La réforme territoriale : Impact sur la voie professionnelle

mardi 15 décembre 2015
popularité : 8%

La continuité met l’équation orientation-formation-emploi au sein de la compétence régionale économique au plus près du territoire « bassin d’emplois » avec comme risque entre autres l’inégalité de traitement des secteurs territoriaux des régions.
Notre système de formation est directement impacté par le nouvel organigramme institutionnel régional.
La loi du 5 mars 2014 (réforme de la formation professionnelle) permet par un nouveau transfert de compétences aux Régions, d’en faire de véritables autorités organisatrices en matière de formation professionnelle. Ces compétences précisent que les Régions sont chargées « de la politique économique régionale permettant l’accès à la formation professionnelle (initiale, continue) des jeunes et des adultes à la recherche d’un emploi ou d’une nouvelle orientation professionnelle ».
Chargées de financer et de coordonner les financements des actions de formation en direction de ces publics, les Régions voient également renforcée leur mission de pilotage et de mise en cohérence de l’ensemble des acteurs et des dispositifs intervenant dans le domaine de la formation professionnelle initiale et continue et dans celui de l’orientation professionnelle.
Ces compétences s’exercent avec la création du Service public régional de la formation professionnelle (SPRFP) et du Service public régional de l’orientation (SPRO), ainsi qu’avec l’outil de programmation : le contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelle (CPRDFOP.
La gouvernance se fait essentiellement au sein du Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (CREFOP)

Le « Service public régional de la formation professionnelle » inscrit dans la loi
Le SPRFP est « organisé et financé » par les Régions, à qui sont confiées de nouvelles missions : garantir l’accès à la qualification, prendre en charge des publics spécifiques (personnes en situation d’illettrisme, les personnes handicapées, les personnes sous-main de justice) et contribuer à développer la mixité des filières de formations. Impact sur notre système de formation.
Avec le SPRFP, la loi du 5 mars 2014 ouvre à chacun le droit à bénéficier à une formation qualifiante. Afin de garantir ce droit, les Régions sont chargées d’assurer à toute personne l’accès gratuit à une formation professionnelle diplômante ou certifiante, d’un niveau IV maximum. 
La loi du 5 mars 2014 stipule que, dans le cadre du Service public régional (SPRFP), les Régions peuvent accorder des aides individuelles à la formation et coordonnent les interventions contribuant au financement d’actions de formation au bénéfice des demandeurs d’emplois, jeunes et adultes. Impact sur notre système de formation (mixité des parcours). 

Le « Service public régional de l’orientation » piloté par la Région et l’Etat
L’accès à la formation est lié à une orientation de qualité. Toute personne a le droit, tout au long de sa vie, à être informée, conseillée et accompagnée en matière d’orientation professionnelle.
Le pilotage de ce service public de l’orientation est assuré conjointement par l’Etat, en charge de l’orientation des élèves et des étudiants, et par les Régions, en charge de l’orientation des actifs. Il s’organise désormais sur les territoires à travers le Service public régional de l’orientation (SPRO). Impact sur les publics accueillis dans nos formations.

Un contrat Etat-Région au périmètre étendu
La vocation de ce document : contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelle (CPRDFOP) est d’établir une stratégie conjointe entre Etat et Région, en articulant les missions respectives de chacun, mais aussi de constituer un outil de programmation et de coordination des différents dispositifs et acteurs du territoire, tenant compte de ses enjeux économiques. Avec la loi du 5 mars 2014, le périmètre est étendu à l’orientation et aux conditions d’hébergement et de mobilité des jeunes.
Les modalités d’élaboration du CPRDFOP évoluent également et s’appuient sur une concertation élargie entre les différents acteurs régionaux impliqués dans le champ de la formation professionnelle, initiale et continue.
Le CPRDFOP a pour contenu « l’analyse des besoins dans les entreprises, à moyen terme du territoire régional en matière d’emplois, de compétences et de qualifications et la programmation des actions de formation professionnelle des jeunes et des adultes, compte tenu de la situation et des objectifs de développement économique du territoire régional ».
Il définit, sur le territoire régional, et le cas échéant par bassin d’emploi :
les objectifs dans le domaine de l’offre de conseil et d’accompagnement en orientation ;

  • les objectifs en matière de filières de formation professionnelle initiale et continue (en tenant compte des nouveaux besoins en compétences issus de la transition énergétique et écologique) ;
  • pour les jeunes, un schéma de développement de la formation professionnelle initiale (incluant le cycle initial des établissements d’enseignement artistique et valant schéma régional pour les formations sanitaires et sociales) ;
  • pour les adultes, les actions de formation professionnelle ayant pour but de favoriser l’accès, le maintien et le retour à l’emploi ;
  • un schéma prévisionnel de développement du SPRO. 

Agenda

<<

2016

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2829301234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


1 site référencé dans ce secteur

Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
Lire la suite

Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED