Déclaration de soutien de la CGT Educ’action au Planning familial

mardi 15 décembre 2015
par  François-Xavier Durand
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Depuis près de 60 ans, le Planning familial a été au coeur des luttes pour l’émancipation des femmes. « Un enfant quand je veux, si je veux » n’était pas seulement un slogan, c’était la revendication légitime de millions de femmes vivant l’angoisse d’une grossesse non désirée dans un pays où la libre disposition de leur corps leur était refusée, mais qui ne les empêchait pas d’avorter clandestinement, y compris au péril de leur vie...

Par leurs actions, les militantes et les militants du Planning ont contribué à la conquête du droit à la contraception et à l’avortement. Depuis, elles, ils, continuent à livrer bataille pour que ces droits soient respectés, pour que les femmes soient informées, écoutées et accompagnées, parfois à l’étranger quand les délais légaux sont dépassés en France.

La situation en PACA est d’ailleurs assez alarmante : nombre d’établissements hospitaliers refusent d’aller au-delà de 10 semaines de grossesse, alors que le délai légal est de 12 semaines, et dans le Var par exemple, il faut au moins 3 semaines pour avoir un rendez-vous, alors que la loi stipule 5 jours. Toutes ces restrictions à l’exercice du droit, sur fond d’austérité et d’idéologie, conduisent les femmes à être hors délais.

En France, en Europe et partout dans le monde, la question de l’IVG a toujours été au centre des attaques de l’extrême droite et de la droite réactionnaire. Dans les pays qui autorisent l’IVG, ces attaques sont régulières. Encore tout récemment, en septembre 2015, le sénat espagnol a adopté une réforme du droit à l’avortement qui indique que les mineures ne pourront plus avorter sans le consentement de leurs parents. Il s’agit d’une version « assouplie » par rapport au projet de loi initial, qui prévoyait de n’autoriser l’IVG qu’en cas de viol ou de grave danger pour la vie de la femme enceinte. Cet exemple est très révélateur de la stratégie mise en place pour supprimer le droit à l’IVG : quand les militants anti-IVG réclament dans la rue la suppression pure et simple du droit à l’IVG, leurs alliés au pouvoir, eux, l’entament petit à petit, à coups de révisions de la loi.

En pleines élections régionales, c’est la même stratégie qui est envisagée par le FN. La loi sur l’IVG n’étant bien sûr pas de la compétence des régions, le FN, à deux doigts de l’emporter dans plusieurs régions, se garde bien de se prononcer contre l’avortement. Il annonce voul oir remettre simplement en question les subventions au Planning familial… Il sous entend ainsi que le droit à l’avortement devrait être à nouveau débattu par la classe dirigeante.

C’est cet aspect qui est nouveau dans notre paysage politique. Jusqu’à présent, la remise en cause du droit à l’avortement était le fait de mouvements pro vie, de militants réactionnaires plus ou moins bien organisés et autres curés en soutane priant à genoux devant des cliniques. Aujourd’hui, leurs discours ont des échos dans les campagnes électorales, dans les propos du FN, dans leurs déclarations médiatiques. Ils ont pris soudainement de la place dans le débat public. La Manif Pour Tous leur a bien préparé cette place.

Ces droits sont donc fragiles et le combat est quotidien contre tous les réactionnaires de droite, d’extrême droite et fondamentalistes religieux, qui, hier comme aujourd’hui, veulent imposer leur idéologie sur le corps des femmes en leur déniant le droit de décider et d’être actrice de leur vie.

Les déclarations du FN sur « les avortements de complaisance ou de confort » et sur la suppression des subventions au Planning, sont dans le droit fil du Docteur Lejeune dans les années 1960, des commandos anti-IVG dans les années 1990, du lobbying des pro-life pour un statut du foetus. Autant de courants nauséabonds qui remettent en cause l’égalité entre les femmes et les hommes. Car s’attaquer ainsi au Planning, c’est plus largement s’attaquer aux droits des femmes dans leur globalité : la lutte contre les violences, la lutte contre les stéréotypes sexistes.

La CGT Éduc’action affirme son soutien au Planning Familial dans son combat pour l’émancipation et le vivre ensemble dans une société d’égalité entre les femmes et les hommes. Le Planning ne (la) fermera pas, c’est le titre de la pétition qu’il vient de lancer. Nous serons à ses côtés.

Montreuil, le 11 décembre 2015


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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division