Plan numérique à l’École : des écrans de fumée ?

lundi 11 mai 2015
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Le président de la République a annoncé, jeudi 7 mai 2015, une enveloppe d’un milliard d’euros sur trois ans pour financer un plan numérique, douzième version depuis 2000 qui avait déjà été détaillée en septembre 2014. Un tiers sera financé par le programme d’investissements d’avenir et 650 millions seront versés par l’État. Pour la CGT Éduc’action, ce financement doit se faire sur des ressources nouvelles et non par un prélèvement sur le budget de l’Éducation nationale.

Ce plan qui cible le collège, s’intègre dans la mise en œuvre de la très contestée réforme du collège. Il repose sur trois éléments : l’équipement, la formation, les ressources. Les perspectives de production de ressources pédagogiques restent relativement floues. L’objectif annoncé est de parvenir, d’ici trois ans, à ce que tous les collégiens puissent disposer d’une tablette numérique, financée par l’État à hauteur de 50 %, le reste à la charge des collectivités départementales...

Aucune annonce particulière n’a été faite concernant les moyens humains pour la mise en œuvre de ce plan. Les collègues référents numériques de l’établissement percevront une rémunération de 0,25 IMP (Indemnités pour Missions Particulières), soit 312,50 € par an. Ces IMP représentent une somme dérisoire et ne répondent pas à la problématique du suivi technique et pédagogique des outils numériques. Les établissements ont besoin de personnels formés et déchargés de leurs autres missions, alors que, dans le même temps, nous constatons que les équipes académiques des DANE (Délégation Académique au numérique Éducatif) subissent, pour la plupart, une diminution de leurs moyens.

Enfin, ce plan numérique n’interroge pas les finalités pédagogiques du tout numérique. Comme si équiper en ordinateur tous les collégiens de France était la solution miracle aux difficultés des élèves. Cela ressemble à un cadeau aux entreprises qui seront chargées de fournir ces équipements. Rappelons le fiasco du système SIRHEN de gestion de ressources humaines, confié au privé, ayant coûté plusieurs dizaines de millions d’euros, sans aucun résultat.

La CGT Éduc’action prend acte de ces annonces. Elle rappelle que l’urgence est à une réelle amélioration des conditions d’étude des élèves et de travail des personnels, ce qui passe par plus de moyens humains, que le gouvernement dit ne pas pouvoir financer.

Montreuil, le 11 mai 2015


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Brèves

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Suite au mouvement de grève initié le 22 Mars 2018, et devant l’absence de réponses favorables de la direction du CH du Rouvray et de l’ARS, des agents du Centre Hospitalie du Rouvray occupent les locaux de l’administration à partir du Mardi 22 Mai 2018.
ILS SONT EN GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE.
L’intersyndicale demande : la suppression définitive des lits supplémentaires qui constituent une suroccupation chronique de l’hôpital, une solution immédiate au problème des patients mineurs hospitalisés en unités « adultes », un renforcement des effectifs, l’arrêt des fermetures des structures extra-hospitalières. Venez nombreux soutenir les personnels en grève de la faim.
Apportez votre soutien financier
Signez la pétition

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .