ESPE de Rouen : Pour le respect des statuts des professeurs certifiés et agrégés

mercredi 9 juillet 2014
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Lettre ouverte de l’assemblée générale des professeurs certifiés et agrégés de l’université de Rouen (26 juin 2014) à Richard Wittorski, directeur de l’ESPE de l’académie de Rouen

Copie à : Cafer Ozkul, président de l’université de Rouen

Copies à :

  • Sections syndicales de l’académie de Rouen : CGT-Educ’action, SGEN-CFDT, SNES-FSU, SNLC-FO, SUD-Education
  • Sections syndicales de l’université de Rouen : FERC-Sup-CGT, SNESUP-FSU, SUD-Education

Objet : respect des statuts des professeurs certifiés et agrégés

Monsieur le Directeur et cher collègue,

Le 26 juin 2014 s’est tenue l’assemblée générale de fin d’année des professeurs certifiés et agrégés (PrAg-PrCe) de l’université de Rouen. Informée d’un important problème concernant l’ESPE (ex-IUFM), l’assemblée générale a décidé de vous faire part de ses observations :

A l’université, et par conséquent à l’ESPE, le service des PrAg-PrCe à temps plein s’élève annuellement à 384 h éq-TD. Ceci résulte du décret du 25 mars 1993 qui a annualisé 12 h éq-TD hebdomadaires sur la base des 32 semaines de référence de l’année universitaire (12 h x32= 384 h éq-TD). En particulier, un mi-temps à l’université est de 192 h éq-TD, c’est à dire la moitié de 384 h éq-TD.

Rappelons également que seuls les services à l’université sont annualisés. Aucune annualisation n’est possible en lycée ou collège selon les statuts actuels, ni selon le futur décret. Le nombre de semaines de référence dans les lycées et collèges étant de 36 semaines, et non de 32 semaines comme dans le système annualisé des universités, aucune forme d’annualisation prenant pour base 36 semaines n’a le moindre fondement réglementaire.

De ce point de vue, depuis quelques années, une situation tout à fait anormale dans le décompte des heures de services des certifiés et des agrégés intervenants à l’IUFM (devenu Espe) perdure. En effet, la règle qui voulait que pour une heure de décharge de son service dans le secondaire :

  • un agrégé se voit attribuer 1/15 ème de service de Prag
  • un certifié se voit attribuer 1/18 ème de service de Prce, n’est partiellement plus appliquée.

Certains collègues se sont vu attribuer des services pour lesquels le décompte des heures dues était déterminé de manière arbitraire et sans lien avec le service d’un Prag/Prce.

Années après années, les services se sont alourdis et ont fait fuir des formateurs travaillant depuis longtemps pour l’IUFM. Désormais ces services découragent de nouveaux collègues d’intégrer l’Espe (comme cela s’est produit récemment en anglais). Cette situation détruit donc le savoir faire des équipes et implante une inégalité de traitement entre collègues. Très récemment, des propositions ont été faites à des professeurs en poste en lycée ou collège d’effectuer un mi-temps dans leur établissement et l’autre mi-temps à l’ESPE, ce dernier dépassant 192 h éq-TD (par exemple 217 h éq-TD, voire plus !). L’étrange arithmétique politique qui conduit à des mi-temps excédant 192 h éq-TD procède pour une très large part d’une annualisation sur 36 semaines, inacceptable et dénuée de tout fondement réglementaire.

La volonté affichée d’appuyer la formation des enseignants sur des formateurs de terrain, s’est transformée en une exploitation honteuse et abusive de la précarité des formateurs et ceci au détriment de la qualité de la formation dispensée à l’Espe.

L’inégalité de traitement de fonctionnaires d’un même corps dans une même fonction est inacceptable et doit cesser. Nous vous demandons de mettre fin à ce type de propositions et de ramener tous les « contrats » à mi-temps à 192 h éq-TD (96 h éq-TD pour un quart temps, etc.. ; autrement dit : une décharge de 1/15 ème du service en lycée ou collège doit entraîner un service annuel à l’ESPE qui s’élève à 1/15 ème de 384 h éq-TD, une décharge de 1/18 ème du service en lycée ou collège doit entraîner un service annuel à l’ESPE qui s’élève à 1/18 ème de 384 h éq-TD). Le calcul du service d’un enseignant intervenant dans le supérieur doit se faire à partir de la définition d’un service de PrAg-PrCe, comme c’était du reste le cas auparavant à l’IUFM. 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur et cher collègue, à notre attachement au service public, laïque et gratuit, de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Pour l’assemblée générale des PrAg-PrCe de l’université de Rouen (réunie le 26 juin 2014) : Pierre Binaud, Tanguy Calbrix, Dominique Laniez, Isabelle Leloup, Ivan Mény, Jean-Didier Zanos (élu des PrAg-PrCe au Conseil académique de l’université)


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Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

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