mensuel net sera inférieur à 50 euros. Enfin, pour la catégorie A, le recrutement s’effectue à 11,5% au-dessus du SMIC. Rappelons encore une fois qu’il se situait à 75% il y a moins de 30 ans.
Non seulement, nos salaires de base sont en chute libre et nos carrières sont écrasées, mais il faut également faire face à des ponctions supplémentaires : au total, ce sont 2,29% de prélèvements supplémentaires qui, en plus du décrochage de la valeur du point, viennent ponctionner notre pouvoir d’achat.

Le 15 mai, toutes et tous en GREVE et dans la rue

pour la satisfaction des revendications

Maintien intégral des décrets de 1950 ♦ Amélioration des conditions de travail grâce à la baisse des effectifs ♦ Augmentation uniforme des salaires : 300 € pour tous ♦ Création d’emplois statutaires à la hauteur des besoins ♦ Titularisation sans condition de tous les précaires


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.