Parents d’élèves sans papiers : la prison de verre.

vendredi 26 décembre 2014
par  Luc De Chivré
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Rappel .
Davit et Lali Toronjadze sont Géorgiens. Ils sont en France depuis Janvier 2012. Ils ont aujourd’hui trois enfants. Les deux aînés sont scolarisés à l’école primaire René Coty à Bihorel, sur le plateau des Provinces. Au mois de septembre dernier, le tribunal administratif de Rouen (TA) avait suspendu les deux Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui menaçaient la famille et avait enjoint la préfecture de leur donner une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer leur situation. Davit et Lali n’ont pas vu la couleur de cette autorisation provisoire et le 31 octobre, ils recevaient un courrier de la préfecture qui leur demandait encore une fois de plus de faire leurs valises pour la Géorgie.
Le problème de l’adresse.
La Préfecture s’entête à ne pas reconnaître l’appartement qu’ils occupent comme une adresse valable. Or, pas d’adresse reconnue, pas de titre de séjour. Pas de titre de séjour, pas de logement et pas de droit au travail. L’impasse est totale et la Préfecture ne veut pas changer sa position. Elle espère décourager la famille qui, sans espoir de sortir du tunnel, finirait par quitter le pays d’elle-même. Davit et Lali ont fait une demande de logement auprès d’un organisme spécialisé à Rouen mais il y a déjà 30 familles sur la liste d’attente.
M. et Mme Tornjadze tiennent bon dans leur prison de verre.
Davit, électricien, fait des projets pour l’avenir. Il aimerait travailler à EDF. En attendant, il fait les boîtes d’intérim mais la réponse est toujours la même : pas de titre de séjour ; pas de travail. Davit et Lali ne sortent que lorsque c’est nécessaire : il y a toujours cette crainte de se faire contrôler. Ils ont perdu l’Aide médicale d’Etat. Ils aimeraient quitter cet appartement réservé aux demandeurs d’asile (ce qu’ils ne sont plus) : mais pour aller où ? Ils voudraient travailler mais ils n’en ont pas le droit. Ils espèrent vivre comme tout le monde. Mais pour eux, c’est la prison de verre. Invisible mais infranchissable pour ceux qui veulent se soigner, se loger et travailler.
La mobilisation se poursuit.
Le comité de soutien, exclusivement constitué de parents d’élèves et d’un membre du RESF Rouen, continue de se réunir trois ou quatre par mois. Il a demandé une audience à la préfecture, notamment pour déposer les 480 signatures de soutien à la famille (auxquelles il faut ajouter les 240 signatures de la pétition électronique sur le site du RESF). Pas de réponses. Il a demandé l’appui de Mme Guégot, députée UMP. Pas de réponses. Le soutien du président du conseil général a été sollicité. Le maire de Bihorel a déjà apporté son soutien. Le comité a participé au rassemblement organisé par le RESF Agglo de Rouen, le 8 novembre. Il a organisé un rassemblement devant l’école qui a réuni peu de monde, malheureusement, même si une personne rencontrée à cette occasion a fait des recherches pour trouver une solution de logement.
Un petit espoir.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rendu pour la ​2è fois un jugement en faveur d’une personne logée dans un appartement CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile) et à qui la préfecture refuse de donner un titre de séjour parce qu’elle ne reconnaît pas l’adresse si la personne en question occupe l’appartement alors qu’elle est déboutée du droit d’asile mais qui, faute d’une solution alternative, reste dans cet appartement. C’est le cas de la famille Toronjadze, qui envisage de déposer une demande titre de séjour.

Signez et faites signer la pétition en ligne sur le site du RESF.
Lisez le texte de soutien voté par la Commission Exécutive du SDEN 76 CGT Educ’action le 8 décembre 2014


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.