Aubervilliers : communiqué de l’intersyndicale suite à l’évènement du 14 décembre

mercredi 16 décembre 2015
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La communauté éducative d’Aubervilliers est de nouveau sous le choc, après les dernières informations concernant les événements survenus hier à l’école Jean Perrin.

Nous étions toutes et tous choqué-es en apprenant ce tragique événement mais nous nous sommes également senti-es solidaires vis-à-vis des collègues qui venaient de vivre ce drame. Certain-es d’entre nous étaient prêt-es à faire valoir leur droit de retrait ou à se mettre en grève en soutien à nos collègues.

Aujourd’hui, nous devons rester vigilant-es. Si ce terrible événement a autant fait écho, c’est qu’il existe dans notre profession une situation diffuse et permanente de stress au travail. Ce qui vient de se passer est révélateur du climat de tension qui règne dans les écoles, de l’inquiétude des collègues qui peinent et parfois craquent face à l’ampleur des missions qui leur sont confiées. Ces missions de plus en plus nombreuses sont parfois difficiles voire impossibles à mettre en œuvre, surtout dans notre département.

Usé-es par des conditions de travail dégradées, nous nous retrouvons souvent face au silence et au mépris de notre institution qui n’a aucune solution concrète et pérenne à proposer.

Alors que nous sommes dans un des corps de métier les plus exposés au stress professionnel, nous n’avons ni prévention, ni médecine du travail, premier détecteur de la souffrance chez les personnels.

Nous ne connaissons pas les raisons qui ont poussé notre collègue à agir de la sorte mais nous refusons de le stigmatiser comme nous refusons que la population d’Aubervilliers soit stigmatisée et instrumentalisée pour alimenter les peurs et les haines xénophobes.

Cependant nous ne pouvons que constater que les solutions envisagées par l’institution hier, étaient à tous points de vue en deçà de ce que la situation exige. Nous continuons à réclamer des personnels spécialisés pour l’écoute des professionnels et des enfants, présents au quotidien dans les écoles.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, nous alertons notre institution sur les problèmes de sécurité dans les établissements scolaires.

Il ne s’agit pas pour nous de transformer les écoles en forteresse. Celles-ci doivent rester des lieux d’accueil et de convivialité pour les élèves et les personnels.

Nous tenons à rappeler que nous restons solidaires des collègues de l’école Jean PERRIN, des collègues du groupe scolaire CURIE, LANGEVIN, PERRIN qui doivent maintenant continuer pour que l’école reste un lieu de confiance entre les enseignant-es, les élèves et leur famille.

A l’occasion de cette tragique méprise, à travers l’immense solidarité qui s’est exprimée, nous nous réjouissons de la mobilisation des enseignant-es de la ville et leur volonté d’agir en dépit des circonstances.

Restons solidaires et uni-es.

L’intersyndicale d’Aubervilliers (Cgt éduc’action, Sud éducation et Snuipp)


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Brèves

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lire la déclaration pour la CAPA des certifiés du 17 mars 2017
Lire la déclaration pour la CAPD 76 du 23 Mars 2017
Lire la déclaration pour le CTA du 24 Mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.

La loi travail se met en place, les attaques aussi !

mercredi 8 février

La loi travail organise aussi la régression de la médecine du travail et la visite médicale d’embauche, la visite tous les deux ans, la visite tous les 6 mois pour les travailleurs de nuit sont supprimées sauf si votre poste est classé à risques.
De plus, la loi crée la possibilité d’inscrire au règlement intérieur de l’entreprise le devoir de neutralité, ce qui peut va viser l’engagement syndical. Et tout ça vient s’ajouter à l’inversion de la hiérarchie des normes, au référendum qui vise à monter les salariés contre les syndicats, au passage de 350 à 200 branches, au licenciement possible du salarié qui refuse de se plier à un nouvel accord sans bénéficier du CSP pendant un an (75% du salaire brut), à l’aménagement du temps de travail sur 3 ans...

Encore des suppressions de postes administratifs !

samedi 14 janvier

3, c’est le nombre de suppressions de postes d’administratifs prévue dans l’académie. C’est inadmissile et ça fait suite à d’autres suppressions antérieures. Quand la CGT éduc’action condamne cette saignée, le Ministère répond que l’académie de Rouen est surdotée. En clair, si on en croit le Ministère, les administratifs de Rouen ne sont pas assez occupés et doivent sans doute multiplier les pauses café pour ne pas s’ennuyer. Pas sûr que Mme Vallaud Belkacem ait le cran de venir le leur dire de vive voix. Une chose est sûre, elle n’a pas dû souvent mettre les pieds dans des secrétariats d’établissement ou dans les services académiques où elle aurait pu constater tout le travail abattu par les personnels.

La CGT est le premier syndicat de la région Normandie !

lundi 19 décembre 2016

Avec 49,25 % DES VOIX LA CGT EST LA PREMIERE ORGANISATION SYNDICALE
DE LA NOUVELLE REGION NORMANDIE. Elle obtient 20 sièges sur les 43 à pourvoir. C’est la grande gagnante de ces premières élections professionnelles et montre une confiance porteuse d’espoir et de signaux forts. Ces résultats confortent les revendications portées par toute la CGT. Cette nette manifestation du vote CGT, c’est aussi l’affirmation renforcée du refus des reculs sociaux qu’ils soient nationaux ou régionaux. Tous les résultats