le 9 Mars : une grève qui en appelle d’autres.

Défendons le code du travail ! Défendons nous !
lundi 7 mars 2016
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Après cette journée du 9 mars, une chose est sûre. C’est le moment d’y aller, la construction de ce mouvement qu’on attend depuis plusieurs années est possible !

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu une telle mobilisation : 10 à 15 000 manifestants à Rouen, 9000 au Havre, 2000 à Dieppe, 1000 à Evreux. Autant de chiffres que nous n’avions pas vu depuis 2010, et très proche de la première journée de mobilisation contre le CPE. Les jeunes et les étudiants étaient bien présents dans les manifestations, mais la très grosse présence de salariés de tous les secteurs professionnels est révélatrice de la colère. Après plusieurs années d’attaques contre nos acquis, la destruction du code du travail ne passe pas. Les salariés et les jeunes ont compris qu’ils seront totalement démunis contre leurs patrons si la réforme passe. Et les attaques sur la fonction publique suivront juste après !
Cette journée a clairement montré les possibilités de construire une grève d’ampleur du public, du privé, des jeunes, des retraités qui imposera le rapport de forces nécessaire pour faire reculer le gouvernement dès qu’elle sera reconduite.
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Possibilité de travailler 46 h par semaine au lieu de 44, et 60 dans certains cas.
Des contrats partiels de moins de 24h
Des licenciements facilités et des plans sociaux possibles même sans difficultés économiques.
Des apprentis qui pourront travailler 10h par jour.

Si la loi El Khomri passe, destruction de tous les statuts de la fonction publique suivra.

Le gouvernement continue à défendre les seuls intérêts du MEDEF. Au final, c’est la précarité et des journées épuisantes pour tous les salariés et principalement pour les jeunes qui n’auront que cette perspective.
La colère monte parce que les jeunes et les salariés n’acceptent pas cette attaque supplémentaire d’un gouvernement qui maltraite le code du travail pour permettre aux actionnaires d’augmenter encore leurs profits. Quelle couleuvre doit-on à nouveau avaler après la casse des services publics, les pertes de pouvoir d’achat, les attaques sur la sécurité sociale et contre les retraites, l’austérité et les moyens en berne dans l’éducation, les hôpitaux...?

N’attendons plus. Ne nous laissons pas faire !

Le 9 mars, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes, les jeunes seront nombreux dans la rue et les appels à la grève (hospitaliers, dockers de Rouen et du Havre, Renault Cléon et Sandouville, territoriaux, Legrand, Vallourec, Energie etc...) se multiplient. Jeunes et travailleurs ont compris que le report au 24 mars n’est pas un recul, mais une stratégie pour nous endormir
La CGT éduc’action de l’académie de Rouen appelle les personnels de l’Education Nationale à être en grève ce jour là. Nous ne voulons pas de la loi El Khomri et refusons de laisser faire un gouvernement qui s’en prend à tous les secteurs. Un véritable mouvement tous ensemble est nécessaire pour faire reculer le gouvernement. Et une fois ce recul obtenu, ce sera la porte ouverte pour obtenir de véritables victoires sur nos propres revendications : retrait de la réforme du collège, baisse drastique du nombre d’élèves par classe, maintien et réouvertures de filières professionnelles en LP, retrait de la réforme des rythmes scolaires, augmentation des salaires....


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Brèves

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.