PLAN BORLOO DE « COHÉSION SOCIALE »

Un pas de plus vers la destruction de l’Education nationale
lundi 15 novembre 2004
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Le projet de loi Borloo pour la « cohésion sociale », adopté en Conseil des ministres le 15 septembre dernier, prétend couvrir à la fois les domaines de l’emploi, du logement et de ce qu’il appelle sans vergogne « l’égalité des chances ». Certaines facettes de ce projet concerne directement l’Education nationale.

Collège : répression et élitisme

Ce projet prévoit la création de 30 internats avec « enseignement général, enseignement pré-professionnel et activités ludiques et culturelles ». Ces établissements seront destinés aux élèves rebelles à l’autorité, avec comme objectif de les éloigner des « mauvaises influences » de leur quartier ou de leur famille. L’instruction sera réduit à une portion congrue au profit d’un dressage par le travail en entreprise. Cela s’inscrit parfaitement dans la longue série de mesures sécuritaires et dans la politique de déqualification et de déscolarisation de la jeunesse, prônée par le rapport Thélot.

Pour les élèves connaissant des difficultés scolaires mais n’étant pas en conflit avec l’institution, Borloo prévoit de développer l’alternance et d’expulser ces élèves de l’école dès 14/15 ans, en les mettant en pré-apprentissage.
En parallèle de ces exclusions du système scolaire des élèves en difficulté, le projet de loi entend créer des « pôles d’excellence éducative » dans des collèges. On en revient donc à une sélection précoce et, comme avec la « réforme » de la classe de 3ème, le collège unique est définitivement enterré.

Après 16 ans, la déscolarisation

Borloo veut « augmenter de 40% le nombre d’apprentis » (pour arriver à 500 000 dans un premier temps) et ainsi « porter à 2% de l’effectif le nombre d’apprentis dans les entreprises ». Là encore, comme dans le rapport Thélot, l’accent est mis sur la sortie rapide du système scolaire de ceux qui devront former la future main d’œuvre déqualifiée et surexploitée.

La conséquence logique de ce développement de l’apprentissage sera que les LP vont se vider de leurs élèves au profit des CFA et de formations internes aux entreprises, qui n’offriront pas de diplômes reconnus dans les conventions collectives.
Cette déscolarisation de la jeunesse s’accompagne de cadeaux fiscaux au patronat. Le budget 2005 prévoit que l’embauche d’un apprenti ouvre également un crédit d’impôt de 1 600 euros par an, qui peut être porté à 2 000 dans le cas de l’embauche d’un apprenti qui « connaît des difficultés d’insertion particulière ».

Privatisation de l’éducation

Le projet de loi Borloo prévoie de constituer des « équipes de réussite éducative » dans les ZEP et les zones urbaines sensibles (ZUS).
Pour cela, il modifie les compétence de la caisse des écoles dans le 1er degré. Celle-ci est placée sous la responsabilité des municipalités et est chargée de gérer les fonds permettant les sorties éducatives, les classes transplantées, l’achat des livres scolaires, la gestion de la cantine, ... Jusqu’à présent, elle n’avait pas le droit d’embaucher ou d’intervenir dans le fonctionnement de l’école ou la pédagogie. Désormais, ces caisses vont pouvoir constituer des « équipes de réussite éducative ». Dans ces équipes, comme l’a indiqué récemment le ministre lors d’un déplacement dans la Vienne, des bénévoles pourraient se voir confier des missions éducatives.

Ces équipes pourraient aussi être gérées par des groupement d’intérêt public (GIP) de gestion publique ou privée (90% des GIP sont privés) qui aurait le pouvoir de recruter du personnel en CDD ou CDI.
Les enfants en difficulté ne seront donc plus confiés à du personnel statutaire et qualifié, mais à des bénévoles ou des salariés de droit privé, et plus souvent précaires. C’est là un pas de plus vers la privatisation de l’enseignement !

Ce plan implique également une modification / destruction des règles statutaires : à travers l’affichage de recruter 100 000 jeunes en alternance dans les trois Fonctions publiques, le gouvernement remet en cause les concours nationaux.

Ce projet de loi doit être combattu

Le Plan Borloo va donc continuer à produire cette « exclusion » qu’il prétend combattre. Ce plan va accentuer les inégalités en privant du droit à l’instruction les enfants des quartiers populaires.
Ce plan est non seulement le digne continuateur de la politique de « refondation sociale » du Medef, en voulant détruire l’ensemble des droits collectifs conquis par les travailleurs, mais c’est aussi la mise en œuvre de certaines des propositions du rapport Thélot.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.