POUR L’ABROGATION DE LA REFORME DU COLLEGE ! Ensemble dès la rentrée contre la politique d’austérité ! CONSTRUISONS LA GREVE !

mercredi 2 septembre 2015
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Durant juillet août, le gouvernement a continué ses attaques contre le monde du travail et l’ensemble des salariés : la loi Macron s’attaque sans retenue aux code du travail a été entérinée, les services publics vont être sous attaque avec la loi de territorialisation qui s’accompagne de fusions diverses, avec des suppressions d’emplois et déjà 10000 fonctionnaires menacés de mutation forcée, selon Le Monde du 12 août.

Pour l’abrogation de la réforme du collège !
Les mois de Mai et de Juin ont été marqués par des mobilisations massives contre la réforme du collège mais aussi par la détermination du gouvernement qui n’a rien lâché au lendemain du 19 mai. Mais celles-ci ne se sont pas étendues à toute l’éducation, malgré les votes des AG de l’académie. Il y a pourtant de très bonnes raisons pour que tous les personnels de l’éducation entrent dans l’action. La réforme du collège a confirmé les choix faits par le gouvernement : gérer l’austérité, aggraver les différences sociales (la fin des options et classes bi-langues va enterrer définitivement les possibilités d’une éducation ambitieuse dans les quartiers populaires, les quelques structures d’aide encore existantes vont disparaître définitivement...) et accentuer la sélection des enfants avec le socle commun. Cette réforme est dans la droite ligne de ce qui s’est fait depuis plusieurs années que ce soit dans le primaire avec les réformes des rythmes scolaires et les RASED perpétuellement attaqués, au niveau des lycées avec les fermetures de filières notamment dans l’enseignement professionnel qui souffre aussi de la concurrence accrue avec l’apprentissage, ou à tous les niveaux avec la sortie de nombreux établissements de l’éducation prioritaire.
Réduire les effectifs et redonner des moyens  
Le gouvernement ne veut pas s’attaquer au levier majeur pour la réussite des élèves : celui des effectifs par classe pour arriver à des maximas officiels de 20 et de 15 en éducation prioritaire, et d’un véritable plan de recrutement de 80000 personnels d’éducation. En cause la politique d’austérité imposée par des choix capitalistes pour une hypothétique relance au détriment des salaires, des conditions de vie, des services publics. Et ça craque maintenant de partout, occasionnant de plus en plus de violence sur nos lieux de travail et une multiplication de situations d’échec scolaire.
Construisons un mouvement de grève durable jusqu’au retrait de la réforme
Les attaques pleuvent. Le moment est venu de stopper la politique d’austérité dont on voit les ravages qu’elle cause dans d’autres pays comme la Grèce. Les semaines qui viennent donneront l’occasion d’imposer un grand coup d’arrêt à la politique de casse de l’éducation, des services publics et aux attaques contre les salariés du public ou du privé. Après deux journées de grève conséquente, les directions syndicales nationales de l’éducation portent la responsabilité de la construction d’un fort mouvement de grève de toute l’éducation à l’issue de la journée de grève du 17 septembre à l’appel de l’intersyndicale nationale (SNES-FSU, SNEP, FO, CGT, SUD, FAEN) et jusqu’au retrait de la réforme du collège. Une grève massive qui serait un point de départ d’un mouvement d’ampleur et qui aurait comme perspective une mobilisation l’ensemble des salariés du public et du privé, permettrait de « relancer la machine » mise en route en mai-juin. Mais sans attendre, les premières AG doivent préparer et construire ce mouvement, poser la question de la continuité de l’action à l’issue d’une première journée de grève, et de la mobilisation d’ici là. Dès juin 2015 la CGT éduc’action 27 avait appelé à la grève à la rentrée et la CGT éduc’action 76 à construire une grève le 10 septembre. Vu l’ampleur des attaques, c’est une mobilisation nationale qu’il faut construire et l’enjeu est de faire du 17 septembre une puissante journée de grève de toute l’éducation avec des suites durables.

Les syndicats FSU, CGT et Solidaires appellent à la mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre pour les salaires, les conditions de travail. Mettons d’ici là en avant notre détermination et notre volonté de bloquer l’économie avec les salariés du privé à l’occasion d’une véritable journée de grève, et de construire un mouvement d’ampleur pour gagner sur nos revendications.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.