Trois ministres pour un fiasco

mardi 16 septembre 2014
par  François-Xavier Durand
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En mai 2012, lorsque Vincent Peillon arrive au Ministère de l’Éducation nationale, il annonce une « réforme » des rythmes scolaires, et ce sans réelle concertation.
La CGT Éduc’Action publie alors un communiqué de presse national dans lequel elle affirme ses positions. Le Point :


Ce que la CGT Éduc’Action écrivait dès mai 2012... ... Son analyse à la rentrée 2014


Du rêve... … à la réalité

Toute transformation concernant l’organisation des rythmes scolaires devait faire suite à une concertation de tous les acteurs concernés. Cette concertation caricaturale a consisté pour Vincent Peillon à imposer, sans discussion réelle, un dispositif qui ne pouvait que rencontrer l’opposition des personnels malgré des négociations de couloir avec certaines organisations syndicales.

Cette réflexion approfondie devait prendre en compte l’ensemble des paramètres en lien avec les différents rythmes : rythmes de l’enfant et rythmes de travail (des enseignant-e-s, des divers « intervenant-e-s », des parents, des surveillant-e-s, des animateurs-trices, des intervenant-e-s, des écoles proches - maternelles et élémentaires -, des transports scolaires). Aucun de ces paramètres n’a réellement été pris en compte. À moins de tenir pour négligeables la dégradation des conditions d’encadrement des enfants, l’obligation (souvent) pour les parents de payer des activités de qualité discutable... Quant aux enseignant-e-s, il y a une réelle dégradation de leurs conditions de travail, plus particulièrement pour les personnels à temps partiel ou sur des postes provisoires.

La question de la responsabilité de chaque partenaire sur chaque temps d’intervention (enseignant-e, directeur, directrice, animateur, animatrice, intervenant-e, collectivité territoriale…) devait être définie avec précision. Sur ce point, nous sommes toujours à la recherche de textes de cadrage...

Toute transformation des « rythmes » devait inclure :

l’assurance qu’en termes de moyens humains (personnels formés et qualifiés), matériels et financiers, toutes les conditions soient réunies avant la date d’une éventuelle modification ; On a baissé le niveau de recrutement pour l’encadrement de ces activités... et... baissé le taux d’encadrement.

la gratuité de l’école et des activités périscolaires pour tous les enfants ; Les activités sont le plus souvent payantes, quand cela ne se résume pas à une garderie payante !

Tous les enfants devaient accéder aux activités péri-éducatives Parfois, les communes n’offrent la possibilité aux enfants de participer aux activités péri-éducatives que si les deux parents travaillent. Les enfants issu-e-s des milieux populaires, ceux dont les parents subissent le chômage, s’en trouvent ainsi exclu-e-s !

des activités adaptées à l’âge. Force est de constater, notamment en maternelle que les activités ne sont pas toujours bien adaptées. Mélanger dans des groupes les enfants âgés de 3 ans avec ceux de 5 ans pour une activité découverte des échec ou cirque pendant 1h n’est pas chose aisée. Proposer à des enfants de 4 ans, 1h d’activité lecture où les enfants doivent rester assis à écouter 6 ou 7 histoires n’est pas facile...

Le temps péri-éducatif devait être le prolongement du temps scolaire Dans certaines communes, après l’école qui s’arrête à 15h45, les élèves vont en garderie voire rentrent chez eux. Les activités péri-éducatives (souvent payantes) sont proposées qu’à partir de 16h30 ou 16h45 !

la prise en compte de la spécificité de l’école maternelle et des besoins propres aux enfants selon leur âge. Rien n’a été fait sur ce sujet.

La CGT Éduc’Action revendique

la mise en place d’un dispositif national unique ; On est en fait passé à des dispositifs par commune... Résultat : une Éducation nationale qui est devenue encore plus inégalitaire et en partie ingérable. Les demi-journées inégales d’une commune à l’autre, d’une école à l’autre, entre le matin et l’après-midi rendent encore plus difficile l’organisation des familles et des personnels, notamment les remplaçant-e-s et celles et ceux qui assurent les compléments de service...

une déconnexion du temps de l’enseignant de celui de l’enfant (4 enseignant-e-s pour 3 classes et une réduction du temps d’enseignement à 18 h) ; Quant à la déconnexion du temps de l’enseignant-e de celui de l’enfant : circulez, y a rien à voir...

une réduction et un rééquilibrage des programmes de l’école élémentaire. Les programmes, eux, attendront des temps meilleurs et le Ministère a réaffirmé son attachement au “socle commun”...


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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !