SEP du lycée Brassens (Neufchâtel), un exemple du mépris et de l’incurie du Rectorat.

mercredi 23 septembre 2015
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Le manque de moyens, on connaissait. Arrive maintenant le stade du mépris et du grand n’importe quoi.

Demande d’allègement de service pour raison de santé : 2 mois sans répondre, 24h pour dire non !

Souffrant d’une sclérose en plaques, une collègue de Lettres-Histoire demandait un allègement de service de 6h pour raison de santé, le Rectorat lui en a octroyé 3h. Notre collègue a alors demandé, fin juin, un rendez-vous d’urgence avec le médecin de prévention du Rectorat, lettre de son neurologue à l’appui. Au 13 septembre, il n’y avait aucune réponse, pas même un accusé de réception. Le 14 septembre, nous rencontrons le Rectorat qui nous dit qu’il va « réouvrir le dossier ». Le lendemain 15 septembre, la collègue reçoit un courrier lui expliquant que sa demande était rejetée ! Sans même une explication, sans même prendre la peine de la convoquer pour l’entendre, sans même que le médecin du Rectorat juge bon de la rencontrer ! Voilà qui témoigne d’un incroyable mépris pour une travailleuse handicapée qui veut simplement travailler.
Résultat, avec un service trop lourd, notre collègue risque de ne pouvoir assumer la charge de travail, de s’arrêter et d’être remplacée… ou pas.
Car le Rectorat, incapable de fournir des remplaçants en Lettres-Histoire (la matière la plus enseignée en LP), en est à faire appel à des retraités.

Priorité à l’apprentissage des langues ? Du vent.

Sur notre demande d’un demi-poste en Anglais, le Rectorat et la Proviseure se renvoient la balle, tandis que les cours, à ce jour, ne sont toujours pas dédoublés dans cette matière qui prépare pourtant à un examen oral. Suite à notre pression depuis février dernier et en cette rentrée, la Proviseure vient d’avouer que 5,5 heures étaient disponibles pour la SEP et que nous pourrons les utiliser ! On attend désormais qu’elle passe (enfin) à l’acte. C’est la plus grande opacité qui règne, et nous avons l’impression, comme nos collègues du site général, que les intérêts de notre établissement et de nos élèves ne sont absolument pas défendus au Rectorat.

Remplacement en Electrotechnique, on nous affecte… un collègue arrêté pour longue maladie.

En électrotechnique, 27 heures n’étaient pas assurées à la rentrée. Un TZR a donc été nommé… pour 9 heures au départ. Pourquoi seulement pour 9 heures ? Parce que le Rectorat nous a affecté un stagiaire 18h… en longue maladie depuis l’année dernière, dont tout le monde savait qu’il ne pourrait reprendre son travail. Bravo les artistes ! Suite à notre mobilisation, le TZR va donc prendre 18h (et ça n’a pas été simple) et les 9 heures restantes seront comblées par un contractuel, si tant est qu’on en trouve un. Car dans cette matière également, plus de remplaçant. Provisoirement, les collègues d’électro feront des heures supplémentaires pour que les élèves ne souffrent pas de l’incurie rectorale.

Ah, pour terminer, un collègue de Maths-Sciences s’est blessé. Résultat : un mois d’arrêt. Sera-t-il remplacé (une semaine après l’accident, il ne l’est toujours pas) ? Les paris sont ouverts.

Section CGT lycée Brassens.


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel