Education prioritaire : Compte-rendu du groupe de travail Ecole

Réunion du 8 décembre 2014 à l’IA
mardi 9 décembre 2014
par  François-Xavier Durand
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Lors du groupe de travail du lundi 8 décembre 2014, la DASEN a présenté le contexte et a rappelé la contrainte fixée par le Ministère de 14 REP+ et 31 REP pour l’Académie. Elle a informé du calendrier. La Recteur doit remonter au ministère les collèges et les écoles REP+ pour la fin de la semaine (12 décembre). Lors du Comité Technique Ministériel qui aura lieu la semaine prochaine, la Ministre annoncera ces décisions concernant les collèges REP et REP+ et les écoles REP+ car elles impactent sur les moyens à attribuer aux académies dans les dotations de postes. Elle a réaffirmé la volonté d’une Allocation Progressive des Moyens, c’est-à-dire qu’à moyens constant, il faudra répartir les moyens.

Les décisions globales concernant les autres écoles feront l’objet d’une communication en janvier par la Ministre.

La CGT Educ’action est intervenue pour dénoncer non seulement les critères retenus qui ne correspondaient pas à la réalité sur le terrain mais aussi la méthode.

Les critères :

Les critères sur le taux de chômage, le revenu médian annoncé prend en compte non pas la population scolaire mais coorespond à des données statistiques de l’INSEE du quartier. cela fausse complètement les données, puisque sont intégrés par exemple les retraités qui ne sont évidemment pas chômeurs (et ne vont plus à l’école). Elle a rappelé le contexte économique avec le chômage qui augmente mois après mois, les plans de licenciement qui se multiplient, la précarité des emplois qui se développent.

Elle a rappelé par exemple la fermeture de Petroplus, les menaces faites sur la Chapelle d’Arblay... Les familles qui subissent déjà le chômage, la précarité se verront ainsi abandonner une deuxième fois. Enfin la CGT Educ’action a demandé que soient aussi étudiées les écoles en milieu rural qui ont tous les critères pour être en Education Prioritaire. Elle sont les grandes absentes de cette nouvelle carte.

La méthode :

La CGT Educ’action a dénoncé l’enveloppe contrainte. Les 350 millions accordés est une goutte d’eau comparés au 200 milliards de cadeaux faits au patronat. Pour la CGT Educ’action, une véritable relance de la carte de l’Education Prioritaire devait partir des écoles, prendre en compte la réalité sociale de la population scolaire et donner véritablement les moyens à ces élèves tout au long de la scolarité en classant les écoles, collèges et même les lycées pour permettre réellement de donner plus à ceux qui ont le moins. Or la méthode choisi par le ministère correspond à un redéploiement en « prenant aux pauvres pour donner aux plus pauvres ».

1/ Pour les écoles dont les collèges sortent de l’Education Prioritaire

La DASEN a confirmé la sortie de l’Éducation prioritaire des écoles dont les collèges quitteraient l’Education Prioritaire ! Conscient de la difficulté de certaines écoles, elle propose une CAPE pour mieux en sortir. Mais elles sortiront !
Dans les fait, la CAPE c’est une Convention vers la sortie de l’Éducation Prioritaire.
La CAPE, c’est quoi ?

  • Une convention qui durerait 3 ans (Notons que le REP c’est minimum 4 ans)
  • Un taux d’encadrement proche des REP. En clair, dans les opérations carte scolaire, le seuil de fermeture serait proche des écoles REP. PROCHE MAIS PAS ÉGAL et en fonction des moyens possibles dans le cadre de l’Allocation Progressive des Moyens.
  • Maintien des dispositifs +de Maitres et Scolarisation des moins de 3 ans quand ils existent après évaluation de ces dispositifs. Mais impossible d’en créer un !
  • Indemnités ZEP pour les seuls collègues qui resteraient dans les écoles et qui la perçoivent actuellement. Les collègues nouvellement affectés sur ces écoles et qui travailleront avec les mêmes élèves apprécieront cette différence ! Les remplaçants aussi car rien n’est acté pour eux ! Rappelons que les collègues qui exerceront dans les REP verront leur indemnité ZEP augmenté de 50% et ceux des REP+ doublée.
  • Maintien possible de la quotité de décharge des directeurs pour les seules écoles sous une CAPE.
  • Pas de prise en compte des enfants de deux ans dans les prévisions des effectifs. Cette non prise en compte est inacceptable. En clair, CAPE ou pas CAPE, les moins de 3 ans, dehors !

Alors que les REP et les REP+ sont inscrits dans le marbre pendant 4 ans, les CAPE, c’est la précarité pour 3 ans. C’est l’accompagnement vers la sortie.

POUR LA CGT EDUC’ACTION, CES PROPOSITIONS SONT INACCEPTABLES.

LA SEULE ATTENTION PARTICULIÈRE QUI DOIT ÊTRE RETENUE

C’EST LE RECLASSEMENT EN ÉDUCATION PRIORITAIRE POUR TOUS !

Alors que que le contexte socio-économique ne s’est pas réellement amélioré ces dernières années (augmentation du chômage, précarité, licenciements...) et que les familles en subissent toujours les conséquences, ces propositions sont inacceptables. Le choix de différencier les écoles maternelles des élémentaires comme à Harfleur, alors qu’elles accueillent les mêmes familles, montrent toute l’incohérence et le mépris de la réalité que vivent les équipes sur le terrain.
Dans certains collèges où la mixité sociale a pu avoir des effets positifs pour les élèves, la sortie de l’Éducation Prioritaire risque de remettre en cause tout ces effets par des conditions de travail pour les enseignants et des conditions d’enseignement pour les élèves dégradées. Dans les écoles, la situation risque d’être dramatique. À cause de la sortie de l’Éducation Prioritaire du collège, le Rectorat nie le contexte de certaines écoles qui cumulent tous les critères pour rester non seulement en Éducation Prioritaire mais parfois même pour être classées en REP+.

La CGT Educ’action est intervenue lors du groupe de travail pour le maintien de toutes les écoles en REP et par conséquent des collèges comme étant la seule réponse possible. Elle a défendu toutes les écoles et a dénoncé la non prise en compte de la réalité des écoles pour celles qui ne seraient pas étiquetées CAPE. Au titre de cette réalité elle a demandé le classement de nouvelles écoles en REP comme la maternelle Vauquelin à Dieppe qui alimente l’école élémentaire Michelet ou Ferdinand Buisson à Grand-Couronne qui est dans la même situation que les écoles maternelle et élémentaire Victor Hugo à Grand-Couronne.

2/ Pour les écoles qui sortiraient de l’Education Prioritaire alors que le collège est classé REP ou REP+

La CGT Educ’action est intervenue sur l’ensemble des situations dont elle avait connaissance. La CGT Educ’action a demandé le reclassement des 7 écoles ECLAIR du Havre en REP+ (Renaissance maternelle et élémentaire, Charles Victoire materneel et élémenatire, Henri Wallon maternelle et élémentaires) ainsi que celles dont le collège devait être classé REP+ comme Paul Bert à Dieppe. Il est inacceptable que ces écoles dont tous les critères relèvent du REP+ en soient exclues.
La CGT Educ’action est intervenue sur l’ensemble des situations dont elle avait connaissance. Elle a dénoncé les critères qui ne correspondaient pas à la réalité des écoles notamment à Gonfreville l’Orcher, au Havre, Le Petit-Quevilly, Petit-Couronne, Dieppe.
La DASEN a pris note sans pour autant faire de nouvelles annonces.

3/ Cas des écoles en milieu rural qui ne sont pas classées REP

La CGT Educ’action est intervenue pour les écoles de Blangy, Aumale, Gruchet le Valasse notamment en pointant que même avec les critères de l’IA tout montre qu’elles devraient être en Education Prioritaire. Cela démontre bien une fois de plus l’incohérence de la méthode.

La DASEN a indiqué qu’il y aura un traitement particulier pour ces écoles avec un étiquetage « Ecoles Rurales Isolées ».

Pour les opération carte scolaires, en fait il y aurait dès lors plusieurs niveaux pour fixer le seul de fermeture de classe (d’ouverture ?!?)

  • 1. REP+
  • 2. REP
  • 3. CAPE
  • 4. ERI
  • 5. le reste

Dans le cadre de l’allocation progressive des moyens, où les moyens risquent de ne pas être suffisamment abondés, il est facile de se projeter sur l’avenir des écoles du groupe 5 !

La CGT Educ’action appelle les collègues à poursuivre, à amplifier les mobilisations avec les parents et à nous informer des actions. La CGT Educ’action, en lien avec les Unions Locales CGT et l’Union Départementale CGT et dans un cadre unitaire et intersyndicale, fera des propositions pour poursuivre et amplifier la mobilisation.
Nous sommes tous concernés par cette nouvelle carte prioritaire. Des moyens qui lui seront alloués en dépendra les moyens pour toutes les écoles.


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Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

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