Réfugiés de Syrie et d’ailleurs, Soyez les bienvenus !

lundi 28 septembre 2015
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texte adapté à partir d’un tract de la Cgt Saint-Gobain

Des barbelés à perte de vue, des patrouilles de soldats parés au combat… pour refouler sans ménagement hommes, femmes et enfants, des familles entières au bord de l’épuisement qui fuient la guerre et la misère, les canaliser et faire le tri entre les bons et les mauvais migrants, entre ceux qui vont pourvoir aux besoins des économies européennes et rentrer dans les quotas pays par pays et ceux qui sont jugés inutiles et présentés comme des profiteurs, des parasites pour nos systèmes de protection sociale.

Voilà ce que les média nous donnent à voir en boucle quand dans le même temps gouvernements et patronats font leur course et tentent de redorer leur blason en désignant les migrants dont ils ne veulent pas comme responsables des problèmes. C’est insupportable, et ce d’autant que ça a de l’écho comme on le constate dans les discussions autour de nous.
Sur la question du travail et du logement en particulier, beaucoup s’interrogent, celles et ceux qui sont frappés par la crise, qui enchaînent les boulots précaires pour un salaire de misère, subissant travail de nuit ou à la chaîne, contraints d’aller habiter toujours plus loin, submergés par les difficultés de la vie.

A celles et ceux qui disent : « On ne peut pas accueillir tout le monde » La réalité, c’est…

… que pour faire face à la crise actuelle, l’engagement de la France est bien maigre, accueillir 24 000 réfugiés sur 2 ans ! A cela, rien de bien surprenant car en matière d’asile d’une façon générale, si la France est le 4ème pays le plus demandé en Europe, après l’Allemagne, la Suède et l’Italie, c’est elle qui a la politique la plus répressive puisqu’elle ne répond positivement qu’à 30% des demandes d’asile qu’elle examine. C’est bien moins que l’Allemagne -49% de réponses positives- et loin derrière l’Italie -59%- et la Suède -83%-. Le mythe d’une France « terre d’accueil » est entretenue à dessein ; il sert dans la période à justifier le regain dans la chasse aux Sans-Papiers, à poursuivre le harcèlement des populations Rroms et à intensifier l’expulsion des migrants déjà présents en France comme encore la semaine passée à Paris avec l’évacuation de deux campements où vivaient environ 800 personnes, devant la mairie du 18ème arrondissement et dans le quartier de la gare d’Austerlitz, ou encore à Saint-Ouen en Seine Saint Denis où une trentaine de réfugiés syriens, dont une dizaine d’enfants, ont été violemment évacués par la police du square qu’ils occupaient.

La réalité, ce sont les déclarations de Valls qui veut rétablir les frontières, ce sont les déclarations de Hollande qui appelle à la création de camps en périphérie de l’Europe où les réfugiés syriens seraient parqués puis renvoyés chez eux dès que la situation en Syrie serait apaisée. Quel cynisme ! Comment imaginer qu’un conflit qui dure depuis 4ans1/2 et a déjà fait plus de 300 000 morts et 4 millions de réfugiés –pour l’essentiel au Liban- prenne fin dans un avenir proche.

A celles et ceux qui croient que : « Des réfugiés en plus, c’est du travail en moins alors que le chômage fait déjà des ravages » La réalité, c’est…

… qu’il n’y a pas de lien entre le nombre d’immigrés en France et le nombre des travailleurs privés d’emploi. Les immigrés représentent aujourd’hui environ 7% de la population résidant en France et ce chiffre est stable depuis le début des années 30, alors que la situation de l’emploi au cours de cette période a, elle, radicalement changé. En fait les immigrés dans leur grande majorité ont toujours été les travailleurs dont l’industrie française a eu besoin.
Les mécanismes du chômage sont tout autres. Ce qui engendre destructions d’emplois et licenciements, ce sont les crises qui secouent régulièrement l’économie, c’est la concurrence féroce que se font entre eux les groupes industriels qui les pousse à la recherche incessante de gain de productivité et entraîne restructuration et fermeture de boîtes.
Les travailleurs immigrés qu’on trouve en masse sur des postes peu ou pas qualifiés en sont les principales victimes. Que l’on soit immigré ou français d’origine ne change rien à l’affaire : pour faire face aux menaces sur l’emploi, il n’y a qu’une solution, la lutte déterminée ! Et pour se donner toutes les chances, il faut lutter tous ensemble sur la base de nos intérêts communs, contre ceux qui exploitent notre travail pour leur propres intérêts.

A celles et ceux qui pensent que : « Tous ces réfugiés, il va bien falloir les loger, et nous ça fait déjà tellement longtemps qu’on attend un logement » La réalité, c’est …

… que des logements il y en a. Les statistiques officielles en dénombrent jusqu’à 2 millions d’inoccupés et qui le restent malgré des lois de réquisition votées mais que les pouvoirs publics ne semblent pas disposés à faire appliquer. Le problème, ce n’est pas la venue d’immigrés supplémentaires.
Le problème, c’est la politique du logement et la façon dont on le considère. Pour nous, le logement, c’est un élément essentiel de notre vie, un logement décent où on se sente un minimum en sécurité, pour y élever nos enfants, s’y reposer, avec un loyer qu’on puisse assumer sans devoir sacrifier tout le reste.
Mais dans une société marchande, la politique du logement ne répond pas à ce besoin social, elle est au contraire soumise à la loi du marché, avec ses impératifs de rentabilité, de retour sur investissement. De l’Etat aux municipalités, des investisseurs publics aux privés, tous font de même : faire du logement locatif l’investissement le plus lucratif qui soit. Et tant pis pour tous ceux qui dorment à la rue, les victimes des marchands de sommeil, les familles populaires, contraintes à aller vivre toujours plus loin en banlieue, les jeunes contraints à être logés par la famille.
Pour le logement aussi, les immigrés sont les premières victimes des politiques antisociales et se voient refuser plus qu’aux Français l’accès au logement social quand bien même ils disposent de ressources suffisantes.

Contre tous ceux qui nous font la misère au quotidien, affirmons notre solidarité envers les réfugiés, souhaitons-leur la bienvenue.

Une solidarité sur la base de nos aspirations communes, à vivre en paix, dignement, avec un travail qui permettent de subvenir à nos besoins, à ceux de nos enfants, leur éducation, tout ça quoi ! Tout ce qui nous rapproche de ces hommes et de ces femmes poussés sur les routes de l’exil et nous renforce contre ceux qui nous imposent leur choix, nous soumettent à leur volonté, par la force dès qu’il le faut, nous exploitent.


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Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

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Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.