Formation Interprofessionnelle du lundi 13 avril 2015 : Déclaration de la CGT

jeudi 16 avril 2015
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Nous avons enregistré positivement la décision de l’administration de réunir la FIP plutôt que de procéder par voie électronique, comme cela avait été évoqué lors de la précédente réunion. Nous regrettons que le travail au sein de ces instances de concertation ministérielle, la FIP n’est pas la seule, soit souvent rendu difficile par l’envoi tardif des documents. C’est encore le cas aujourd’hui. Mais si cela devait se résumer à une simple consultation par internet, il n’y aurait plus aucun intérêt à y participer. Ces instances n’ont déjà qu’un caractère consultatif, la décision de la ministre d’imposer la mise en place du protocole d’expérimentation sur le binôme salarié/employeur dans les CPC [commissions paritaires consultatives] en est une nouvelle preuve, mais nous insistons pour qu’elles soient réunies.

L’ordre du jour porte aujourd’hui sur plusieurs points réglementaires d’organisation des examens du baccalauréat professionnel et du BEP. Nous ne développerons pas, une nouvelle fois, toute l’argumentation justifiant notre opposition à la généralisation du CCF, nous l’avons fait à de nombreuses reprises lors de la FIP ou lors du CIC, qui la précédait.

Néanmoins la présentation par la directrice générale de l’enseignement scolaire, Florence Robine, de l’arrêté instituant le Contrôle en Cours de Formation de français, histoire-géographie, éducation civique est en elle-même très parlante.
Je cite « Cette disposition, souhaitée par le cabinet de la ministre, permettra de faciliter l’obtention du BEP ». C’est là tout le problème avec le CCF.

Doit-on permettre aux candidates et candidats d’atteindre le niveau de qualification requis pour un diplôme de niveau V ou doit-on se contenter d’en faciliter son obtention, quel que soit le niveau réel des candidats ?

Aujourd’hui, le ministère utilise le CCF comme instrument de régulation du taux de réussite aux examens. On supprime une année de formation dans le cursus du baccalauréat professionnel mais regardez cela n’a aucune incidence sur le taux de réussite du baccalauréat !

Les CCF sont là pour masquer les lacunes des élèves, les programmes non terminés faute de temps. Les Inspectrices ou Inspecteurs, comme les Personnels de direction font régulièrement pression sur les enseignants pour que les résultats soient honorables, les témoignages qui nous remontent sont nombreux : c’est si facile avec des CCF élaborés par les enseignants eux-mêmes.

Cette politique est à court terme et ne trompe pas grand monde, pas plus les enseignant-e-s que les responsables d’entreprise qui constatent le décalage entre le niveau théorique et le niveau réel. On ne peut pas faire d’économie sur le temps de formation sans en payer le prix sur le niveau de qualification.

A propos des textes qui sont présentés, on pourrait dire : un pas en avant, deux pas en arrière.

On abandonne en baccalauréat professionnel les CCF de Prévention Santé Environnement (PSE), d’éco-gestion et d’éco-droit, pour revenir à des épreuves ponctuelles, et nous nous en félicitons, mais dans le même temps on abandonne l’épreuve ponctuelle de français, histoire-géographie, éducation civique du BEP pour l’organiser en CCF. Ainsi Le BEP devient un diplôme « maison » entièrement en CCF élaborés, évalués par les seuls enseignants du lycée. N’y a-t-il pas meilleure méthode pour finir de lui enlever le peu de reconnaissance nationale qui lui reste après la réforme du bac pro en 3 ans et l’instauration du diplôme intermédiaire ?

La généralisation du CCF a été une pièce maitresse de la réforme du bac pro en 3 ans que le ministère appelle « rénovation de la voie professionnelle ». Le bilan de celle-ci, comme de celui de la réforme de la voie technologique et de la voie générale, demandé depuis de nombreux mois par la CGT et d’autres organisations syndicales, devait commencer mardi. Nous avons appris vendredi, par l’AEF (!) que la réunion était reportée. Combien de mois faudra-t-il encore pour que le ministère accepte de s’interroger et entende les organisations syndicales sur les conséquences désastreuses des réformes mises en place par les gouvernements précédents, notamment celle du bac pro 3 ans et de la voie STI2D ?


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED