Toutes et tous en grève le 26 janvier ! Pour une grève jusqu’à l’abrogation de la réforme du collège !

Luttons pour des moyens à la hauteur des besoins !
mercredi 13 janvier 2016
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Selon le gouvernement la réforme du collège est bien actée et il suffirait juste que tous les enseignants anticipent et appliquent sagement cette réforme dès maintenant. Mais c’est toujours non ! On n’en veut toujours pas de cette réforme bidon et on va continuer à la combattre !

Malgré la propagande massive du gouvernement et la pression de certains chefs d’établissement, nous sommes toujours très majoritaires à refuser cette réforme qui va dégrader nos conditions de travail et accentuer les inégalités sociales, cette école à deux vitesses.

Dans beaucoup de collèges, les enseignants ont fait de la résistance locale ces derniers mois en refusant la préparation des EPI, en boycottant les réunions avec la direction à ce sujet. Les formations-formatages ont commencé dans notre académie et de nombreux collègues en sortent dégoûtés et en colère. Ceux qui ne s’étaient pas encore vraiment penchés sur la question, découvrent l’ampleur du désastre et l’absence de réponses des formateurs et des IPR.

Mais il s’agit bien d’une méthode de management du gouvernement pour faire passer sa réforme. Et elle n’est pas sans séquelles. Le syndrome « France Telecom » touche de plus en plus d’entre nous. Il faut dire stop ! Plus que jamais l’appel de l’intersyndicale nationale du 2nd degré à une grève massive nationale le 26 janvier avec un seul mot d’ordre est nécessaire pour l’abrogation de la réforme du collège !

Politique d’austérité = suppression de postes = plus de management inhumain = Réforme du collège

Derrière la pseudo-pédagogie (cours interdisciplinaire avec un seul enseignant et en classe entière !) et les mensonges visant à dire que cette réforme réduit les inégalités sociales, se cache, en réalité, la casse organisée du service public de l’éducation en profondeur.

  • Concurrence accrue entre les enseignants à cause de la répartition des 2h45 de marges de profs par classe - cette fameuse « autonomie » des chefs d’établissements qui leur donne plus de pouvoir.
  • Concurrence entre les disciplines, entre les différents collèges
  • casse du cadre national des heures d’enseignement avec les EPI et l’AP qui amènent un enseignement arbitraire et inégalitaire
  • disparition des classes bilangues, mort programmée du latin ? et transfert partiel vers le privé
  • aucun moyen supplémentaire pour réduire les effectifs des classes surchargées, inclusion forcée des élèves de SEGPA et sans moyens ni formations supplémentaires...

Cette politique du ministère et du gouvernement est consciente. Et si on ne les arrête pas, elle va entrainer la suppression de classes, d’heures d’enseignement, de postes et une explosion des compléments de service désagrégeant les équipes. (Inverser la construction de la phrase) Plus la mise en place de cette réforme se précise, plus la liste des conséquences graves s’allonge. Pour notre secteur, la combinaison entre les conséquences concrètes de la réforme et les DHG (toujours largement insuffisantes) achève le travail du gouvernement. Nous connaissons la même politique d’austérité du gouvernement Valls-Hollande menée dans les autres services publics, par exemple l’hôpital public.

Pour une grève massive le 26 janvier !

Luttons pour l’abrogation de cette réforme et pour des moyens pour l’école !

Il n’est plus à l’ordre de jour d’écouter et de subir le bla bla pseudo-pédagogique et la propagande mensongère du gouvernement et de nos hiérarchies lors des réunions bidons, à la limite du mépris (plutôt que limite méprisantes). Il est temps que notre refus, notre colère se transforme à nouveau en action. Il est temps d’y aller, tous ensemble ! Il est temps de dégager cette réforme une fois pour toutes ! Il faut dès maintenant mobiliser pour que la grève du 26 janvier soit la plus massive possible. Et il faut qu’on discute dans nos établissements et à l’AG de grévistes le jour de la grève quelles suites on veut donner à notre mouvement. Le gouvernement ne lâche rien, nous non plus, nous ne devons rien lâcher ! Il faut qu’on dégage cette réforme, mais il faut aussi qu’on se batte pour une réduction massive des effectifs de classes. Mais pour cela il faut taper plus fort et une grève tous les deux mois n’est pas suffisante. Le 26 janvier on doit discuter collectivement comment on poursuit la grève car le gouvernement n’a pas l’intention de reculer (plutôt que : si le gouvernement ne recule pas- ce qui est probable).

Construisons une grève jusqu’à l’abrogation de la réforme et luttons pour des moyens à la hauteur des besoins !


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Brèves

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lire la déclaration pour la CAPA des certifiés du 17 mars 2017
Lire la déclaration pour la CAPD 76 du 23 Mars 2017
Lire la déclaration pour le CTA du 24 Mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.

La loi travail se met en place, les attaques aussi !

mercredi 8 février

La loi travail organise aussi la régression de la médecine du travail et la visite médicale d’embauche, la visite tous les deux ans, la visite tous les 6 mois pour les travailleurs de nuit sont supprimées sauf si votre poste est classé à risques.
De plus, la loi crée la possibilité d’inscrire au règlement intérieur de l’entreprise le devoir de neutralité, ce qui peut va viser l’engagement syndical. Et tout ça vient s’ajouter à l’inversion de la hiérarchie des normes, au référendum qui vise à monter les salariés contre les syndicats, au passage de 350 à 200 branches, au licenciement possible du salarié qui refuse de se plier à un nouvel accord sans bénéficier du CSP pendant un an (75% du salaire brut), à l’aménagement du temps de travail sur 3 ans...

Encore des suppressions de postes administratifs !

samedi 14 janvier

3, c’est le nombre de suppressions de postes d’administratifs prévue dans l’académie. C’est inadmissile et ça fait suite à d’autres suppressions antérieures. Quand la CGT éduc’action condamne cette saignée, le Ministère répond que l’académie de Rouen est surdotée. En clair, si on en croit le Ministère, les administratifs de Rouen ne sont pas assez occupés et doivent sans doute multiplier les pauses café pour ne pas s’ennuyer. Pas sûr que Mme Vallaud Belkacem ait le cran de venir le leur dire de vive voix. Une chose est sûre, elle n’a pas dû souvent mettre les pieds dans des secrétariats d’établissement ou dans les services académiques où elle aurait pu constater tout le travail abattu par les personnels.

La CGT est le premier syndicat de la région Normandie !

lundi 19 décembre 2016

Avec 49,25 % DES VOIX LA CGT EST LA PREMIERE ORGANISATION SYNDICALE
DE LA NOUVELLE REGION NORMANDIE. Elle obtient 20 sièges sur les 43 à pourvoir. C’est la grande gagnante de ces premières élections professionnelles et montre une confiance porteuse d’espoir et de signaux forts. Ces résultats confortent les revendications portées par toute la CGT. Cette nette manifestation du vote CGT, c’est aussi l’affirmation renforcée du refus des reculs sociaux qu’ils soient nationaux ou régionaux. Tous les résultats