Carte scolaire 1er degré : encore une année sans réelle amélioration !

samedi 2 janvier 2016
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Les dotations académiques ont été fixées en décembre, lors, normalement du Comité Technique Ministériel du jeudi 17 décembre. Mais la Ministre de l’Éducation Nationale, à l’image du 1er Ministre, soucieuse de respecter le dialogue social avait annoncé par voie de presse et sur le site du Ministère la répartition de la dotation académique la semaine précédente ! Une nouvelle fois, comme pour l’ensemble des réformes imposée par les différents Ministres, le dialogue social n’est vraiment pas une priorité.
Ainsi, notre académie se voit dotée de 95 postes répartis entre le 1er degré et le 2nd degré :

  • Pour le 1er degré, 50 postes à répartir entre l’Eure et la Seine-Maritime (51 en 2015 et 50 en 2014)
  • Pour le 2nd degré, 45 postes (45 en 2015 et 42 en 2014)

Dans le 1er degré, la dotation ne permettra pas de réduire le nombre d’élèves par classe. Les postes ainsi créés doivent essentiellement permettre de créer des dispositifs « Plus de Maitres que de Classes » ou « Scolarisation des moins de trois ans » mais il faudra s’attendre à de nombreuses fermetures de classes une nouvelle fois.

Le milieu rural sacrifié en Seine-Maritime
En Seine-Maritime, la directrice académique a décidé de faire la chasse aux petites écoles de 1 à 3 classes. Ainsi, avec le soutien de la sous-Préfète de l’arrondissement de Dieppe, elle a réuni l’ensemble des Maires des communes des secteurs de Dieppe, St Valéry en Caux, mais aussi de Neufchatel et de Fécamp pour expliquer que les écoles de 3 classes et moins sont trop nombreuses et coutent chers à la collectivité. Elle a ainsi alerté les élus quant aux dépenses d’investissements pour entretenir ou rénové une école et a argumenté pour la fusion des écoles.

La CGT Educ’action 76 était intervenue lors du CTSD bilan de rentrée du 10 décembre pour dénoncer la manœuvre. La Directrice Académique a confirmé sa volonté et indiqué que plus de 60% des écoles du département était de moins de 4 classes et que plus de 50% des écoles n’accueillaient seulement que 7% des élèves ! Elle a précisé alors que pour donner les moyens à l’éducation prioritaire, il faudra bien s’attaquer à ces petites structures. Dans le même temps, le Secrétaire Général de l’IA a parlé de surcoût de l’éducation prioritaire !

Pour la CGT Educ’action 76, l’éducation n’est pas un coût et l’éducation prioritaire un surcoût. C’est un investissement qui doit permettre aux élèves de réussir, s’émanciper dans de bonnes conditions d’enseignement et par conséquent de bonnes conditions de travail pour l’ensemble des personnels.
Une fois de plus, la traduction de la priorité à l’éducation va se traduire par une rationalisation des moyens et une dégradation des conditions de travail.

Les 29 postes de remplacement toujours non affectés !
Rappelons qu’en Seine-Maritime, à la rentrée 2015, 29 postes de remplacement n’avaient toujours pas été affectés faute de personnel. C’est la conséquence des 68 postes injustement supprimés par le DASEN précédent ! Si officiellement ces postes ont pu être récupérés, le nombre de postes au concours a été sous-évalué depuis 3 ans et aujourd’hui ces 29 postes sont non-pourvus ! La DASEN évoque le recours a des contractuels, ce qui n’est pas acceptable. Pour la CGT Educ’action 76, la situation était connue dès le mois d’avril. La CGT Educ’action 76 n’a jamais cessé de réclamer toute la transparence sur ces postes : implantation, type de postes (Brigade ou ZIL), affectation. La DASEN répondant que très partiellement aux questions. La CGT Educ’action 76 restera vigilante et déterminée pour que ces postes ne disparaissent pas et qu’ils soient pourvus par des personnels titulaires !

La CGT Educ’action 76 continuera d’œuvrer pour construire les nécessaires mobilisations pour obtenir satisfaction sur nos revendications.


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Brèves

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin 2018

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.