La génération de la crise ne sera pas celle de la guerre !

mardi 1er décembre 2015
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Appel signé par l’UNEF, les Jeunes Communistes, les Jeunes CGT, la JOC, le MRJC, l’UNL, la maison des potes, les jeunes écolos, DIDF-jeunes, le Parti de Gauche, Ensemble et les JRG

Les terribles attentats du 13 novembre à Saint Denis et Paris ont plongé le pays dans le choc et l’effroi. Nous tenons à rendre hommage aux victimes et à apporter notre soutien à leurs proches. Nous saluons également l’action des agents du service public et l’élan de solidarité qui a eu lieu de la population.
Ces attentats touchent profondément les jeunes de notre pays. Les lieux qui ont été visés – festifs, culturel, sportifs – sont ceux que beaucoup d’entre nous fréquentent. Les jeunes sont nombreux parmi les victimes mais aussi parmi les auteurs des attentats. Dans le monde entier, au Liban, en Tunisie, au Kenya, en Turquie, notre génération est touchée par la guerre, l’obscurantisme, le fanatisme qui cherche à anéantir les espoirs de paix et de vivre ensemble par une violence aveugle.
Nous avons une responsabilité particulière, pour dépasser nos peurs et refuser cette vio-lence. Les réponses qui seront apportés à ces attentats détermineront, pour beaucoup, le monde dans lequel nous allons vivre. Deux logiques s’affrontent. D’un côté, celle d’une dérive guerrière et sécuritaire, qui traduit la montée de la violence et la recherche d’un ennemi intérieur. De l’autre, celle de la construction de la paix, en faisant le choix de ren-forcer la démocratie. C’est avec la conviction que céder à la peur reviendrait à tomber dans le piège tendu par les terroristes que nous défendons la seconde option. Nous reje-tons la modification de la constitution, la déchéance de nationalité ou encore l’escalade militaire en Syrie. Nous refusons un état d’urgence permanent.
L’Etat de droit n’est pas désarmé face au terrorisme. Il est indispensable de revoir les moyens humains et les missions des services de renseignement, de police et de justice. Mais ces mesures ne nécessitent en aucune façon de remettre en cause les libertés indivi-duelles et collectives. Elles doivent s’accompagner, au contraire, de plus de libertés, de démocratie et de solidarité. Pour lutter contre le terrorisme, la responsabilité de notre génération est de construire la Paix et la Justice en France et partout dans le monde.

Partout dans le pays, Faisons entendre notre voix !

La période pose plus que jamais la question de la politique internationale. La France ne doit pas reproduire les interventions militaires américaines désastreuses de l’après 11 septembre. Nous refusons les ventes d’armes et les coopérations économiques avec les pays qui financent les groupes terroristes. Notre diplomatie doit être au service de la paix, dans le cadre du droit international. Au Moyen-Orient nous devons soutenir les Kurdes et tous les défenseurs de la démocratie qui luttent contre Daesh. A l’échelle du monde, nous devons soutenir toutes les forces qui agissent dans le sens d’une paix juste et durable, notamment en Palestine. L’heure est plus que jamais à favoriser un accueil digne et massif pour les réfugiés qui fuient les guerres de par le monde entier.
La paix et la justice doivent également être les boussoles des politiques à l’intérieur du pays. Après le choc des assassinats, comme après les attentats de janvier, beaucoup de voix s’unissent pour citer la devise de la république : « Liberté, Egalité, Fraternité ». L’urgence est de la rendre réelle pour l’ensemble des jeunes. L’éducation doit être une priorité politique. Il est grand temps d’agir pour la sécurisation de nos parcours professionnels et de vies. De l’école à l’insertion en passant par la culture : plus aucun jeune ne doit être plongé dans l’incertitude et la perte de repère dont se nourrissent les terroristes. S’il y a bien une situation qui mérite l’Etat d’urgence, c’est celle des jeunes en France victimes de discriminations.
Nous pensons à tous les jeunes victimes de racisme au quotidien, de contrôles au faciès, de discriminations à l’embauche. La jeunesse risque de souffrir de la récupération poli-tique des forces réactionnaires et de l’extrême droite à la suite de ces attentats. Mais aus-si les jeunes de quartiers populaires ou de territoires ruraux délaissés, victimes de discriminations territoriales, les femmes victimes du sexisme, les jeunes discriminés pour leur identité sexuelle…
L’urgence est de mettre un terme aux divisions et aux inégalités. Nous avons des solutions et plus que jamais, la génération de la crise refuse d’être celle de la guerre ! Nous appelons à la constitution d’espaces d’échange, de débat et d’engagements ouverts à l’en-semble des jeunes pour que la société de demain ne se construise pas sans nous.


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Brèves

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017