Dans l’éducation, c’est comme ailleurs : Toujours plus d’austérité, de management et de précarité

Grève et manifestations le 8 octobre
lundi 5 octobre 2015
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tract de la Cgt Educ’action Rouen

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Manifestations : Rouen 10h devant l’Omnia, rue de la République / Le Havre 12h devant Sidel à Octeville / Dieppe 10h30 à la Gare / Fécamp 14h30 à la Maison des syndicats / Evreux 11h à la Préfecture

Toujours moins de moyens

L’Éducation Nationale serait un ministère prioritaire. On se demande ce qu’il en serait si ce n’était pas le cas ! En effet, la consultation du site du ministère dément de manière cinglante les annonces sur les créations de postes : de 2010 à 2015, 4 000 enseignants en moins pour 300 000 élèves en plus ! De même, pour faire avaler la pilule de la « réforme » du collège, la ministre a annoncé la création de 4 000 postes mais en annulant les 4 000 créations de postes prévues dans les lycées professionnels !
Les classes restent donc surchargées, les dispositifs ULIS se généralisent dès l’école et remplacent les CLIS en inversant la notion d’inclusion, les postes de remplaçants, de RASED, d’AESH, entre autres, font cruellement défaut et l’école se porte mal.
Pas besoin de chercher la cause du côté des pratiques pédagogiques, l’école n’a tout simplement pas les moyens de fonctionner correctement parce ce gouvernement, comme les précédents, mène une politique de défense des intérêts de la classe dominante. Et ce sont les classes populaires qui trinquent, une fois de plus.

Toujours plus de déréglementation et de management

Le gouvernement cherche à nous faire travailler plus sous couvert de travailler ou d’enseigner « autrement ». La hiérarchie – chefs d’établissement ou corps d’inspection – a pour mission de manager davantage les personnels afin d’exiger d’eux toujours plus d’ « investissement » (multiplication des réunions, formations obligatoires, management par le projet…). Cette dérive est facilitée par l’introduction récente de la référence aux 1607 h annualisées dans le secondaire, par les projets éducatifs territoriaux (PEdT) ou la liaison école-collège dans le 1er degré.
La « réforme » du collège, inspirée de celle des LP et du lycée, renforce l’autonomie des établissements, en réalité celle des chefs d’établissement. Les EPI, l’accompagnement personnalisé, la déréglementation des horaires et des contenus disciplinaires, la suppression d’options leur donnent plus de latitude, pour imposer cette autonomie, déshabiller Pierre pour habiller Paul et mettre ainsi les personnels en concurrence.
Cette réforme n’a en réalité qu’un but : augmenter la productivité des enseignants, austérité oblige. Ce n’est pas un hasard si cette réforme s’inspire directement d’un rapport de l’inspection des finances de 2006.

Toujours plus de précarité

Comme bien d’autres employeurs, l’Éducation nationale est un gros pourvoyeur d’emplois précaires. La situation est souvent pire que dans le secteur privé puisque des milliers d’enseignants ou d’administratifs sont recrutés en CDD, parfois pendant de nombreuses années, sans jamais être titularisés.
Concernant les personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap ou qui occupent un emploi d’aide administrative dans les écoles, la situation est scandaleuse : salaires en dessous du SMIC, contrat de 20 h. par semaine pour les CUI, CDIsation très difficile, absence de statut pour les AESH… Le projet de loi de finances programme d’ailleurs la création de seulement 350 postes d’AESH pour 10 000 contrats aidés pour accompagner les élèves en situation de handicap... 97% des créations d’emplois sont donc de la précarité de droit privé !
En outre, pour tous les personnels, les salaires sont gelés dans la fonction publique depuis 2010. Pourtant, il y aurait urgence à revaloriser les salaires, tant la perte de pouvoir d’achat est avérée. Par exemple, d’après le magazine Alternatives économiques, les professeurs des écoles font partie des 10 professions les plus mal payées.

C’est seulement par la lutte « tous ensemble » que nous pourrons gagner sur ces revendications. La grève massive et unissant tous les secteurs professionnels reste ainsi la meilleure arme des salariés. C’est pourquoi nous appelons les personnels de l’éducation à être en grève le 8 octobre 2015 afin de construire le rapport de forces qui permettra au monde du travail de relever la tête et de faire reculer le patronat.

La CGT Educ’action revendique :

  • Un plan de recrutement massif de personnels (enseignants, vie scolaire, administratifs, personnels techniques, de santé…) dans l’Éducation nationale.
  • Une forte baisse du nombre d’élèves par classe (20 maximum)
  • Une augmentation de 400 euros pour tous
  • La titularisation de tous les personnels précaires
  • Le maintien et l’amélioration des garanties statutaires

Documents joints

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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.