Collège : Non au désert linguistique ! Retrait de la réforme !

lundi 13 avril 2015
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Un communiqué de nos camarades de la CGT Educ’action Toulouse

Il y a peu, la ministre de l’Éducation nationale présentait les premières lignes de sa réforme du collège. L’annonce sur l’introduction d’une 2e langue vivante obligatoire dès la 5e a été largement diffusée par les médias.

Faut-il rappeler que dans l’Académie de Toulouse a été mise en place une « expérimentation académique » : tous les élèves de 5e suivent 2h de LV2 depuis la rentrée 2014. Aucun bilan n’a été réalisé et aucune évaluation n’a été menée pour acter les effets de cette expérimentation.

Nous ne comprenons pas qu’aujourd’hui cette expérimentation soit élargie à la France entière.

Nous nous battons pour un enseignement des langues vivantes digne de ce nom.

Nous nous étions déjà opposé-e-s à cette expérimentation, pour plusieurs raisons :

  • celle-ci s’est faite au détriment d’une heure de LV1 en classe de 6ème.
  • nous considérons que 2h par semaine ne sont pas suffisantes pour initier l’apprentissage d’une langue vivante (3h par semaine étant un minimum pour conserver un contact avec la langue étrangère qui facilite l’enseignement et l’apprentissage).

Aujourd’hui, les annonces du Ministère vont plus loin encore. La réforme se réalise à moyens constants, ce qui signifie en pratique :

  • la suppression des classes bilangues et des classe européennes.
  • des moyens horaires hebdomadaires diminués en 4e et 3e (les élèves auront 6h de LV2 dans toute leur scolarité de la 5e à la 3e, comme c’est le cas aujourd’hui de la 4ème à la 3ème). Nous savons, depuis la réforme du lycée, que la baisse du nombre d’heures hebdomadaire en langue vivante est catastrophique pour les élèves et les enseignants, ces derniers ayant des objectifs à atteindre sans les moyens pour les mettre en œuvre.
  • des cours de LV2 en classe entière, jusqu’à 30 élèves par classe. Et on nous demande de travailler l’oral en priorité !
  • le choix de la LV2 sera très limité, et le risque est que les langues dites « rares » disparaissent.

Cela est dit clairement : il n’y aura pas de moyen supplémentaire pour l’enseignement des langues vivantes. Au contraire, les moyens octroyés pour les classes bilangues et européennes sont supprimés. Ce sont évidemment des objectifs économiques qui sont mis en avant, et non pas des ojectifs pédagogiques.

C’est pour ces raisons que nous demandons le retrait de ce projet, car il représente un recul pour l’enseignement des langues étrangères.

Nous revendiquons également :

  • le rétablissement de la 4ème heure de LV1 en 6ème.
  • le respect des 3h d’enseignement hebdomadaire aux autres niveaux.
  • des groupes de 12 à 15 élèves maximum en cours de langue vivante.
  • les moyens pour des classes bilangues ou européennes ouvertes à tous les élèves intéressés, sans sélection.

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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED