Sécurité dans les écoles : Vigilance oui, mais ni psychose ni astreinte..

samedi 3 septembre 2016
par  François-Xavier Durand
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Pour la CGT Educ’action 76, s’il est important d’assurer la sécurité des élèves dans l’enceinte de l’école sur le temps scolaire, la demande de fournir 3 numéros de portable personnel de collègues (dont le directeur) pour être averti d’un danger ou risque d’attentat ne peut nous satisfaire. Pour la CGT Educ’action 76, il ne peut y avoir confusion entre vie privée et vie professionnelle. Alors qu’on demande aux collègues d’utiliser leur boite académique, il ne peut y avoir d’exigence quant à fournir un numéro de téléphone portable personnel.

Pour la CGT Educ’action 76, cela pose plusieurs problèmes :

  • Les collègues ne disposent pas tous de téléphone portable. L’administration doit le cas échéant fournir des téléphones portables en limitant bien évidemment l’usage aux temps scolaires pour que cela ne dérive pas à une astreinte sans limite. Cela ne résout d’ailleurs en rien la réactivité puisque celui-ci ne peut être constamment lu pendant les temps d’enseignement.
  • le téléphone personnel est par définition privé et familial, qui plus est parfois sur liste rouge ; il est possible de le confier à d’autres membres de la famille et par conséquent, les collègues ne peuvent pas être joint sur leur portable ; d’ailleurs la messagerie ni le mode de réponse ne sont donc censés être « professionnels » ce qui pose des limites évidentes à son utilisation dans le cadre souhaité par la Division de la Prospective et de la Performance.
  • En situation de travail ou dans les transports, le téléphone peut être presque toujours sur le mode silencieux, au fond d’un cartable : il ne peut donc être considéré comme un moyen fiable, rapide, pour contacter les collègues.
  • il ne paraît pas d’une grande logique que l’administration exige l’utilisation de la messagerie professionnelle (et non un mél personnel), organisant ainsi la confusion entre nos communications téléphoniques privées et professionnelles.
  • enfin, se pose la question de la responsabilité des collègues en cas de non lecture du message d’alerte dans les temps ? Il n’est pas possible de faire porter aux collègues une telle responsabilité.

Quant aux coups de fil de « la gendarmerie » le matin de la rentrée dans certaines écoles pour savoir si tout s’était bien passé, ça devient pénible ! L’appel venant d’un numéro de portable, rien n’authentifie que ce soit effectivement la gendarmerie... Faut il encore vérifier l’identité en appelant le poste ?

La CGT Educ’action 76 interpelle la DASEN sur ces procédures afin d’éviter toute confusion entre vie privée et vie professionnelle et obtenir des garanties qu’en aucun cas la responsabilité des collègues ne peut être engagée pour défaut de fournir un téléphone personnel ou pour non lecture du message d’alerte dans les temps.

La CGT Educ’action 76 appelle à ne pas donner de coordonnées personnelles. Elle soutiendra et défendra les collègues qui refuseront de fournir leur coordonnées ou celles et ceux dont la responsabilité pourraient être engagée contre eux.


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED