Avec Macron, les entreprises vont accentuer la fragilisation du handicap en France !

Communiqué de la CGT fonction publique
jeudi 29 octobre 2015
par  Luc De Chivré
popularité : 6%

Alors que le gouvernement affiche sa solidarité avec les travailleurs en situation de handicap à l’occasion des 10 ans de la Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, il savonne la planche sur laquelle essaient de tenir les personnes en situation de handicap. En effet, les députés ont adopté sans bruit deux articles de la loi Macron qui risquent de bouleverser le marché du travail des personnes en situation de handicap. Ces articles concernent l’obligation d’emploi en faveur des personnes handicapées à hauteur de 6% qui s’applique à toutes les entreprises de plus de 20 personnes, ainsi qu’a « toutes » les administrations. Des guillemets car déjà, l’Etat ne s’appliquait pas totalement cette obligation d’emploi en exonérant l’assemblée Nationale, le Sénat et le palais de l’Elysée (qui ne comporte pas non plus de CHSCT).

Faites ce que je dis et pas ce que je fais !


Pour atteindre les 6%, qui ont l’air inatteignables pour beaucoup d’entreprises et d’administration, il sera désormais possible d’accueillir des travailleurs en « période de mise en situation en milieu professionnel » pendant un mois.

Cerise sur le gâteau : La personne accueillie ne sera ni employée par l’entreprise ni rémunérée. Elle conservera son statut antérieur de chômeur !

L’autre article de la loi Macron, autorise désormais les entreprises de compter dans leur obligation de 6%, les « parcours de découverte » des jeunes de moins de 16 ans. Or, la plupart sont encore scolarisés et le stage « d’observation » ne peut être de ce fait comptabilisé au seul profit de l’entreprise. Ce ne sont pas des travailleurs !

Sur les 6% d’obligation d’emploi, 2% pourront être assurés grâce au 1er article et 2% grâce au second. Concrètement, l’obligation d’emploi tombe à 2 % en jouant à fond ces 2 artifices !

A l’heure où le taux de chômage des personnes en situation de handicap a augmenté de près de 10% en 1 an, à l’heure où l’Etat ponctionne les réserves de l’AGEFIPH et du FIPHFP de 29 millions par an pendant 3 ans alors que les contributions qui permettent d’alimenter ces fonds sont moindres que les dépenses accordées avec les différentes aides, ces mesures sont scandaleuses et risque de porter un coup fatal à la politique du handicap en France, si on peut encore parler de politique du handicap !

Montreuil, le 28 octobre 2015


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.