Mépris, provocations, violence : c’est la réponse du gouvernement au mouvement social !

communiqué de la FERC CGT
jeudi 12 mai 2016
par  Luc De Chivré
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Aujourd’hui, comme nous le faisons depuis plusieurs semaines, nous avons organisé un cortège pour les militant-e-s de notre fédération : camionnette, ballons et drapeaux. Bien avant le point d’arrivée de la manifestation le cortège a été bloqué par les forces de l’ordre qui ont fermé la place de Vauban et utilisé les gaz lacrymogènes
Bloqués nous avons décidé, en coordination avec l’URIF, organisateur de la manifestation, de ranger le matériel, sortir notre camionnette et dissoudre notre cortège. Nous avons donc emprunté l’allée de la place du Président Mithouard avec l’autorisation des forces de l’ordre.
Un groupe des forces mobiles nous a ensuite stoppé au bout de cette rue. Après un contrôle du véhicule pour une vérification (sic !), ils l’ont laissé passer mais ont bloqué l’essentiel des manifestants qui rentraient pacifiquement et le véhicule de l’UD 78
Nous avons demandé à ce que les militants puissent passer et quitter la nasse policière en place. Comme seule réponse nous avons été repoussés violemment et gazés. La co secrétaire générale de la FERC sup a dû être prise en charge pour des premiers soins, de nombreux responsables de la fédération ont reçu ensuite à leur tour de fortes doses de gaz à bout portant.
Cet incident est emblématique de la violence et de la répression qui s’abat aujourd’hui sur les militant-e-s et les manifestant-e-s.
Après le déni de démocratie que constitue le 49.3 en l’absence de majorité, Le gouvernement perd son sang-froid.
Il a décidé de mépriser les salarié-e-s et leurs revendications, de répondre à leur mobilisation par la violence du 49.3 et celle d’une police qui a pour ordre d’empêcher la tenue normale des manifestations ! Après les incidents graves et inédits qui ont émaillés nos cortèges le 1er mai, le gouvernement a opté à nouveau pour une stratégie de la tension et de l’affrontement.
Ne les laissons pas faire ! Mardi 17 et jeudi 19 mai, faisons grève et manifestons pour la défense de nos droits. Le droit de nous opposer à un projet de loi qui met à mal les garanties collectives des travailleurs-euses, casse la hiérarchie des normes et va dégrader encore les conditions de travail de toutes et tous. Le droit de manifester librement sans se faire taper, gazer, menacer !
Fort du soutien d’une très grande majorité de français opposés à la loi travail, mobilisons-nous toutes et tous pour porter nos revendications :

  • Retrait de la loi travail. Pour un code du travail réellement protecteur
  • Moins de travail pour toutes et tous et du travail pour tout le monde : baisse du temps de travail.
  • Redistribution des richesses : augmentation immédiate des salaires.
  • Résorption de la précarité : titularisation des précaires du service public, CDI pour les salarié-e-s du privé.
  • Respect des droits syndicaux.

Montreuil, le 12 mai 2016


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Brèves

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lire la déclaration pour la CAPA des certifiés du 17 mars 2017
Lire la déclaration pour la CAPD 76 du 23 Mars 2017
Lire la déclaration pour le CTA du 24 Mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.

La loi travail se met en place, les attaques aussi !

mercredi 8 février

La loi travail organise aussi la régression de la médecine du travail et la visite médicale d’embauche, la visite tous les deux ans, la visite tous les 6 mois pour les travailleurs de nuit sont supprimées sauf si votre poste est classé à risques.
De plus, la loi crée la possibilité d’inscrire au règlement intérieur de l’entreprise le devoir de neutralité, ce qui peut va viser l’engagement syndical. Et tout ça vient s’ajouter à l’inversion de la hiérarchie des normes, au référendum qui vise à monter les salariés contre les syndicats, au passage de 350 à 200 branches, au licenciement possible du salarié qui refuse de se plier à un nouvel accord sans bénéficier du CSP pendant un an (75% du salaire brut), à l’aménagement du temps de travail sur 3 ans...

Encore des suppressions de postes administratifs !

samedi 14 janvier

3, c’est le nombre de suppressions de postes d’administratifs prévue dans l’académie. C’est inadmissile et ça fait suite à d’autres suppressions antérieures. Quand la CGT éduc’action condamne cette saignée, le Ministère répond que l’académie de Rouen est surdotée. En clair, si on en croit le Ministère, les administratifs de Rouen ne sont pas assez occupés et doivent sans doute multiplier les pauses café pour ne pas s’ennuyer. Pas sûr que Mme Vallaud Belkacem ait le cran de venir le leur dire de vive voix. Une chose est sûre, elle n’a pas dû souvent mettre les pieds dans des secrétariats d’établissement ou dans les services académiques où elle aurait pu constater tout le travail abattu par les personnels.

La CGT est le premier syndicat de la région Normandie !

lundi 19 décembre 2016

Avec 49,25 % DES VOIX LA CGT EST LA PREMIERE ORGANISATION SYNDICALE
DE LA NOUVELLE REGION NORMANDIE. Elle obtient 20 sièges sur les 43 à pourvoir. C’est la grande gagnante de ces premières élections professionnelles et montre une confiance porteuse d’espoir et de signaux forts. Ces résultats confortent les revendications portées par toute la CGT. Cette nette manifestation du vote CGT, c’est aussi l’affirmation renforcée du refus des reculs sociaux qu’ils soient nationaux ou régionaux. Tous les résultats