Dimanche, ils matraquent les parents, lundi ils arrêtent les enfants !

samedi 7 mai 2016
par  Luc De Chivré
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Le gouvernement sourd à la contestation sociale a fait le choix de la répression tous azimuts et de la provocation.
Jeudi 28 avril deux syndicalistes, dont un militant de la FERC CGT, ont été arrêtés alors qu’ils participaient à une action interprofessionnelle sur le port de Gennevilliers. Ils ont passé 24 heures en garde à vue et ont été libérés malgré la demande du procureur du maintien en détention jusqu’à leur procès prévu en octobre. Les accusations pesant sur notre camarade, sociologue et enseignant à Paris 8, sont sans fondement et sans rapport avec ses pratiques militantes.
Lors de la manifestation parisienne du 1er mai, le dispositif policier impressionnant est venu en permanence au contact avec la manifestation, finissant par couper en deux la tête de cortège et bloquant l’ensemble de la manifestation plus de 45 minutes, pendant lesquelles les manifestant-e-s ont subi charges et jets de gaz alors que rien ne le justifiait. Exaspérés mais calmes et déterminés ceux-ci ont fini par rejoindre une place de la Nation totalement bloquée et quadrillée par la police, les CRS, les gardes mobiles...
Lundi matin 47 lycéen-ne-s des Hauts de Seine étaient convoqués par la Sûreté territoriale de Nanterre : les 13 qui se sont présentés ont été placés en garde à vue pour leur participation aux mobilisations du mois d’avril, ils y étaient toujours dans la soirée.
A l’université de Tolbiac, devant les lycées mobilisés, à Rennes, place de la République les jeunes se font déloger, matraquer, arrêter.
Parce qu’il reste sourd à l’opinion et aux organisations syndicales, parce qu’il est le donneur d’ordre des forces de police, le gouvernement porte la responsabilité des violences, il laisse faire des casseurs en les laissant accéder aux cortèges, provoque les manifestant-e-s en laissant en permanence des forces de l’ordre au contact des cortèges, puis réprime aveuglément. Tous ces faits sont le signe de la volonté politique de décrédibiliser le mouvement de lutte contre le projet de loi travail, de diviser la population, de faire peur à celles et ceux qui seraient tentés de rejoindre les manifestations.
Nous ne céderons pas à l’intimidation et aux provocations.
Nous revendiquons le droit de manifester, de nous réunir, de nous opposer à un projet de loi qui mettrait à mal les garanties collectives des travailleurs-euses, anéantirait la hiérarchie des normes et dégraderait encore les conditions de travail de toutes et tous. La mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier pour obliger le gouvernement à entendre notre colère et nos revendications, alors que devant la peur de l’absence d’une majorité sur son texte, il menace déjà de recourir au 49-3 !
La FERC CGT appelle les personnels de l’Education, de la Recherche et de la Culture à poursuivre et à amplifier leur intervention, à débattre des formes d’action à mettre en œuvre pour l’annulation des poursuites à l’encontre des manifestant-e-s et pour que le débat parlementaire aboutisse au retrait de cette Loi et à l’ouverture de négociations réelles pour un code du travail qui protège les salarié-e-s.


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Brèves

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.

La loi travail se met en place, les attaques aussi !

mercredi 8 février

La loi travail organise aussi la régression de la médecine du travail et la visite médicale d’embauche, la visite tous les deux ans, la visite tous les 6 mois pour les travailleurs de nuit sont supprimées sauf si votre poste est classé à risques.
De plus, la loi crée la possibilité d’inscrire au règlement intérieur de l’entreprise le devoir de neutralité, ce qui peut va viser l’engagement syndical. Et tout ça vient s’ajouter à l’inversion de la hiérarchie des normes, au référendum qui vise à monter les salariés contre les syndicats, au passage de 350 à 200 branches, au licenciement possible du salarié qui refuse de se plier à un nouvel accord sans bénéficier du CSP pendant un an (75% du salaire brut), à l’aménagement du temps de travail sur 3 ans...

Encore des suppressions de postes administratifs !

samedi 14 janvier

3, c’est le nombre de suppressions de postes d’administratifs prévue dans l’académie. C’est inadmissile et ça fait suite à d’autres suppressions antérieures. Quand la CGT éduc’action condamne cette saignée, le Ministère répond que l’académie de Rouen est surdotée. En clair, si on en croit le Ministère, les administratifs de Rouen ne sont pas assez occupés et doivent sans doute multiplier les pauses café pour ne pas s’ennuyer. Pas sûr que Mme Vallaud Belkacem ait le cran de venir le leur dire de vive voix. Une chose est sûre, elle n’a pas dû souvent mettre les pieds dans des secrétariats d’établissement ou dans les services académiques où elle aurait pu constater tout le travail abattu par les personnels.

La CGT est le premier syndicat de la région Normandie !

lundi 19 décembre 2016

Avec 49,25 % DES VOIX LA CGT EST LA PREMIERE ORGANISATION SYNDICALE
DE LA NOUVELLE REGION NORMANDIE. Elle obtient 20 sièges sur les 43 à pourvoir. C’est la grande gagnante de ces premières élections professionnelles et montre une confiance porteuse d’espoir et de signaux forts. Ces résultats confortent les revendications portées par toute la CGT. Cette nette manifestation du vote CGT, c’est aussi l’affirmation renforcée du refus des reculs sociaux qu’ils soient nationaux ou régionaux. Tous les résultats

Chiffres du chômage en juillet 2015 : toutes les raisons de changer de politique

jeudi 27 août 2015

La période d’été est toujours propice aux réflexions, aux débats et à l’approfondissement des politiques. Le MEDEF peut dormir sur ses deux oreilles car Manuel Valls a annoncé, à la veille des universités d’été du PS et du MEDEF, vouloir poursuivre ses réformes, et maintenir l’ampleur du soutien aux entreprises à travers le pacte de responsabilité.
Cette politique menée depuis des années a montré son inefficacité, notamment concernant le chômage. Depuis 2012, ce sont 630 000 demandeurs d’emploi supplémentaires qui sont venus grandir les rangs de Pôle emploi.

Lire la suite sur le site de la Confédération CGT