Contre l’autonomie/mise en concurrence des collèges, toutes et tous en GREVE le 11 juin

vendredi 5 juin 2015
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Malgré la réussite de la journée de grève du 19 mai, avec plus de 50 % de grévistes dans les collèges, le gouvernement a publié le décret et l’arrêté mettant en œuvre la réforme pour la rentrée 2016. La mobilisation doit se poursuivre.
Car, la réforme poursuit une vision de plus en plus inégalitaire de l’Ecole. Alors que le collège unique a toujours manqué des moyens nécessaires à la démocratisation pour que toutes et tous réussissent, le gouvernement opte pour une réforme sans moyens au service de l’idéologie libérale. La logique reste plus que jamais celle du socle et des compétences, au service du patronat, et d’une Ecole à deux vitesses.

L’autonomie au service de la concurrence

Les horaires hebdomadaires du cycle 4 (5e à 3e), seront indicatifs. Le Conseil d’Administration pourra modifier la grille dans la limite de l’enveloppe globale disciplinaire prévue sur 3 ans, tout en respectant l’horaire hebdomadaire maximal des élèves. C’est la même logique que celle de la réforme du Bac pro que la CGT Éduc’action rejette.

20 % des horaires enseignants seraient distribués par le chef d’établissement sur avis du conseil pédagogique.

  • Enseignements complémentaires (3 h d’AP en 6e, 4 h pour l’AP et les EPI en 5e, 4e et 3e).
  • Heures d’accompagnement personnalisé (AP) Elles seront intégrées aux heures disciplinaires. Les choix des disciplines concernées et des contenus seront laissés aux établissements.
  • Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) Les élèves suivront au moins 2 thèmes par an et au moins 6 sur les 3 années du cycle, sans moyens dédiés. La mise en place concrète sera à la charge de l’établissement. Comme les élèves ne seront pas sûrs de suivre l’ensemble des thèmes, pourtant intégrés aux programmes, on peut craindre la création de filières larvées et la relativisation du caractère national des programmes, donc du collège unique. Si la CGT Éduc’action est favorable au travail inter-disciplinaire, les EPI ainsi imposés, faute de moyens et de formations, ne le permettront en aucun cas : ils risquent de dégrader les conditions de travail des collègues et d’opposer interdisciplinaire et disciplinaire, à l’inverse du but annoncé.
  • Heures de « marges professeurs » (Rentrée 2016 : 2,75 h/classe ; rentrée 2017 : 3 h). Elles ne suffiront pas au travail à effectifs réduits. Pire, le maintien d’un enseignement de langues anciennes ou régionales LV3 dépendrait aussi de ces marges. Globalisées, sans fléchage national, elles feront endosser aux personnels la gestion de la pénurie, engendrant une concurrence malsaine entre disciplines.

Mais encore…

  • Fusion des horaires scientifiques en 6e Là encore, c’est amener la concurrence entre les disciplines, tout en faisant des économies. Les collègues subiront une forte pression pour travailler en transdisciplinarité, ce que rejette la CGT Éduc’action.
  • Risque d’annualisation des horaires d’enseignement artistique La grille horaire fait état de la possibilité de semestrialisation. Cela va permettre aux chefs d’établissement de l’imposer sans l’accord des collègues.

La difficulté scolaire oubliée

L’accompagnement personnalisé en classe entière ne saurait être une réponse à cet enjeu majeur.
On le fait dans les lycées depuis 2010, avec, pour résultats :

  • des contenus vagues que les établissements adaptent sans cadre national, bénéficiant à peu d’élèves,
  • une mise en œuvre difficile compte tenu de l’absence de formation spécifique pour les enseignants,
  • une accentuation des inégalités entre les différents établissements. Pour la CGT éduc’action, l’accompagnement personnalisé, sous cette forme, doit être supprimé.

Pour des moyens qui assurent un fonctionnement correct du collège !

Imposons des choix politiques favorisant ce bien public qu’est l’école et non des cadeaux faits à la finance et au patronat.
Les moyens dégagés devront surtout permettre de baisser le nombre d’élèves par classe, auquel la réussite des élèves est fortement liée, de maîtriser vraiment l’hétérogénéité en renforçant la remédiation.
La CGT Éduc’action revendique :

  • un nombre maximal de 20 élèves par classe et 15 en éducation prioritaire,
  • des personnels en nombre suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins (Aed, CPE, COP, personnels administratifs, de laboratoire, de santé et sociaux),
  • des moyens pour travailler en groupes à effectifs réduits, selon un cadrage national.

La CGT Éduc’action exige l’abrogation de la réforme et l’ouverture d’une véritable consultation pour une réforme qui permette la réussite de toutes et tous. C’est pourquoi, elle appelle les personnels du second degré à se mobiliser et à construire le rapport de force qui permettra de faire reculer le ministère.

Dans un premier temps, cela passe par LA REUSSITE DE LA GREVE DU 11 JUIN


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED