La confédération CGT doit discuter de la stratégie des luttes !

mercredi 23 mars 2016
par  Luc De Chivré
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L’assemblée générale CGT éduc’action de Rouen a discuté le 4 mars des textes du 51° congrès, et voté les amendements sur le document d’orientation. Il est impossible en quelques lignes de faire un bilan exhaustif de la quarantaine d’amendements adoptés à cette occasion, mais le nombre important d’amendements montre les divergences entre notre approche du syndicalisme et de la lutte, et celle de la confédération.
Le rappel des luttes est présent dans le rapport d’activités soumis au vote, mais ce n’est qu’une juxtaposition de dates, sans qu’aucun bilan de la stratégie de la confédération des journées de lutte espacées et à répétition ne soit tiré. Ca aurait pourtant dû être un point majeur du texte parce que c’est le point principal de notre activité ! La question centrale reste donc en suspens : la stratégie confédérale des trois dernières années a-t-elle permis de créer et de faire avancer le rapport de force nécessaire pour faire reculer le gouvernement ? Notre réponse est sans appel : NON !
L’AG s’est prononcée contre le projet de rapport d’activité et notre déléguée Leïla portera ce vote pour nos deux SDEN .
Il faut être capable de faire un bilan critique de nos actions pour changer d’orientation, ce que ne fait pas la confédération dans le projet de texte. Et ne pas faire le bilan évite de se poser la question d’un changement de stratégie. Le texte d’orientation ne fait que peu référence aux luttes, et pas du tout à la question de construire un mouvement de grève d’ampleur capable de mettre fin aux attaques dictées par les capitalistes. Le mot « reconduction » n’apparaît pas. L’AG du 4 mars a voté plusieurs amendements allant dans le sens d’une CGT combative, et d’une direction confédérale qui prend ses responsabilités en discutant avec les autres organisations syndicales des modalités d’actions et de grève, sans exclure d’appeler seule si l’unité syndicale n’est pas là. C’est là un autre point qui coince dans le texte d’orientation : celui du syndicalisme rassemblé. Le syndicalisme rassemblé est trop souvent une raison pour ne rien faire, ou pour abaisser la combativité des appels, dans une décision qui se limite à des discussions au niveau des directions syndicales. L’AG a fait le constat qu’il est souvent possible de faire des actions avec les syndiqués y compris des syndicats réformistes et les amendements votés vont dans le sens d’une CGT qui s’adresse aussi à la base de ces syndicats, qui peut se retrouver dans des appels combatifs. Au niveau international, le travail de la CGT dans le confédération européenne des syndicats (CES) n’est pas remis en question, et peu de critiques de la stratégie de la CES apparaissent, alors que la CGT devrait militer au sein de la CES pour qu’elle soit combative et qu’elle devienne un syndicat de lutte de classes.
En terme de vie syndicale, le texte d’orientation revient très souvent sur l’importance de la parole du syndiqué et sur le fait que les décisions lui reviennent. L’AG est évidemment tombée d’accord avec cette affirmation et le fait que les camarades exercent leur mandat sous le contrôle des adhérents de leur syndicat, mais a tenu aussi à préciser dans le texte le rôle de la direction confédérale d’impulser des appels nationaux qui permettent aux lutte de converger, et évite aux syndiqués ce chaque secteur de se retrouver isolés au moment de prendre des décisions.
Les débats du 51° congrès qui s’étaleront du 19 au 22 avril promettent donc d’être riches. Le développement espéré de la lutte contre la réforme du code du travail va placer la question de la stratégie des luttes et du syndicalisme rassemblé au cœur des débats. Espérons que nous aboutissions à un texte qui fait la part belle à la construction des luttes.


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Brèves

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.