RYTHMES SCOLAIRES : Un profond rejet des parents et des enseignants

mardi 11 novembre 2014
par  François-Xavier Durand
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La CGT Educ’action a voulu faire un bilan au bout d’une période. Dans notre département comme au niveau national c’est un rejet massif de la réforme. Ainsi dans notre département, 86% des enseignants jugent la réforme non satisfaisante. 77% des collègues souhaitent d’ailleurs revenir à la semaine de 4 jours et retrouver leur mercredi libéré.
85% trouvent les élèves plus fatigués et 92% se trouvent plus fatigué-es par cette réforme. De plus, alors que cette réforme visait à améliorer les conditions d’apprentissages des élèves, seulement 13% des collègues jugent qu’elles se sont améliorées.

Pour la CGT Educ’action le dossier n’est pas clos, et ce ne sont pas les intimidations faites aux directeurs d’école pour dénoncer les « parents frondeurs » qui rétabliront de la sérénité. Lorsqu’une réforme est aussi impopulaire, plus de 60% des parents restent opposés à cette réforme malgré la communication de la nouvelle ministre, le gouvernement a le devoir de retirer sa réforme, préalable à toutes discussions. Comme nous l’annoncions dès 2012, cette réforme, loin d’améliorer les conditions d’enseignements des élèves, a accentué les inégalités territoriales et dégrader les conditions de travail des personnels (enseignants, ATSEM, animateurs...).

Contrairement à d’autres organisations syndicales qui ont soutenu la réforme ou qui ne l’ont jamais réellement combattu au niveau national, la CGT Educ’action a dénoncé cette réforme dès 2012, dans un cadre intercatégoriel avec les syndicats CGT des agents territoriaux, ATSEM, animateurs, professeurs artistiques...

La CGT Educ’action constate que sa généralisation pose une nouvelle fois de nombreux problèmes. Les activités péri-éducatives sont souvent payantes quand elles ne sont pas réduites à une simple garderie. En milieu rural, les collectivités sont confrontées aux problèmes des ramassages scolaires auxquels s’ajoutent l’impossibilité de trouver du personnels formés et disponibles. Certaines communes créent de la discrimination en proposant les activités péri-éducatives aux seuls enfants dont les deux parents travaillent. D’autres proposent les activités péri-éducatives qu’à 16h30 après une garderie payante.

Du point de vue des enseignants, la libéralisation et la déréglementation des horaires dégradent les conditions de service des remplaçants et des compléments de service. La mise en place des APC, dispositif dénoncé par la CGT Educ’action, devient complexe. Les pressions exercées sur les enseignants tant par les collectivités locales que par la hiérarchie devient pesante.

La CGT Educ’action revendique toujours l’abrogation de cette réforme, des décrets Peillon/Hamon et Darcos, préalable à toute autre réforme.


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.