« Une rentrée pour brûler le Code du Travail ou faire échec à l’austérité ? »

samedi 29 août 2015
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7 Jours Filpac Cgt n° 1 - 28 août 2015

Leur stratégie ?

« Puisque le chômage augmente grâce à nos licenciements massifs et quotidiens et qu’il nous donne un bon rapport des forces pour tout casser, nous, patrons du Medef, exigeons qu’on brûle le Code du travail. Qu’on en finisse avec le droit social, laissez-nous jouir sans entrave de nos profits et de nos spéculations. » Telle est la rentrée du Medef. Macron, invité vedette du patronat, a reçu 5 sur 5 le message.

« Mes priorités, à moi, le gouvernement de la France, sont les suivantes : brûler le Code du Travail comme le préconisent Badinter et Lyon-Caen, remplacer les conventions collectives ayant valeur de loi par des accords locaux et aléatoires d’entreprise, selon la mission Combrexelle, et développer le chômage technologique par la numérisation généralisée de la société. » Telle est la rentrée de Valls, résumée par un ordre de bataille antisociale, communiqué le 25 août au journal de LVMH, Les Échos.

Alignée sur la politique d’austérité menée par l’Union européenne, la France du libéralisme refoule et expulse la misère du monde. Elle participe au carnage en Méditerranée, soutient la dictature hongroise et toutes les initiatives dans l’édification des murs anti-immigrés. La réponse aux femmes et aux hommes aux abois, c’est de lâcher la police à Vintimille et devant le tunnel sous la Manche. La gomme cogne remplace la terre d’asile… C’est par là que la politique de Hollande conforte celle du Front national.

Notre stratégie ?

Chercher le « dialogue social » là-dedans est soit un contresens soit une stratégie de collaboration. Cessons de faire semblant ! La politique du gouvernement est antisociale, nous devons y répondre globalement. Faire échec à la politique d’austérité du gouvernement, tel est l’impératif stratégique. La mécanique libérale emporte tout avec brutalité et inhumanité. Il y aurait une revendication à privilégier alors que toutes sont d’actualité : salaires, protection sociale, emploi, logement, santé ? Alors ?

C’est toute une politique qui nie et rejette les besoins des salariés, chômeurs et retraités qu’il faut expulser, pas les immigrés ! Notre capacité d’entraînement des salariés dans la mobilisation dépend de notre détermination globale contre l’austérité. De belles luttes sont menées. Leur seul défaut est leur isolement et le manque de solidarité autour d’elles. Donc ? Rebâtir la solidarité entre victimes de l’austérité c’est prendre la rentrée par le bout de la lutte globale contre la politique libérale de l’Union européenne appliquée à notre pays.

L’heure est à la convergence, au rassemblement pour être efficace. Cet impératif est contradictoire avec la multiplication des dates d’action, leur sectorisation, et la dilution des revendications. Chacune et chacun doit défendre ses objectifs revendicatifs dans un cadre global de reconstruction du rapport des forces contre l’austérité gouvernementale. Ce gouvernement n’est pas le nôtre, ce système libéral porte en lui le chômage contre la Finance porte en elle la spéculation. Combattons-les.

Ne semons aucune illusion sur le dialogue social, il n’y en a pas ! Se négocie dans l’ombre du mois d’août la fin des conventions collectives dans le cadre de la mission Combrexelle. Qui mandate qui pour y participer ? Se tracte dans les couloirs des ministères la fin de l’Agirc et de l’Arrco, pour s’en servir de levier contre le régime général des retraites. Pourquoi ne pas y répondre ? Se prépare à Paris fin septembre une farce nommée « congrès de la Confédération européenne des syndicats », où les maîtres de l’Union européenne congratuleront les représentants du syndicalisme domestiquée et institutionnalisé.

Notre Cgt doit se rassembler autour d’un objectif correspondant aux intérêts de toutes et tous. En finir avec l’austérité, telle est la condition pour qu’à la rentrée nous mettions fin au délitement de notre crédibilité. Ensemble, pour gagner contre l’austérité ! Tout est encore possible !


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.