Dans les écoles, les collèges et les lycées, c’est le même refrain : austérité, management et précarité. Toutes et tous en grève le 26 janvier

mercredi 13 janvier 2016
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60 000 postes promis mais seulement 11 819 créés …
… depuis le début du quinquennat, dans les premier et second degrés. Ce ne sera pas suffisant pour retrouver le nombre de postes existant en 2007 ni pour compenser l’arrivée de 300 000 élèves en plus. Quel que soit le niveau d’enseignement, cela ne sera pas suffisant pour ouvrir de nouvelles classes et en baisser les effectifs, ni pour créer des postes de remplaçants et réduire les inégalités territoriales (aggravées par la réforme des rythmes scolaires dans le premier degré et l’autonomie des établissements dans le second degré).
Les classes restent donc surchargées, les postes de personnels remplaçants, de RASED, d’AESH, entre autres, font cruellement défaut et l’Ecole se porte mal. Quelle que soit la pédagogie employée, l’Education nationale n’a tout simplement pas les moyens de fonctionner correctement, et ne peut surtout pas permettre à tous les jeunes de réussir.

Toujours plus de déréglementation et de management.
Austérité oblige, le gouvernement cherche à nous faire travailler plus sous couvert de travailler ou d’enseigner « autrement ». Dans le 1er comme dans le 2nd degré, la hiérarchie a pour mission d’exiger des personnels toujours plus d’investissement dans leur travail (multiplication des réunions, formations obligatoires, management par le projet…). Cette dérive est facilitée par l’introduction récente de la référence aux 1607 heures annualisées dans le secondaire, et par les projets éducatifs territoriaux (PET) ou la liaison école- collège dans le premier degré.
Le même mécanisme de territorialisation et d’autonomie est à l’œuvre, aussi bien dans la réforme du collège que dans celle de la réforme des rythmes scolaires ou dans la modification statutaire du second degré : casse des statuts, aggravation des inégalités territoriales, augmentation de la charge de travail, division des personnels, multiplication des pouvoirs hiérarchiques.
Ces « réformes » n’ont en réalité qu’un seul but : augmenter la productivité des enseignants. Ce n’est pas un hasard si la « réforme » du collège s’inspire directement d’un rapport de l’inspection générale des finances de 2006.

Toujours plus de précarité.
Comme bien d’autres employeurs, le ministère de l’Education nationale est un gros pourvoyeur d’emplois précaires. La situation est souvent pire que dans le secteur privé puisque des milliers d’enseignants ou d’administratifs sont recrutés en CDD, parfois pendant de nombreuses années, sans jamais être titularisés.
Concernant les personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap ou qui occupent un emploi d’aide administrative dans les écoles, la situation est scandaleuse : salaires systématiquement en- dessous de SMIC, contrat de 20 heures par semaine pour les CUI, CDIsation très difficile, absence de statut pour les AESH.
En outre, pour tous les personnels, les salaires sont gelés dans la fonction publique depuis 2010. Pourtant, il y aurait urgence à revaloriser les salaires, tant la perte de pouvoir d’achat est avérée. Par exemple, d’après le magazine Alternatives économiques, le métier de professeur des écoles fait partie des 10 professions les plus mal payées.

C’est seulement par la lutte « tous ensemble » que nous pourrons gagner sur ces revendications. La grève massive et unissant tous les secteurs professionnels reste ainsi la meilleure arme des salariés. C’est pourquoi, dans le cadre d’une journée de mobilisation de toute la fonction publique, nous appelons tous les personnels de l’éducation à être en grève le 26 janvier afin de construire le rapport de force qui nous permettra de faire reculer le gouvernement.


La CGT Educ’action revendique :

  • L’abrogation de la réforme du collège
  • Un plan de recrutement massif de personnels (enseignants, vie scolaire, administratifs, personnels techniques, de santé…) dans l’Education nationale.
  • Une forte baisse du nombre d’élèves par classe (20 par classe maximum)
  • Une augmentation de 400 euros pour tous
  • La titularisation de tous les personnels précaires

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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division