Des banquiers s’invitent dans les classes d’école

jeudi 26 mars 2015
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Une fois n’est pas coutume, nous reproduisons ci-dessous un article du Figaro (!!) sur la « Semaine européenne de l’argent » au cours de laquelle l’Education nationale permet à des banquiers de venir vendre leur soupe à des écoliers.

Pour une vision critique, un article de Bastamag !

A l’occasion de la semaine européenne de l’argent, des banquiers sont invités dans des classes de CM1/CM2 à donner une éducation financière et budgétaire aux enfants.

Wall Street s’invite à l’école. A l’occasion de la semaine européenne de l’argent organisée par la Fédération bancaire européenne, lancée du 9 au 13 mars dans 22 pays, « Les clés de la banque » mettent en route l’opération « J’invite un banquier dans ma classe ».
Au programme, un professeur, une classe de CM1/CME, un jeu de plateau et… un banquier. Durant une heure, les enfants vont apprendre à bien gérer leur argent. « L’opération existe depuis cinq ans en Hollande », explique Anne-Catherine Derck, qui pilote le programme d’éducation financière « Les clés de la banque ». A l’aide du plateau et de cartes questions-réponses, les écoliers répartis en petit groupe doivent atteindre le magasin de souvenirs avant que le rideau ne se ferme.
Des cartes achats leur permettent de s’interroger sur des situations du quotidien. Ils devront par exemple répondre à cette proposition : « J’adore le dernier jeu vidéo qui vient de sortir. Il coûte 70€. Dans ma tirelire, j’ai justement 70€. Avant de l’acheter, à quoi dois-je réfléchir ? ». A chaque question correspond une réponse. « Il n’y a pas de mauvais comportement. On propose les différentes possibilités, précise Anne-Catherine Derck. Il y a un vrai besoin d’éducation financière à l’école. Le projet pilote a été construit avec des professeurs et un ludologue », ajoute la directrice du projet.
Un quiz pour les enfants, une charte de déontologie pour les banquiers

A l’origine prévu pour 25 classes, le projet concerne désormais cinquante-cinq. « Pour cette tranche d’âge, c’est un moment clé dans leur rapport avec l’argent, ajoute la directrice du projet. Ils vont commencer à acheter au collège donc on veut anticiper ». Les banquiers sont volontaires. « Ce cadre exclut toute démarche commerciale », assure le programme. « On ne cite pas le nom de leurs organismes, on ne donne pas de conseils ou de noms de produits. On informe », affirme Anne-Catherine Derck. Les banquiers signent une charte déontologique et n’animent pas la séance. Le professeur mène le jeu et le banquier n’intervient que « pour expliquer des points plus techniques ».

Afin de mesurer « l’acquisition des compétences » des enfants, un quiz est organisé à la fin de chaque séance. A terme, le programme aimerait « étendre l’opération à toute la France pour en faire un dispositif national ».


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Grève à la BNF, contre la loi des « marchands d’esclaves »

dimanche 12 avril 2015

Les agents d’entretien payent cash les mesures d’économie des entreprises publiques. Après Radio France et le ministère des Finances, ils se mobilisent à la Bibliothèque nationale de France.
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Avec la future réforme des retraites, les égoutiers seront-ils condamnés à mourir au travail ?

mercredi 26 juin 2013

Ils partent en retraite à 52 ans, mais meurent beaucoup plus tôt que les autres catégories de travailleurs. Victimes d’une surmortalité liée à leur travail insalubre, au milieu des gaz mortels, des produits chimiques ou des rejets radioactifs d’hôpitaux, les égoutiers peinent à faire reconnaître leurs pathologies comme maladies professionnelles. A l’heure des privatisations, les égoutiers du secteur public se battent pour conserver leurs droits à une retraite anticipée et à des conditions de travail sécurisées. Reportage en Ile-de-France.
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Éducation nationale : quelques remèdes de cheval pour dégraisser le mammouth

mercredi 26 juin 2013

À l’occasion de la remise récente au gouvernement de deux rapports sur l’Éducation nationale et sa gestion – celui de la Cour des comptes et celui de la médiatrice de l’Éducation nationale –, certains médias en profitent pour accabler les enseignants en relayant et en amplifiant les préjugés les plus communs à leur égard, et pour livrer, plus ou moins subtilement, leurs solutions pour redresser une école publique dont ils dressent un tableau apocalyptique…
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« Elle était la seule à maîtriser le braille, on l’a remerciée »...

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Karine (1) est auxiliaire de vie scolaire. Elle a notamment accompagné un élève autiste, puis une malvoyante. Elle adore ce qu’elle fait et pourtant, on vient de la congédier. Motif : AVS, ce n’est pas un métier. Elle a atteint les six ans maximum de CDD dans la fonction publique. Alors, direction Pôle emploi.
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A lire dans « Le Café Pédagogique » du 14 février 2011

lundi 14 février 2011

Le Centre d’Analyse Stratégique, organisme directement rattaché au Premier Ministre, vient de publier son rapport et l’idée toute faite selon laquelle l’emploi public serait en France une charge plus importante qu’ailleurs est bousculée...

Sur le Web : Le Café Pédagogique

Québec - La question épineuse du redoublement

mercredi 15 juillet 2009

L’interdiction du redoublement passée dans les mœurs scolaires québécoises pèse lourd sur le niveau des élèves qui entrent au secondaire
« Plusieurs élèves passent au secondaire sans avoir les acquis et je ne parle pas de petites faiblesses. Je parle de graves lacunes. » Cette parole d’enseignants n’est pas rare car ils commencent à récolter les – mauvais - fruits d’une réforme dont le maître mot est : pas d’échec possible. Même si l’interdiction du redoublement n’est pas officielle, elle est passée dans les faits. 2% seulement des élèves redouble la sixième année de primaire (l’année qui précède l’entrée en secondaire ou collège dans le système français). Mais à force de faire passer des enfants en échec scolaire sans les aider, la situation est devenue difficile en première année de cycle secondaire. Une des conséquences de cette baisse de niveau est le départ des bons élèves dans le privé : 30% des élèves choisissent des établissements secondaires dans le secteur privé ou dans les écoles élitistes du public. Résultat : les établissements normaux se retrouvent avec une forte concentration d’élèves en difficulté. Pour enrayer la spirale des lacunes et de l’échec scolaire, les spécialistes appellent à se concentrer sur la lecture, quitte à réduire le volume horaire d’autres disciplines. L’apprentissage de la lecture est un bon moyen pour repérer les failles dans les mécanismes d’apprentissage.
La Presse, www.cyberpresse.ca, 22 juin 2009

J’ai 17 ans et je suis exclu car j’ai fait blocage contre Darcos

mardi 7 juillet 2009

Ce lundi matin, une élue parisienne, Danielle Simonet, conseillère de Paris (Parti de gauche), alertait par un e-mail très viral sur le sort de Tristan Sadeghi, lycéen tout juste sorti de classe de première, à qui son proviseur refuse l’inscription en terminale. Sauf s’il s’engage par écrit à ne plus participer à des manifs ou des blocages, tels que ceux qui ont émaillé l’année, au lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement comme ailleurs.
Rue89 a proposé à ce jeune élu représentant au conseil de la vie lycéenne de raconter son histoire, alors que la mobilisation autour de son cas commence à prendre.

Royaume-Uni : parents et élèves au rapport

mardi 7 juillet 2009

À partir de la rentrée prochaine, un nouveau mode d’inspection des établissements scolaires sera lancé en Angleterre : les parents et les élèves seront mis à contribution pour classer les écoles et ainsi, décider du déplacement éventuel d’un inspecteur. L’année dernière, 600 établissements scolaires avaient été épinglés pour ne pas avoir atteint les résultats escomptés alors que l’organisme d’inspection les avait très bien notés. Désormais, les parents et leurs enfants rempliront des questionnaires qui permettront de définir le niveau des écoles. Les meilleures d’entre elles seront inspectées tous les 5 ans (au lieu de tous les 3 ans actuellement). Les autres auront droit à des visites surprises plus fréquentes des inspecteurs. Une décision qui ne fait pas l’affaire des enseignants : leurs représentants dénoncent un manque de confiance dans les écoles et redoutent de faire l’objet d’une observation accrue dès la rentrée.