Créations de postes 2015 : le compte n’y est toujours pas !

samedi 10 janvier 2015
par  Luc De Chivré
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Dans l’Éducation nationale, déclarée secteur prioritaire par le gouvernement, il n’y a pas eu de miracle depuis 2012. Face à la hausse démographique, le gouvernement ne maintient même pas le taux d’encadrement. Pire encore : le ratio national prof/élèves 2014 est inférieur à celui de 2011. Voilà pourquoi les enseignants ont vu se dégrader les conditions dans lesquelles ils exercent leur métier au quotidien depuis 2012. La dureté ressentie sur le terrain par les enseignants est une réalité ! Rappelons que ce sont 80 000 postes qui ont disparu entre 2007 et 2012. L’annonce de la création de 60 000 postes (dont 54 000 pour l’Éducation nationale) ne permettait même pas de compenser cette perte, mais le ministère reconnaissait en novembre une création réelle de seulement 3856 postes.
L’année 2015 ne rattrapera pas le coup !
Comme toujours les grands perdants sont les administratifs. Nationalement 100 postes vont être créés, soit une augmentation moins importante que celle du nombre d’élèves et d’enseignants, alors même que le ministère reconnaît une forte réduction du nombre d’administratifs les années précédentes et le besoin d’un « rééquilibrage ». Et pour l’académie de Rouen, c’est le pompon ! Nous perdons 3 postes d’administratif.
Najat Vallaud Belkacem s’est pourtant félicitée d’avoir obtenu 1 milliard d’euros supplémentaires pour l’éducation en 2015 pour maintenir le taux d’encadrement face à une démographie en constante augmentation, appliquer la réforme des zones d’éducation prioritaires qui institue entre autre la pondération 1,1 qui ne réglera en rien le problème des classes surchargées, améliorer le dispositif de décharge des directeurs d’école et créer une unité d’enseignement par académie pour les enfants autistes. Mais au vu des chiffres des créations de postes 2015 donnés lors du dernier CT ministériel, il sera impossible de tout faire. Pour l’académie de Rouen, dans le secondaire 45 postes supplémentaires vont être attribués alors qu’il y avait 11633 enseignants en 2014. Le nombre de créations couvre à peine l’augmentation de 0,34% du nombre d’élèves. Dans le premier degré, avec 51 postes supplémentaires pour 9445 enseignants la marge pour combler l’augmentation des effectifs ( 0,16%) est plus large mais rappelons qu’il y a depuis plusieurs années un assèchement des moyens de remplacement. Et avec ces quelques postes supplémentaires, il va aussi falloir absorber les besoins importants de l’éducation prioritaire.
Il est à craindre finalement que le taux d’encadrement ne soit pas maintenu mais qu’il baisse une fois encore, alors même que les enseignants attendent que celui ci soit enfin amélioré pour que les conditions de travail soient meilleures et que puisse être prise en charge la difficulté scolaire. On est très loin du compte et les effectifs de classe à la rentrée 2015 vont être encore un peu plus élevés qu’en 2014. Il ne peut de tout façon pas en être autrement tant que le gouvernement poursuit sa politique d’austérité. Le « coup de pouce » d’1 milliard qui se traduit dans les faits par une variation d’un seul poste de plus créé dans le 1° degré pour l’académie de Rouen (il y avait eu 50 créations en 2014) n’est rien comparé aux 50 milliards du pacte de responsabilité !
Téléchargez le 6 pages national répartition des moyens 2015


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.