Déclaration UD CGT 76 après les attentats de vendredi

mardi 17 novembre 2015
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Les violents attentats du 13 novembre 2015 ont ensanglanté Paris et Saint-Denis. Au moins 127 morts sont à déplorer et des centaines de personnes ont été blessées. Nous rendons hommage à ces centaines de victimes et apportons à leurs familles et à leurs proches notre pleine solidarité.
Les six lieux qui ont été visés sont tous des endroits de loisir, de fête, de sport, de culture : nous ne pouvons y voir que la marque du fanatisme le plus obscurantiste qui soit.
Ce terrible 13 novembre ne doit pas être l’occasion de restreindre les libertés publiques, raison pour laquelle nous nous opposons à l’instauration de l’état d’urgence compte tenu des conséquences pour les salarié-es en terme de libertés fondamentales et de libertés syndicales. Il serait paradoxal que les manifestations syndicales des prochains jours ne puissent pas se tenir alors qu’elles ont pour thèmes centraux les libertés, le droit, et la lutte contre les violences patronales, les violences faites aux migrants et les violences faites aux femmes.
Avec la loi « renseignement », nous constatons depuis quelques mois l’extension de la surveillance de beaucoup de gens, dont les journalistes et les syndicalistes. Nous constatons que cette surveillance est passée à côté des vraies menaces, essentiellement celle du terrorisme. Nous considérons que pour assurer la vie des citoyens du pays, une réorientation politique est nécessaire ! Une politique qui rejette le terrorisme de Daesh, mais qui arrête également d’alimenter toutes sortes d’amalgames de nature raciste et xénophobe, qui d’ailleurs prospèrent sur des terrains marqués par le chômage et l’exclusion sociale. Une politique qui mette fin aux coupes budgétaires dans la culture, l’éducation, la prévention, les services publics, la santé...
Nous ne pouvons pas passer sous silence la responsabilité des gouvernements français et des principales puissances mondiales concernant la situation au Proche et Moyen Orient. Afin de maintenir une domination économique impérialiste, d’accéder aux ressources énergétiques pour pas cher, de trouver des débouchés aux multinationales de l’armement, les pays riches ont toujours fait les choix d’investir dans les conflits armés au lieu d’investir dans la lutte pour la démocratie et contre les inégalités. La prévention des conflits, la lutte contre le terrorisme, le maintien de la paix sont indissociables du développement économique, social de tous, de la justice, de l’égalité, de la démocratie
La CGT se bat pour la paix dans le monde. Les salariés, la population laborieuse, au-delà des frontières, sont toujours les premières victimes des guerres, des attentats, des bombardements.
L’UD CGT 76 rappelle que la CGT et les organisations ouvrières, ont toujours su, par delà des frontières, se tendre la main et agir ensemble pour la paix, contre la guerre, contre les fauteurs de guerre et tous ceux qui trouvent leur intérêt dans cette barbarie.
La CGT saura prendre toutes dispositions, pour la fraternité ouvrière et pour la paix, avec les organisations syndicales soeurs de tous les pays, en toute indépendance des gouvernements.
Nous appelons les travailleurs à développer entre eux les liens solidaires, non seulement pour être rassemblés dans ce moment tragique, mail aussi pour concourir à en finir avec les racines de cette violente société en crise. L’heure n’est donc pas à la démobilisation sociale au nom d’une « unité nationale », bien au contraire.
Alors que le gouvernement discute de prolonger l’état d’Urgence pour 3 mois, I’UD CGT réaffirme son attachement aux libertés démocratiques et syndicales qui risqueraient gravement d’être ainsi mises en cause.
L’UD CGT, interpelle les députés qui risqueraient de voter une telle mesure, et tous les responsables de l’Etat pour qu’aucune mesure gouvernementale ou préfectorale ne vienne restreindre les libertés démocratiques et syndicales droit de se réunir, de rassemblement et de manifestation qui sont un facteur essentiel de la démocratie.
Rouen, le 16 novembre 2015


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.