Lycée Coubertin de Bolbec : nouvel incident avec le chef d’établissement

jeudi 16 octobre 2014
par  Luc De Chivré
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Comme on pouvait s’y attendre, le conflit qui dure depuis plus de deux ans entre les personnels du lycée Coubertin et leur proviseur ne s’est pas apaisé, bien au contraire. De nouveaux problèmes ont en effet surgi, liés notamment à la désorganisation des emplois du temps et aux VS qui ne sont pas respectés. Le management et la gestion de ce proviseur sont toujours aussi catastrophiques, à tel point qu’un incident sérieux s’y est produit récemment.

Mercredi 24 septembre, suite à un entretien difficile avec le fameux proviseur, un enseignant s’est retrouvé dans un état de grande détresse psychologique. Pris en charge par ses collègues, il s’est rendu chez son médecin et a été arrêté par ce dernier. Le lendemain, les enseignants ont décidé de débrayer. Dans la foulée, ils ont alerté le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Académique et la secrétaire de cette instance s’est rendue sur les lieux. Nombreux et déterminés, les collègues tenaient un sit-in le soir devant le lieu où devait se tenir le Conseil d’Administration. De nouvelles tensions ont alors éclaté à cette occasion avec le proviseur mais aussi avec le responsable de la Maison de l’éducation du Havre qui, en raison de la crise, était présent sur place. Tout cela sous les yeux des représentants des parents d’élèves au CA qui ont vu le masque du proviseur tomber… Enfin, une Commission d’Hygiène et de Sécurité s’est également tenue en urgence vendredi matin.

Les agissements de ce proviseur ont assez duré. Bien des actions ont été menées depuis plus de deux ans : débrayages, médiations et audiences organisées par le rectorat, intervention du CHSCTA au printemps dernier… Rien n’y a fait, ce proviseur refuse toujours le dialogue et continue à maltraiter les personnels. Bien que la rectrice soit informée de la situation, elle refuse le départ du proviseur et affiche son intransigeance, comme en témoigne le courrier très autoritaire qu’elle a adressé à nos collègues en juillet dernier et qui, au lieu de chercher à apaiser le climat, les menace de sanctions.

La CGT Educ’action continue à soutenir les collègues de Coubertin et a adopté à l’unanimité cette déclaration lors de l’AG du 26 septembre :
La CGT éduc’action Haute- Normandie, réunie en AG le 26 septembre 2014, apporte son soutien entier à tout le personnel du lycée Coubertin de Bolbec qui souffre au quotidien des abus de pouvoir et du mépris à leur égard de la part du proviseur. Elle dénonce également l’appui indéfectible du rectorat au chef d’établissement, et ce malgré les propos diffamants tenus dans la presse à l’encontre de collègues de l’établissement. Pourtant le personnel du lycée et nos élus n’ont cessé d’avertir le rectorat de la gestion inhumaine et calamiteuse qui est menée dans leur établissement. En refusant d’accéder à la demande légitime du personnel du lycée qui réclamait qu’un nouveau chef d’établissement soit nommé à la rentrée 2014 au lycée Coubertin de Bolbec, le rectorat a laissé s’envenimer la situation alors qu’il est, selon l’article L4121-1 du code du travail, de sa responsabilité d’assurer la santé physique et morale des salariés, et que certains précédents ont montré qu’il était possible de changer de chef d’établissement en cours d’année.
La CGT éduc’action est partie prenante pour soutenir les collègues dans leurs actions.


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.