Affaire Lepaon : Motion de la Commission Exécutive de l’UD CGT de Seine Maritime.

motion adoptée à la CE du 12 janvier 2015
lundi 19 janvier 2015
par  Luc De Chivré
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Au cours de la préparation du CCN du 13 janvier 2015, la CE de l’UD 76 a adopté une motion qui sera défendue à ce CCN par Régis Gasse, secrétaire de l’UD 76, mandaté pour cela.

La CE de l’UD 76 réunie le 12 janvier 2015 a décidé de s’adresser à l’ensemble des organisations du CCN afin de faire part de ses propositions tendant à sortir de la crise dans laquelle est plongée notre confédération.
Nous enregistrons la décision de démission de l’ensemble des membres du Bureau Confédéral et de notre secrétaire général Thierry LE PAON, ce qui était incontournable. Concernant la mise en place d’une nouvelle direction, celle-ci ne peut être que provisoire jusqu’au prochain congrès de mars 2016 sachant qu’elle ne peut inclure les membres démissionnaires de l’actuel Bureau Confédéral. En outre, il apparait nécessaire que le CCN retrouve l’entièreté de ces prérogatives.
Au-delà de l’adoption de nouvelles règles de gestions financières censées assurer la transparence et le respect de nos principes, il nous semble nécessaire de s’attaquer frontalement aux autres difficultés qui font le lit de notre crise interne à savoir la manière dont est élaboré collectivement le mandat confié aux représentants de la Confédération dans les négociations avec le patronat (cf. négociation sur les IRP…), ou les échanges avec le gouvernement ainsi que les problèmes fondamentaux liés à l’orientation et à la stratégie de lutte.
L’urgence est à ce jour de tourner l’ensemble de la CGT, du syndiqué à la direction confédérale, sur le terrain des luttes, de trouver une date de mobilisation national pour faire front aux politiques d’austérité du gouvernement et du patronat. Face à un déferlement de mesures d’une extrême brutalité contre les salariés, chômeurs, retraités…, la CGT doit se mettre en ordre de marche pour affronter le patronat et le gouvernement.
Il s’agit notamment :

  • du Pacte de responsabilité, contre lequel nous nous sommes mobilisés au premier semestre 2014. Le Président Hollande vient de déclarer : « Le pacte de responsabilité… entre en application dès demain matin. Les entreprises, les travailleurs indépendants verront leurs charges baisser, il n’y aura plus aucune cotisation patronale pour un salarié payé au SMIC ». C’est clair : Ils engagent la liquidation de la Sécu et de son financement solidaire. Notre responsabilité est d’en exiger fermement le retrait de façon la plus unitaire possible
  • de la loi Macron accélérant la déréglementation du travail et la libéralisation (extension du travail du dimanche, attaques contre la prud’homie, la médecine du travail, facilitation des licenciements collectifs,…) ;
  • de la clarification de notre position sur les négociations concernant les seuils sociaux, en s’opposant aux prétentions du patronat qui exige la suppression des élections professionnelles dans les entreprises de 11 à 50 salariés, des CHSCT…
  • de la réforme territoriale et des lois de décentralisation,
  • de la transition énergique telle que proposée qui va augmenter le nombre de précaires, les tarifs… et accentue la remise en cause du service public de l’énergie.
  • de la Loi Santé, au Parlement en avril, qui serait meurtrière pour l’Hôpital public et ses personnels, comme pour la médecine. Notre responsabilité est de prendre toutes dispositions pour empêcher sa promulgation.

Il y a urgence, en s’appuyant sur les syndiqués, de trouver les moyens d’une large mobilisation des syndicats et des syndiqués dans les entreprises et services pour travailler à la construction d’un mouvement d’ensemble.

Dès le 26 janvier 2015, 1er jour du débat parlementaire sur la Loi Macron, la CGT doit appeler, partout où c’est possible à des initiatives sous forme d’arrêt de travail et de grèves, à des rassemblements sur l’ensemble du territoire. Cette journée doit être conçue dans la perspective d’une montée nationale sur Paris d’ici la fin février 2015 avec grève interprofessionnelle, pour faire céder patronat et gouvernement. D’ores et déjà, trois rassemblements sont organisés en Seine Maritime.

Prendre ainsi nos responsabilités permettrait de préparer sereinement notre prochain congrès confédéral à la date initialement prévu en mars 2016. La préparation de ce congrès, dès maintenant, doit permettre à l’ensemble des syndicats, des syndiqués et des structures de notre organisation de débattre tant sur les aspects internes que sur les questions d’orientation et de stratégie de lutte.

Ce congrès devra notamment tirer un bilan réel de la situation et permettre de trancher sur les divergences de positionnement, retour à un syndicalisme de lutte, de classe et de masse ou maintien de l’orientation dite du « syndicalisme rassemblé », qui pour notre part constitue un échec.

Rouen, le 12/01/2015

Adoptée par 29 Pour, 0 Contre et 7 abstentions.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.