CTA du 22 juin : déclaration de la CGT Educ’action

jeudi 25 juin 2015
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La rentrée 2015 s’annonce encore comme celle d’une nouvelle offensive du gouvernement contre les fonctionnaires et les personnels de l’Education nationale en particulier, à travers la fusion des académies de Caen et de Rouen, la réforme du collège et des suppressions de postes qui se poursuivent.
Concernant le point sur la régionalisation et l’organisation des services académiques, le peu d’information des documents qui nous ont été envoyés, et l’absence de réponse aux questions sur ce point lors du dernier CAEN, nous laissent plus que perplexes.
Nous rappelons notre totale opposition à la réforme de la territorialisation et donc à la fusion des académies. Celle-ci s’opère principalement pour des raisons budgétaires qu’impose l’austérité. Malgré les annonces « rassurantes » de la Ministre, à l’échelle de l’éducation comme dans d’autres secteurs, le but est de « rentabiliser » les moyens en liquidant ou en dégradant les missions remplies mais aussi de faire des « économies » sur le dos des personnels de l’éducation. Cette rentabilité se fera une fois du plus en s’attaquant aux conditions de travail des salariés. C’est une évidence qu’à plus ou moins long terme il y aura de nombreuses conséquences négatives en terme de fusion de services et de fermeture de sites, de mobilité forcée des agents, de suppression d’emplois, de flexibilité accrue... Lorsque l’on connaît le peu de cas que font les services académiques du travail des CHSCT, on ne peut que craindre que toutes ces réorganisations soient effectuées avec l’opacité habituelle.
De plus, nous pouvons être très inquiets pour l’enseignement professionnel. Même si les annonces gouvernementales prétendent que « L’objectif n’est pas la régionalisation de l’enseignement », le MEDEF dont les idées sont souvent reprises par le gouvernement a déjà proposé la régionalisation des professeurs de l’enseignement professionnel. La nouvelle étape de la décentralisation en fournira peut être l’occasion.
La politique du Ministère contre le collège unique confirme le fait que nous ne pouvons pas avoir confiance dans les « engagements » des uns et des autres. La Ministre a répondu par le mépris aux fortes mobilisations du 19 mai et du 11 juin, en utilisant les méthodes de « passage en force » qu’ils condamnaient hier.
Nous demandons l’abrogation du décret « réforme du collège ». L’atout séduction des 4000 ETP ne prend pas. Si, et seulement si ces ETP sont créés, ce dont nous pouvons douter, (Rappelons que 39 postes ont été supprimés dans les collèges de l’académie pour la prochaine rentrée), ce chiffre ne ferait au final qu’une moyenne de 10h00 par établissement. Et cette réforme ne s’attaque pas au problème des effectifs par classe qui qui est une des principales sources de la difficulté scolaire. La CGT éduc’action revendique, à tous les niveaux de la scolarité, des maximas de 15 élèves par classe en éducation prioritaire et de 20 hors éducation prioritaire.
L’AP, les enseignements pluridisciplinaires vont mettre en concurrence les disciplines entre elles vont aggraver l’échec scolaire en multipliant des structures sans cadre, inefficaces et qui ne correspondront pas à des enseignements disciplinaires. Et les heures de « marges » vont accroître fortement l’autonomie des établissements. Une partie des enseignements sera « à la carte » et permettra une sélection encore plus forte des enfants. Cette réforme va augmenter les inégalités, à l’image de l’enseignement des langues anciennes et régionales qui en disparaissant en tant qu’option, est voué à l’extinction dans des collèges dont on peut craindre que ce seront majoritairement ceux des quartiers les plus populaires. C’est tirer une fois de plus à boulet rouge sur la volonté d’offrir à tous les enfants une éducation ambitieuse. Quant aux classes euros et bi-langues, si le ministère se souciait réellement de combattre l’élitisme, il suffisait d’en implanter dans chaque collège et de les ouvrir à tous les élèves qui en font la demande. Et le ministère ne semble pas avoir pris en considération les conséquences pour les enseignants de langue et de lettres classiques.
Pour les personnels, la note va être salée, mais c’est là aussi le but recherché : continuer les attaques sur notre statut et nos conditions de travail. Les enseignements interdisciplinaires, la fusion des horaires de sciences en 6° permettent d’avancer à nouveau sur la bivalence des enseignants à laquelle nous sommes opposés. De même, la création d’une marge de 20% des enseignements au choix d’un établissement est une manière détournée de rendre un peu plus flexible encre les enseignants, en plus de les mettre en concurrence.
Enfin, les problèmes ne se limitent pas au seul niveau collège. Tous les secteurs de l’éducation sont attaqués sous de nombreux aspects depuis plusieurs années : réforme des rythmes scolaires, précarité, CCF, fermetures de filières en lycées professionnels, réforme du lycée, dégradation des conditions d’enseignement, IMP, multiplication des missions obligatoires, menaces sur les SEGPA, réforme de l’éducation prioritaire etc....
C’est également le cas des services de vie scolaire. Plusieurs lycées subissent des suppressions d’emplois d’Aed. La politique de redéploiement va se traduire par des licenciements (hypocritement appelés « non renouvellement ») ou par des baisses de salaires (conséquence d’une réduction des quotités horaires pour rendre un ETP).
Pour toutes ces raisons, nous nous mobiliserons dès la rentrée pour un mouvement de grève de tous les personnels de l’Education Nationale, afin d’obtenir l’abrogation du décret « réforme du collège », mais aussi un véritable plan de recrutement 80 000 personnels titulaires et l’abrogation des réformes qui s’attaquent aux statuts et aux conditions de travail des salariés et mettent à mal le système éducatif.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.