Fusion d’académies : où en est-on ?

mardi 30 juin 2015
par  Luc De Chivré
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Fin mai, Najat Vallaud Belkacem a annoncé qu’il y aurait au maximum 5 fusions d’académie qui accompagneraient la loi de territorialisation. Les académies de Rouen et de Caen font partie des académies qui devraient fusionner.

Le comité technique académique de Rouen, et une réunion entre les deux recteurs et les organisations syndicales des deux académies, ont permis d’en savoir un peu plus, et surtout d’avoir confirmation que la fusion était déjà bien engagé, et que les deux recteurs y avaient déjà bien réfléchi.
Lors du CTA du 22 juin, Mme le Recteur n’a pas voulu annoncer que la fusion des deux académies était en cours, et nous a renvoyé à la feuille de route du ministère qui sera dévoilé en juillet. Tout juste s’est elle bornée à nous dire que la fusion était « plausible ».
Pourtant, le rythme des réunions entre les Recteurs de Caen et de Rouen, la nomination officielle d’un Recteur coordonnateur qui serait celui de Caen, la création d’un site commun aux deux académies et l’organisation déjà bien avancée du fonctionnement des services académiques nous font penser que la décision est prise et que les académies de Caen et de Rouen ne seront plus qu’une seule académie à l’horizon 2018.
Le rectorat de Rouen a déjà annoncé que le scénario « plausible » serait celui de services académiques avec deux bi-sites spécialisés en pôles de compétences. En clair, les deux rectorats seraient conservés et chacun se spécialiserait. En mars, le rectorat donnait comme exemple deux pôles de compétences précis : gestion des personnels et organisation des examens. Et rapidement, Mme la Recteur, tout comme Mme la Ministre, nous assure qu’aucune mobilité ne sera forcée, et que la mobilité fonctionnelle sera accompagnée de la formation nécessaire. Mais dès qu’on va un peu plus loin et que se pose la question des personnels à qui on va forcément demander de suivre le pôle de compétences pour lequel ils ont acquis de l’expertise au fil des années, et de la proposition qui leur sera naturellement faite de changer de site, la réponse est bien plus évasive quant aux possibilités de refuser ce poste. Au lieu d’une réelle confirmation que le refus serait possible et sans conséquence, il a fallu se contenter d’une phrase énigmatique : « le pire n’est pas toujours à craindre »
La question de la carte des formations en lycée est elle aussi bien avancée, et cela même si les académies ne fusionnent pas, nous a-t-on précisé. Dès la rentré 2016, elle sera révisée de manière à éviter les incohérences, à savoir les « doublons » dans les formations. On voit poindre ici le risque évident de fermetures de filière, notamment dans les lycées professionnels des zones « frontalières » entre la Haute et la Basse Normandie. Devant cette annonce, le ministère devrait avoir du mal à tenir son engagement de préservation d’emplois, mais c’était une évidence, alors que la politique d’austérité adoptée par le gouvernement impose toujours plus de fermetures de filières, de sections, de classes. Nous sommes d’ailleurs très inquiets pour l’enseignement professionnel, le MEDEF dont les idées sont souvent reprises par le gouvernement ayant déjà proposé la régionalisation des professeurs de l’enseignement professionnel. La nouvelle étape de la décentralisation en fournira peut être l’occasion.
Enfin, une dernière annonce présentée comme certaine. Pour les personnels enseignants et administratifs, l’ensemble des procédures de mutations, de recrutement, seront maintenues dans l’état actuel pendant 3 ans. Un petit bémol cependant pour les TZR, puisqu’à la même réunion nous avons appris que le cadrage national n’était pas finalisé. Et puis que se passera-t-il au bout des trois ans ?
Nous rappelons notre totale opposition à la réforme de la territorialisation et donc à la fusion des académies. Celle-ci s’opère principalement pour des raisons budgétaires qu’impose l’austérité. Le but est de « rentabiliser » les moyens en liquidant ou en dégradant les missions remplies mais aussi de faire des « économies » sur le dos des personnels de l’éducation. C’est une évidence qu’à plus ou moins long terme il y aura de nombreuses conséquences négatives en terme de fusion de services et de fermeture de sites, de mobilité forcée des agents, de suppression d’emplois, de flexibilité accrue...et que toutes ces réorganisations se feront avec l’opacité habituelle.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.