Grève interprofessionnelle du 9 avril 2015 - Appels nationaux des organisations syndicales CGT Educ’action, SUD Education et Force Ouvrière

jeudi 19 mars 2015
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2nd degré

Les organisations syndicales SNFOLC, SNETAA FO, CGT Educ’action et SUD éducation appellent tous les personnels des lycées, lycées professionnels, EREA et collèges à participer à la grève interprofessionnelle appelée le 9 avril par les confédérations CGT, Force Ouvrière et l’union syndicale Solidaires et dans toute la fonction publique par FO, la CGT, Solidaires, la FA-FP et la FSU.

Les organisations syndicales signataires dénoncent les politiques d’austérité poursuivies par les gouvernements successifs. Elles rejettent le pacte de responsabilité qui se traduit par 50 milliards de coupes budgétaires et ampute les budgets de la protection sociale et des services publics. Elles dénoncent le gel des traitements depuis 2010 et ses conséquences désastreuses pour les personnels et revendiquent leur augmentation immédiate.

L’Education nationale n’échappe pas à l’austérité : la rentrée 2015 se prépare sous le signe de redéploiements et de nouvelles dégradations sur le terrain pour les élèves comme pour les personnels, notamment avec des effectifs de plus en plus lourds dans les classes, alors que la refonte de la carte de l’Education prioritaire s’est traduite par la mise à l’écart de nombreux établissements.

Attachées aux valeurs d’égalité, de liberté, et de laïcité, les organisations signataires réaffirment leur attachement au caractère national de l’enseignement et au statut national des personnels sur lesquels la réforme territoriale fait planer de lourdes menaces.

Elles dénoncent la priorité donnée à l’apprentissage par les pouvoirs publics, mise en œuvre avec le concours des régions, au détriment de l’enseignement professionnel public.

Elles dénoncent l’alourdissement des missions des personnels et la dégradation de leurs conditions de travail et réaffirment leur opposition au décret sur les indemnités pour missions particulières, facteur d’arbitraire, d’inégalités, permettant la création d’une hiérarchie pédagogique intermédiaire au sein des corps enseignants.

Convaincues que l’heure est à la lutte commune des salarié-e-s du public et du privé, les organisations syndicales SNFOLC, SNETAA FO, CGT Educ’action et SUD éducation appellent à organiser dans les établissements la préparation de la grève interprofessionnelle du 9 avril, dans une dynamique de mobilisation unitaire (assemblées générales, heures mensuelles d’information syndicale).

1er degré

Les organisations syndicales, la CGT Educ’action, la Fédération CGT des Services Publics, le SNUDI-FO, la Fédération des Services Publics et de Santé FO et la Fédération
SUD éducation, appellent tous les personnels du 1er degré et des collectivités territoriales à participer à la grève interprofessionnelle du 9 avril initiée par les confédérations CGT, FO et l’union syndicale Solidaires et dans toute la fonction publique par FO, la CGT, Solidaires et la FSU.

Les organisations syndicales signataires dénoncent :
• les politiques d’austérité poursuivies par les gouvernements successifs.
• le gel des traitements depuis 2010 et ses conséquences désastreuses pour les personnels. Elles revendiquent donc leur augmentation immédiate.
• l’alourdissement des missions des personnels et la dégradation de leurs conditions de travail en raison notamment de l’application de la réforme des rythmes scolaires, dont nous pouvons dresser un constat négatif.
• sa généralisation à la rentrée 2014 s’est faite sans qu’un réel bilan ministériel sur les effets de la réforme ne soit fait.
Malgré de larges mobilisations des enseignant-e-s, personnels des collectivités, salarié-e-s du secteur associatif et parents d’élèves qui dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et les inégalités territoriales créées pour les enfants, les gouvernements successifs se sont entêtés à poursuivre cette réforme emblématique de la politique d’austérité.
Cette réforme met en place un nouveau transfert de compétences de l’État vers les collectivités alors que leur dotation globale de fonctionnement est amputée de 3,7 milliards d’euros par an d’ici 2017.

Tout ceci confirme nos craintes, notamment sur :
• le développement de la précarité-déqualification et les remises en cause statutaires pour les enseignants et les personnels territoriaux
• la problématique de l’utilisation des locaux faute de moyens et d’espaces supplémentaires nécessaires,
• l’instauration de tâches supplémentaires pour les personnels enseignants et territoriaux,
• l’allongement des temps de travail engendrant de la fatigue pour les enfants ainsi que pour les personnels concernés,
• le manque de lisibilité du temps contraint et du périscolaire pour les enfants et les parents,
• l’insécurité des conditions d’accueil des enfants,
• la captation de compétences éducatives relevant de l’École par les collectivités.

Nos organisations réitèrent leur opposition à la réforme des rythmes scolaires et continuent de demander à la ministre de suspendre son application.

L’intersyndicale entend poursuivre la lutte commune et appelle à organiser la préparation de la grève interprofessionnelle du 9 avril, dans une dynamique de mobilisation unitaire (assemblées générales, heures mensuelles d’information syndicale).


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.