Loi Cazeneuve : nouvelle régression.

vendredi 28 août 2015
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communiqué fédéral

La loi Cazeneuve, adoptée par les députés le 23 juillet, et qui sera examinée par le Sénat ces prochaines semaines, reste dans la logique de « l’immigration choisie » et jetable. Pire : elle aggrave la législation existante pour les salariés et, parmi eux, les personnels non européens de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture.

Ainsi le titre de séjour « salarié », renouvelable une fois en cas de perte involontaire d’emploi, sera soumis, non plus à un contrat de travail d’au moins un an, mais à un CDI ! Or, dans l’Éducation nationale par exemple, un contractuel commence avec des CDD et le collègue ne peut accéder au CDI qu’au bout de 6 années d’ancienneté au minimum. Concrètement, si la loi Cazeneuve est adoptée en l’état, au moment de renouveler son titre « travailleur temporaire », l’enseignant étranger qui ne serait affecté sur une suppléance qu’au cours du mois de septembre, voire en octobre, voire plus tard, deviendra sans-papiers. Précariser le séjour pour précariser le travail et vice-versa : tel serait le résultat. Nous serions rendus à une situation plus dégradée encore que celle des « maîtres auxiliaires étrangers » à l’époque de Pasqua !

La possibilité d’accéder à un titre « pluriannuel » ne doit pas faire illusion. L’étranger sera soumis à un contrôle permanent par les Préfets avec le concours des administrations, organismes sociaux, établissements scolaires ou entreprises, pour vérifier si les conditions de délivrance sont toujours remplies. Directeurs d’école et chefs d’établissements seront obligés de « renseigner » les préfectures à leur demande. Avec les personnels, nous refusons de devenir des auxiliaires de contrôle au service des préfectures, nous rejetons toute forme de « délation institutionnalisée » de nos élèves ou de leur famille ! Notre priorité, au contraire, est le droit à l’éducation et à la formation pour tous !

Monsieur Cazeneuve se vantait, dans sa circulaire du 22 juillet : « Les éloignements contraints ont augmenté de 13% depuis 2012 [...]. Ces résultats doivent encore être amplifiés ». Et en effet, des parents d’élèves, des lycéens ont été placés en rétention et parfois « contraints à l’éloignement ». Loin d’une rupture avec les politiques anti-immigrés et les discours xénophobes qui se sont particulièrement déchaînés sous Sarkozy, loin d’une refonte courageuse du CESEDA (code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), la loi Cazeneuve est en fait une régression.

Montreuil, le 28 aout 2015


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.