Retrait de la réforme du collège ! grève en novembre !

lundi 2 novembre 2015
par  Luc De Chivré
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Après la grève du 17 septembre, la mobilisation contre la réforme du collège continue. Notre académie a été mobilisée le 3 octobre avec un rassemblement dynamique à St Sever, le 8 avec les salariés de toute la fonction publique et du privé, et à nouveau le 10 pour la manifestation nationale qui a réuni 15000 salariés de l’éducation et parents. Le gouvernement ne bouge pas, commence à mettre en place un flicage des opposants à la réforme (académie de Toulouse) et mise sur un essoufflement qu’il espérait déjà le 19 septembre. Mais celui-ci n’a pas eu lieu ! Chaque mobilisation a montré la détermination des enseignant-e-s de collège, mais aussi des lycées ou du primaire à ne pas lâcher.
La résistance contre la mise en place de la réforme s’organise dans certains endroits, prenant la forme de boycott de réunions, de conseils pédagogiques, de formations, s’exprimant aussi par le refus de travailler sur les structures et le contenu des EPI. Cela montre que cette réforme est toujours rejetée par la majorité des enseignants des collèges.
La lutte pour l’abrogation de la réforme des collèges a le potentiel pour s’élargir à tous les secteurs, tant les problèmes sont communs, à commencer par la question des effectifs de classe et du véritable plan de 80 000 recrutements nécessaire. L’abrogation du décret « réforme du collège » et l’obtention de moyens à la hauteur des besoins dans toute l’éducation passent par le développement d’un mouvement de grève massif et prolongé dans l’éducation qui s’adressera aux autres salariés du public et à ceux du privé qui subissent également les conséquences dramatiques de la politique d’austérité.
C’est important que la résistance s’organise localement dans les bahuts. Mais pour faire reculer le gouvernement, la lutte dans les collèges, dans toute l’éducation, a besoin d’être amplifiée et accélérée. Ce n’est pas sûr que l’intersyndicale nationale pèse dans ce sens. Pourtant, la question d’être en grève et de reconduire celle-ci jusqu’à satisfaction de nos revendications doit se poser en premier dans tous les collèges, mais pas seulement, et elle doit l’être au niveau national. Mais pour qu’elle puisse se poser il est nécessaire d’avoir un appel clair à la grève de toute l’éducation dès novembre, et que celle-ci se développe jusqu’au retrait de la réforme du collège et l’obtention de moyens à la hauteur des besoins. Réunissons-nous en heure syndicale, en Ag dès la rentrée pour construire cette perspective !


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Brèves

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.