Déclaration de la CGT éduc’action au Comité technique académique du 21 juin 2016

mardi 21 juin 2016
par  Luc De Chivré
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Il nous est impossible de commencer cette déclaration sans dénoncer le déferlement de déclarations inacceptables du gouvernement à l’encontre de notre confédération. A entendre M.Valls et M.Hollande que relaient allègrement les grands médias, nous aurions pris en otage les Français avant de prendre en otage l’euro de foot, et nous serions devenus des voyous qui soutiennent les casseurs, voire agissent avec eux. Le gouvernement méprise par ces déclarations toutes les autres organisations syndicales et de jeunesse qui ont appelé à des grèves et des manifestations contre la loi travail, et surtout le million de personnes qui a défilé dans les rues le 14 juin et fait grève depuis trois mois pacifiquement. A y bien réfléchir, c’est bien plus le gouvernement qui « bloque » et dégrade l’image de la France, en décidant au soir du 10 mai de passer en force une loi rejetée par la majorité des français et par l’assemblée nationale, que les salariés qui ont le droit d’être en grève et de manifester. Ce même gouvernement menace maintenant d’interdire des manifestations, profitant des violences hors manifestations, qu’il a été incapable de maîtriser alors que c’était de sa responsabilité. Mais c’est sans doute plus simple de bafouer des droits que de retirer une loi alors même que 60% de la population souhaite son retrait !
Nous demandons toujours le retrait de la loi travail, et estimons nécessaire d’être en grève et dans les manifestations les 23 et 28 juin aux côtés des autres salariés. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’une période d’examen et estimons le gouvernement responsable de cette situation. Nous ne tenons pas à pénaliser les jeunes et futurs salariés qui ont des épreuves à passer et il est possible de concilier le droit de grève de tous les personnels et le bon déroulement de cette période. C’est au rectorat de garantir à tous les personnels le droit de grève.
Concernant l’éducation nationale, plusieurs points nous ont alertés durant cette période.
Tout d’abord, le ministère a communiqué à grand renfort de publicité sur la « soi-disant » revalorisation des rémunérations des personnels enseignants, d’éducation et psychologues. Si ces annonces peuvent paraître intéressantes, la réalité est tout autre. Après avoir étudié plusieurs cas, la revalorisation sur une durée de carrière de 40 ans est quasi inexistante (4,27% au maximum), et peut même s’avérer négative pour certains. Ce n’est sans doute pas ce que répondrait Mme la Ministre qui évoquera tout de suite la fabuleuse classe exceptionnelle, en ne disant pas qu’elle ne concernera que 10% des personnels. C’est finalement un renforcement d’un avancement au mérite que nous combattons parce qu’il accentue les inégalités entre personnels, et qui s’appuiera sans aucun doute sur les quatre rendez-vous de carrière avec des entretiens individuels qui ne devraient pas exister.
Nous nous opposons également à la décision de sortir l’ensemble des Lycées et Lycées Professionnels de l’Education Prioritaire, contre les promesses qui avaient été faites l’an dernier. Nous estimons également qu’exclure de l’éducation prioritaire des établissements placés en zone urbaine difficile, accueillant des publics sensibles comme le font fréquemment les Lycées Professionnels, est facteur d’injustice. Tout ceci contribue encore à l’exclusion des populations en difficultés sociales. Les fermetures annoncées des collèges Pablo Néruda à Evreux, en REP+, Pierre Mendès France à Val de Reuil, en REP, témoignent de cet abandon des zones sensibles par les pouvoirs publics. Cette décision relève bien du conseil départemental de l’Eure et nous demandons au rectorat de s’y opposer tout comme pour le collège Jacques Daviel à La Barre-en-Ouche.
Enfin, nous aurions aussi aimé ne pas avoir à revenir sur la situation du collège Branly au Grand Quevilly qui n’a toujours pas retrouvé sa sérénité. Nous regrettons vivement la décision prise par l’ancienne Principale du collège Branly de Grand Quevilly de porter plainte contre trois collègues de l’établissement que nous soutenons face à cette accusation inadmissible. Cette plainte est un véritable obstacle pour qu’un climat serein soit restauré dans cet établissement.
En attendant de connaître l’évolution de la situation, nous appelons d’ores et déjà à un rassemblement de soutien aux grévistes de Branly le 1° juillet devant le Palais de justice de Rouen, à l’occasion de l’audience au tribunal correctionnel, et déposons un préavis de grève pour une grève ce même jour.

A propos de la santé et des conditions de travail des personnels, nous sommes contraints de dénoncer à nouveau la non-application par le rectorat de la réglementation sur les prérogatives des CHSCT, et notamment celui de Seine-Maritime où nous siégeons : refus des enquêtes réglementaires, absence de règlement intérieur, délais de transmission des documents non-respectés. A cela s’ajoute maintenant la censure. La DSDEN de Seine-Martime a tout bonnement refusé d’évoquer le conflit au collège Branly lors du CHSCTD du 9 juin, mais également les situations de violence du climat scolaire au lycée Lavoisier et à l’EREA Françoise Dolto. Après cela, il ne faut pas s’étonner que ça explose dans plusieurs établissements scolaires. Les personnels doivent en tirer les conséquences qui s’imposent pour défendre leur santé : ce n’est que grâce à leurs luttes qu’ils pourront défendre leurs droits et en conquérir de nouveaux.



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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !