Bac pro 3 ans : et si pour une fois encore la CGT Educ’action avait raison ?

lundi 6 juin 2016
par  Luc De Chivré
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En 2009, lors de la généralisation du bac professionnel en 3 années au lieu de la version 2 ans de BEP et 2 ans de bac professionnel, la CGT avait mis en garde les enseignants, inspecteurs et rectorat qui le préconisaient de la difficulté des jeunes qui s’orientait vers ces voies et que sans baisse du niveau d’exigence la difficulté serait encore plus grande.
Cà y est le cap est franchi cette année pour plusieurs bacs professionnels qui ont vu leur référentiels refondés ainsi que les tableaux permettant l’obtention des diplômes et les modalités de leur passage.
Il n’y aura plus de contrôle en cours de formation (CCF) en classe de seconde professionnelle qui deviendra une classe de formation et de détermination de l’orientation de l’élève mais pas dans le même sens qu’en seconde générale et technologique, dans cette seconde professionnelle les élèves pourront se réorienter dans une autre voie professionnelle en première avec de l’accompagnement personnalisé (très personnalisé pour eux) et pour dire surtout que la voie subie à départ n’était pas la bonne mais que l’autre il est sur que c’est la bonne. Bien sur le tout sans le pénaliser en vue de son examen, parce qu’il n’a pas passé de CCF.
Pour les Périodes de Formation en Milieu Professionnel, il est fortement recommandé d’utiliser une des 22 semaines pour apprendre à nos élèves à faire une recherche efficace de PFMP, de les guider et si peine perdue de leur trouver leur PFMP. Les élèves que nous accueillons en bac professionnel sont plus jeunes donc moins mobiles, faute de permis de conduire (les anciens élèves de bac professionnel avait en moyenne 18 ans donc parfois la possibilité d’avoir le permis de conduire et un véhicule) et parfois même n’ont même pas de scooters. Les PFMP ne sont donc pas orientées de façon pédagogique mais matérielle, c’est-à-dire au plus proche du domicile ou du lycée pour avoir un accès facile. De plus, les entreprises ne peuvent pas faire réaliser des taches certificatives aux élèves car ils sont mineurs (non responsables de leurs actes) même avec une assurance et une dérogation.
Par conséquent, dans les référentiels des nouveaux bacs professionnels et des Certifications intermédiaires qui y sont adjoints, les corps d’inspections et branches professionnelles représentées ont pris ces contraintes en compte pour leur rédaction et le tableau de certifications. Pour faire la revue de détails de ces nouveaux référentiels, je m’appuierai sur celui du bac pro ELEEC qui devient bac pro MELEC
Pour revenir sur les PFMP, ces périodes ne seront plus certificatives, elles ne seront plus jugées en vu de l’examen comme avant avec un oral et une étude de cas écrite à préparer (coeff 6 dans l’ancien référentiel) mais elles pourront servir à valider des compétences en vu du futur contrôle en cours de formation (CCF) pour valider des taches professionnelles. Donc le nombre de semaines peut être mis à 21 si le lycée fait un travail de préparation en classe de seconde pour les PFMP et il n’y a plus que les attestations qui seront exigées au jury d’examen (ce qui est fait pendant la PFMP et du ressort de l’enseignant de spécialité s’il veut l’utiliser ou pas dans sa valorisation des compétences).
En remplacement de cette unité, les enseignants de spécialité ont une tache de plus à juger la réalisation d’un ouvrage. Il est vrai que dans l’ancien référentiel c’était un pré requis du BEP (vu qu’il n’y a plus de BEP) il faut que les bacheliers sachent réaliser un ouvrage avant d’aller sur le marché du travail et que les enseignants le certifient par l’obtention du diplôme. U31 réalisation d’un ouvrage porte le même numéro d’épreuve que l’ancienne épreuve de certification des PFMP par contre le coefficient est tout autre il passe de 6 à 4 donc il était plus important de bien faire en entreprise que de savoir réaliser un ouvrage pour être un bon ouvrier.
De plus, les autres épreuves ne changent pas en pratique, il y a toujours U32 mise en service d’un ouvrage et U33 maintenance d’un ouvrage. Par contre, l’U34 reparamétrage et reconfiguration d’un ouvrage épreuve où les élèves étaient en difficulté car elle demandait de la concentration sur 3 heures disparait complètement.
Ensuite, l’épreuve U2 Etude d’un ouvrage (seule épreuve sur table qui balaie tous les programmes sur les 3 années) qui permettait de garder un semblant de nationalisation du diplôme passe en CCF et s’appelle maintenant préparation d’une tache en vu de livrer un ouvrage.
Pour continuer dans le sens voulu par cette refondation, l’examen en CCF est revu. Maintenant au lieu de faire passer un TP qui s’appuie sur des compétences vues durant l’année, les professeurs d’enseignement professionnel devront s’appuyer sur un livret de compétences (si possible numérique) où ils valideront les compétences dans trois des 5 domaines de l’électricité (bâtiment industriel obligatoire plus un des 3 autres selon le bassin d’emploi). Donc employabilité de l’élève dans son bassin d’emploi mais plus sur la France entière. Et le livret de compétences qui comme dit l’inspecteur est la preuve que vous avez bien suivi l’élève pendant ces PFMP (grace aux porte folio qui valident les compétences) et que vous avez tout fait pour que l’élève est ces compétences validées avant le CCF qui n’est autre qu’un entretien pour lui montrer qu’il a validé et bien compris ces compétences en question pour chaque tache.
Les modalités sont un entretien tous les 6 mois soit pour réorienter l’élève soit pour le remobiliser et mettre en place de la remédiation (TP adaptés) soit valider la tache vue.
Enfin, le plus admirable dans tous ces changements est que tous les coefficients confondus des épreuves professionnelles arrivent à 14 alors que les épreuves d’enseignement général ont un coefficient de 12 donc un professionnel qui recrute un ouvrier avec un bac professionnel devra vérifier s’il est bon en professionnel ou en enseignement général et le nombre de compétences pour obtenir son bac professionnel passe de 29 à 15 pour le bac professionnel et de 24 à 9 pour la certification intermédiaire.
La CGT l’avait annoncé en 2009 lors de la généralisation du bac pro 3 ans pendant le mandat de M Sarkozy et cela s’est réalisé en 2016 pendant le mandat de M Hollande. Bienvenue aux nouveaux travailleurs français.


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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
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4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED