La lutte contre l’austérité, pour l’emploi, pour les salaires, pour la défense de notre statut et de nos conditions de travail, est une priorité

Déclaration de la CGT au Comité Technique Académique du 30 mars 2015
lundi 30 mars 2015
popularité : 6%

A la suite des divers groupes de travail, nous réaffirmons que la rentrée 2015 ne pourra se passer sereinement, et que les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins de l’académie pour combattre notamment l’échec scolaire que ce soit en REP ou hors REP. Mais il ne peut en être autrement lorsque la politique menée est une politique d’austérité. Rappelons qu’il s’agit là d’un choix délibéré de la part du gouvernement PS de satisfaire des demandes du MEDEF par le biais, entre autres, du pacte de responsabilité, au lieu d’utiliser une partie de la manne des 50 milliards de cadeaux au patronat pour recruter massivement dans l’éducation nationale, afin d’opérer une réelle baisse des effectifs par classe à tous les niveaux de la scolarité et d’avoir en nombre suffisant du personnel spécialisé ou hors enseignement pour prendre en charge les difficultés des enfants dès qu’elles sont signalées. La création de 3856 postes depuis 2012 (bien loin de la promesse de 60000) n’a pas compensé la hausse prévue des effectifs et les conditions d’enseignement ont continué à se dégrader. Les moyens humains sont pourtant un des leviers indispensables à la réussite de tous les élèves. La CGT Educ’action demande la révision de la carte d’Éducation prioritaire permettant de prendre en compte les situations particulières des collèges et des écoles qui sortent de REP comme cela s’est fait récemment à Angers où certaines écoles ont pu être classées en REP.

La CGT éduc’action réaffirme son opposition au projet de réforme du collège. Il remet principalement au goût du jour des « innovations » qui ont déjà existé et dont le bilan est négatif, et qui ne sont que des pansements sur des plaies ouvertes. L’AP, les enseignements pluridisciplinaires ne résoudront en rien l’échec scolaire. Ils vont, par contre, mettre en concurrence les disciplines entre elles, mais aussi les établissements sous couvert d’autonomie accrue ; ils permettront une sélection plus forte des enfants avec une partie des enseignements qui sera « à la carte ». Quant à l’introduction de la LV2 dès la cinquième, elle s’accompagne d’une diminution des horaires aux autres niveaux, et de la disparition de la bi-langue et des sections européennes. Cela ne se fera donc pas à moyens constants, mais en récupérant des heures postes, et ceci en augmentant la charge de travail des professeurs de langue qui dénoncent également l’inefficacité d’un enseignement de moins de 3 heures. Quant aux enseignements interdisciplinaires, comment ne pas y voir non plus l’occasion pour le ministère d’avancer sur la bivalence des enseignants qu’elle appelle de ses vœux et que nous refusons. Enfin, comme une ultime tentative de séduction, le ministère annonce la création de 4000 ETP . Si, et seulement si ces ETP sont créés, ce dont nous pouvons douter lorsqu’on sait que 39 postes seront supprimés dans les collèges de l’académie, ce chiffre ne ferait au final qu’une moyenne de 10h00 par établissement. Et surtout, cette réforme ne s’attaque pas au problème des effectifs par classe qui qui est une des principales sources de la difficulté scolaire. La CGT éduc’action revendique, à tous les niveaux de la scolarité, des maximas de 15 élèves par classe en éducation prioritaire et de 20 hors éducation prioritaire. Tout refus du ministère de discuter de la réduction drastique des effectifs de classe et du plan de recrutement nécessaire dans l’Education nationale rend inutile la concertation sur une quelconque réforme du collège.

La politique de réorganisation des agences comptables des collèges et lycées se poursuit encore cette année dans notre académie. Cette politique se traduit par une mutualisation des moyens – et donc une réduction d’effectifs et des transferts d’emplois – et dégrade la qualité du service rendu aux usagers. La CGT est opposée depuis toujours à la mise en place de groupements comptables importants qui gèrent des volumes comptables souvent très lourds.A contrario, elle défend des missions comptables au plus près des réalités éducatives et donc de taille raisonnable. Ces missions doivent être assurées par des personnels statutaires, formés, en nombre suffisant et stabilisés.

Comme les personnels encore mobilisés, la CGT Educ’action s’oppose à la fermeture du Centre d’information et d’orientation du Havre Nord et au regroupement des CIO de Rouen centre et de Rouen Sud, ainsi qu’a la transformation du CIO de Vernon et de l’antenne d’Eu en simples sites qui n’ont aucune existence légale. Ces fermetures, qu’elles soit officielles ou dissimulées, font suite à celles de Bernay, Barentin et Montivilliers, effectives depuis 2014. Nous demandons la réouverture des sites fermées en 2014, et l’abandon du projet de carte de CIO présenté par le rectorat. Nous réaffirmons l’importance d’une présence nombreuse sur toute l’académie de Centres d’orientation et d’information pérennes, qui permettent à l’ensemble des élèves d’avoir un accès simple à ces centres.

La CGT éduc’action demande également le retrait du nouveau décret sur le statut des enseignants du second degré, dont une des première conséquences néfastes visibles est l’apparition des IMP qui a permis la récupération de plusieurs heures postes, alors que nous réclamons des décharges statutaires avec un cadrage national pour les missions hors enseignement.

Par ailleurs, les travailleurs de l’éducation sont confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles, voire insupportables dans certains cas. Des CHSCT ont bien été créés il y a un peu plus de trois ans mais comme le montre l’exemple de l’école Jules Guesde au Havre, l’employeur ne leur donne pas les moyens de jouer leur rôle : refus de procéder à des enquêtes malgré des avis votés à l’unanimité des organisations syndicales, non consultation en cas de projets de réorganisation du travail, nombre ridiculement faible des CHSCT en comparaison des centaines de milliers de personnels, formation assurée par l’employeur, moyens mis à disposition des mandatés largement insuffisants, etc. L’obligation de sécurité, de résultat de l’employeur à préserver la santé physique et mentale des travailleurs ne se limite pourtant pas aux seuls employeurs du secteur privé comme tentent de nous le faire croire nos responsables hiérarchiques. Au contraire même, l’État a un devoir d’exemplarité qu’il doit appliquer en respectant les textes sur la santé au travail, donc la santé de ses agents. En introduisant de nouvelles organisations du travail afin d’essayer de remédier au manque de personnels lié aux nombreuses suppressions d’emploi, l’État introduit de la violence au travail, introduit des causes de souffrance au travail qui peuvent pousser les agents à des situations extrêmes. Pourtant, le droit à la santé existe et protège les travailleurs. Il est temps, pour le ministère, d’arrêter de faire semblant,

Enfin concernant les personnels sous contrat CUI qui assurent les missions d’aide à l’inclusion scolaire, un grand nombre d’entre eux voient leur contrat s’arrêter le 31 août 2015 sans avoir atteint les 24 mois nécessaires pour postuler sur un emploi d’AESH conformément à l’article 2 du décret 2014-724 du 27 juin 2014. La CGT Educ’action demande qu’un avenant leur soit proposé rapidement pour leur permettre d’atteindre les 24 mois de contrat. La CGT Educ’action revendique toujours la création d’emplois statutaires dans la fonction publique d’AESH en nombre suffisant pour répondre aux besoins et la titularisation de tous les personnels qui exercent ces missions. Dans l’immédiat, nous demandons que tout soit mis en œuvre pour permettre aux salariés en CUI d’accéder aux emplois d’AESH.

C’est une évidence que dans l’Éducation Nationale, la lutte contre l’austérité, pour l’emploi, pour les salaires, pour la défense de notre statut et de nos conditions de travail, est une priorité. C’est pourquoi nous appelons dans le cadre de l’intersyndicale FO, SUD Solidaires, la FSU, les personnels de l’Education Nationale à être massivement en grève le 9 avril avec l’ensemble des salariés.


Documents joints

PDF - 66.9 ko
PDF - 66.9 ko

Agenda

<<

2020

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2829301234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.