TOUS EN GREVE ET EN MANIF LE 28 AVRIL !

Pour stopper la politique du gouvernement PS-MEDEF !
jeudi 5 mai 2016
par  Luc De Chivré
popularité : 3%

ROUEN : 10h30 Cours Clémenceau
EVREUX : 18h00 Bel Ebat
LE HAVRE : 10h30 CCI
DIEPPE :10h00 Gare
EU : 10h00 Gare d’eu
LILLEBONNE : 14h15 théâtre romain
FECAMP : 14h30 ancien hôpital

Depuis le 9 mars, des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes se sont mobilisés contre la loi El Khomri. Cette mobilisation s’est transformée en véritable mouvement contre le gouvernement PS-MEDEF.
Un gouvernement au service du patronat !
Plusieurs journées de mobilisation se sont succédées, et le mouvement de contestation « nuit debout » prend de l’ampleur. A chaque fois les médias et le gouvernement ont déclaré que la mobilisation s’essoufflait et tenté de dénigrer les actions et les discussions en AG qui se tiennent chaque soir dans plusieurs villes de France, comme à Paris, mais aussi à Rouen, tous les soirs à 18h00 place de l’hôtel de ville. Et la seule réponse du gouvernement est une répression policière violente contre tous ceux qui osent résister, et en particulier contre les jeunes, très mobilisés depuis le début.
Le gouvernement PS qui sert les intérêts des capitalistes ira jusqu’au bout sur la loi travail parce que leur but est de faire passer des lois toujours plus violentes dans les entreprises du privé, comme dans le secteur public et contre les chômeurs, les jeunes et les retraités, pour maintenir les profits des grands groupes du CAC 40. Les derniers mois le prouvent : pacte de responsabilité, loi Macron, austérité dans les services publics, licenciements de masse,….. La loi El Khomri veut maintenant garantir au patronat le droit à la surexploitation et marque un retour en arrière d’un siècle.
Si la loi travail passe, ce serait une catastrophe pour l’ensemble des salariés et pour tous les jeunes, soumis à la précarité à vie ! La fonction publique sera attaquée dans la foulée !
Le projet de loi déontologie a montré clairement les pistes qui seront suivies par le gouvernement : délai de carences en cas d’arrêt maladie, augmentation du temps de travail, sanctions accrues, droit de réserve et de dignité... avant de revenir sur les mesures les plus dures fin mars pour calmer le jeu. L’objectif dans le public et le privé est le même : revenir sur les conquis sociaux pour déréglementer au maximum et casser les emplois stables. Le mécanisme en jeu pour la réforme du collège, et les dernières réformes de l’éducation est le même : casser le cadre national en renforçant l’autonomie des établissements, des communes pour justifier les suppressions de postes qui suivent les réformes. Pour la seule Seine Maritime, la réforme du collège va se solder par une perte de 47 postes, avec 11 suppressions en allemand, 11 en technologie, et 9 en lettres classiques. C’est du jamais vu ! Nous ne pouvons laisser passer cette attaque contre le système éducatif, contre nos conditions de travail et les conditions d’apprentissage de nos élèves. Nous avons fait quatre journées de grève et de multiples actions contre la réforme du collège depuis mai 2015 et le ministère nous méprise toujours. Il faut qu’on passe à la vitesse supérieure !
Construisons tous ensemble une grève générale !
Seule une véritable grève générale peut balayer la loi Travail, et permettre à chaque secteur de réclamer son dû, de gagner sur ses propres revendications. Le premier objectif reste le retrait de la loi El Khomri, objectif partagé par des centaines de milliers de personnes.
A nous d’être aussi dans la rue, au côté des autres travailleurs et des jeunes, pour la satisfaction de nos propres revendications. C’est le moment d’y aller !
C’est avec ce mouvement de grève générale, avec ce mouvement de « Tous ensemble » que nous pouvons aussi obtenir le retrait de la réforme du collège, un véritable plan d’embauche dans l’éducation, la titularisation sans condition des contractuels, le retrait de la réforme des rythmes scolaires, de la réforme des lycées, la fin de la déréglementation des lycées pros. Les revendications non satisfaites ne manquent pas dans notre secteur. Les luttes dans l’éducation n’ont pas abouti depuis longtemps parce qu’il manquait justement ce mouvement « Tous ensemble » face à la dureté de ce gouvernement de combat.
Nous avons assez subi cette politique d’austérité dans les services publics ! Nous ne pouvons pas accepter cette précarité à vie pour nos élèves ! Il est temps que nous défendions nos intérêts par une lutte déterminée pour gagner une Éducation de qualité pour tous !
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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.