L’Education, la Mairie du Havre n’en fait pas une priorité !

samedi 12 mars 2016
par  François-Xavier Durand
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  • Télécharger le tract unitaire (CGT Educ’action, CGT Territoriaux du Havre, CFDT Mairie du Havre, SNUipp)


Depuis plusieurs années, les personnels territoriaux des écoles du Havre ne sont plus une priorité pour la mairie, et ce choix, en plus de dégrader les conditions de travail de tous les personnels, impacte la scolarité des enfants.

En maternelle, les ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles) tiennent un rôle indispensable au côté des enseignant-es. Sans elle, les conditions d’apprentissage et de sécurité pour les élèves ne sont pas réunies. Mais il n’y a pas que les ATSEM, les agents d’entretien œuvrent aussi pour le bien-être des enfants en nettoyant les locaux ainsi que les personnels de cuisine (cuisinier-ère et aide de cantine) qui préparent les repas dans les écoles.

Or, le nombre d’agents techniques de la ville du Havre n’a cessé de baisser entre 2000 et 2011. Malgré une légère hausse depuis 2012, la mairie ne comble pas les manques. Les personnels absents sont rarement remplacés (lorsque les arrêts sont de quelques jours), faute d’un recrutement à la hauteur des besoins. Dans de nombreuses écoles maternelles de la ville, les journées « sans ATSEM » se multiplient. Si cela complique le travail des enseignant-es, les conséquences sur les personnels de la ville à qui on demande de faire le travail de leur collègue absent, sont importantes. Les ATSEM et les agents d’entretien n’ont donc pas la possibilité de faire leur travail correctement, on leur demande de faire « comme ils peuvent ». C’est vécu comme une injustice et un mépris de leur travail et cela place les personnels de la mairie en situation de souffrance au travail. La hausse du nombre d’agent à temps partiel et le nombre moyen de jours d’absence des personnels attestent de cette souffrance.

Par voie de conséquence, le mépris rejaillit sur les élèves qui sont accueillis dans des locaux moins bien entretenus que si le personnel était en nombre suffisant.

Mais ces situations pourraient être aplanies si la mairie du Havre mettait de réels moyens dans l’éducation. Une véritable politique tournée vers la qualité de l’accueil des élèves avec des personnels en nombre suffisant est nécessaire.

A titre d’exemple, pour une école maternelle de 6 classes, la mairie d’Elbeuf prévoit 6 ATSEM et à temps plein auprès des élèves, celle de Rouen prévoit 5 ATSEM alors qu’au Havre, les élèves (quelq que soient les effectifs des classes) doivent se partager 3 ATSEM !

Il n’existe pas au Havre de service de remplaçants titulaires. Les remplaçants des ATSEM sont des agents contractuels, dont les contrats sont précaires.


Les syndicats des territoriaux du Havre (CGT et CFDT) et les syndicats enseignants (CGT Educ’action et SNUipp) revendiquent :
  • une hausse du nombre d’agents dans les écoles
  • le remplacement des agents en congés maladie et la création d’un service spécifique d’agents remplaçants titulaires
  • des compléments de service pour tous les agents à temps partiels


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.